Emotion, mon amie… Je te comprends

Emotion, mon amie… Je te comprends

 

 

L’émotion fonctionne comme un baromètre de notre équilibre par rapport à notre environnement, elle nous informe sur nos besoins et nous indique des pistes pour les satisfaire.

Les émotions comme la peur, la colère ou la tristesse nous signalent que nos besoins sont insatisfaits ; les émotions telles que la joie, le contentement nous indiquent que nos besoins sont satisfaits. Ainsi n’y a-t-il pas de « bonne » ou de « mauvaise » émotion, toutes les émotions sont potentiellement utiles grâce aux messages qu’elles nous délivrent sur nos besoins.

Nos besoins fondamentaux 

Plusieurs chercheurs d’horizons différents se sont intéressés aux  besoins. Abraham Maslow, psychologue américain, décrit, en 1954, cinq grandes catégories de besoins représentées de manière hiérarchisée dans une pyramide qui l’a rendu célèbre. Max-Neef[i], économiste chilien, établit, en 1986, une grille de neuf besoins en connexion les uns avec les autres : la subsistance, la protection, l’affection, la compréhension, la participation, du temps pour soi, la créativité, l’identité et la liberté.

Retenons que les besoins humains physiologiques et psychologiques sont universels, ne sont ni bons, ni mauvais par nature et sont des paramètres indispensables à notre équilibre et à notre bien-être.

Comment reconnaître nos besoins à satisfaire ?

En distinguant bien :

  • le déclencheur de l’émotion – par exemple la remarque du copain, le commentaire du professeur ou du collègue
  • et le besoin insatisfait– par exemple le besoin d’estime, de sécurité, de reconnaissance…

En recherchant et comprenant le besoin, c’est-à-dire la cause interne de l’apparition de l’émotion, sans focaliser toute notre attention sur le déclencheur de l’émotion, comme nous le faisons souvent naturellement.

Prendre soin de nos besoins 

Dans la grille de Manfred Max-Neef, les besoins sont envisagés comme interactifs et pouvant être satisfaits sur quatre modes existentiels, celui de l’avoir, du faire, de l’être et de l’interagir.

Si les besoins humains sont universels et limités, les moyens que nous pouvons mettre en place pour les satisfaire sont dépendants de notre contexte culturel, social, familial et illimités en nombre.

Laissons donc notre créativité s’exprimer librement pour choisir les moyens les plus efficaces ou les plus accessibles et privilégions des moyens qui sont sous notre contrôle.

Souvenez-vous maintenant d’une émotion désagréable que vous ressentez régulièrement et prenez le temps de répondre sincèrement et par écrit à ces questions :

Quels événements ou quelles situations déclenchent cette émotion que vous connaissez bien ?

Quels besoins à satisfaire pouvez-vous découvrir, derrière cette émotion ?

Ces besoins sont-ils légitimes ?

Quels sont parmi ces besoins ceux dont vous avez pris soin ?

Quels sont ceux que vous avez négligés ?

Comment pouvez-vous prendre soin de ces besoins maintenant ?

Quels sont les moyens qui dépendent de vous plutôt que des autres ou de l’environnement ?

Si le moyen que vous désirez est inaccessible, quel autre moyen accessible pouvez-vous utiliser ?

A bientôt pour découvrir comment exprimer vos émotions et écouter celles d’autrui, avec délicatesse et pertinence !

[i] M. Max-Neef,, A. Elizalde et M. Hopenhayn, Desarrollo a escala humana : Una opcion para el futuro, 1986

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