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Rendez-vous avec l’artiste que vous êtes

Rendez-vous avec l’artiste que vous êtes

En vous laissant surprendre, puis en étant libre de tout penser, vous avez ouvert en vous un espace de créativité personnelle. Maintenant allez à la rencontre de votre artiste intérieur, avec confiance et humilité, pour simplement rendre votre vie plus créative.

Voici deux modalités exigeantes et simples pour développer votre créativité :

  • Donnez-vous un temps hebdomadaire pour emplir votre réservoir artistique.
  • Entretenez une pensée divergente.

 

Chaque semaine dans votre agenda notez un rendez-vous de 2 heures avec vous-même, pour nourrir votre conscience créative ! [i]

L’art fait appel à l’expérience sensorielle. Alors, durant ce moment de pause dédié à ‘votre’ artiste – en campagne ou à la ville, lors d’une activité spécifique ou au cours d’une action routinière quotidienne –  remplissez-vous d’images, de sons, de parfums contenus dans les détails de votre observation attentive :

  • si vous choisissez une promenade dans la campagne, remarquez et mémorisez la rugosité, le relief, la couleur de l’écorce d’un arbre ou la lumière irisée d’un coucher de soleil au-dessus d’un toit de chaume et la douce chaleur des derniers rayons sur votre visage ;
  • en ville, si vous décidez de découvrir un nouvel itinéraire, prêtez attention aux murs des bâtiments inconnus que vous longez – couleur, matériau, inscriptions, tags – aux bruits qui se mélangent dans la rue – moteurs de véhicules, conversations, jingles publicitaires …

Pour remplir votre puits intérieur, vivez l’étonnement, vivez la magie, vivez le mystère.

 

Développez une pensée imaginative, souple, originale[ii]

  • Multipliez les idées. Au moment d’agir, listez toutes les actions ‘possibles’ même les plus extravagantes et les plus irréalistes. Par exemple pour un projet de vacances, amusez-vous à prendre une carte du monde et à noter les pays ou lieux que vous aimeriez découvrir, répertoriez toutes les formes d’hébergement possibles – de la yourte à l’hôtel…- les moyens de transport envisageables – à pied, en trottinette…-
  • Favorisez la variété de vos idées, en utilisant les associations, les métaphores, les changements de contexte. Pour le choix d’un cadeau à un ami par exemple :
    • évoquez son goût pour la lecture, pensez alors à livre audio ou papier ou liseuse,
    • associez à son désir de partager ses connaissances et de nourrir ses convictions, pensez à un abonnement à des magazines multidisciplinaires pour la confrontation des idées, à une participation aux journées de l’éloquence, un voyage à Paris pour assister aux débats de l’Assemblée…
    • la ‘nourriture’ intellectuelle vous oriente alors sur la gourmandise de votre ami … Et l’idée d’un achat d’une confiserie… ou d’un robot pour réaliser toutes les recettes ou d’un livre sur la pâtisserie !
  • Ayez des idées inattendues, sortez volontairement des sentiers battus, pensez ‘à côté’.

 

A vous maintenant de déployer votre éventail, de découvrir votre ‘multitude’, de vivre votre complexité.

 

 

 

[i] Julia Cameron, Libérez votre créativité, J’ai lu, Paris, 2006

[ii] Mihaly Czikszentmihalyi, La créativité, Robert Laffont, Paris, 2006

Maintenant, je me fais confiance

Maintenant, je me fais confiance

Au premier abord, la notion de “confiance en soi” peut paraître abstraite, galvaudée ou nous rappeler un camarade d’école qu’on trouvait prétentieux ou grande gueule…
La confiance en soi dont j’aimerais vous parler, c’est celle qui vient du coeur et qui se passe entre nous et nous-même. Elle est juste. Ni trop grande, ni pas assez développée. Je vous la présente dans cet article.

 

Selon Patrice Ras, coach en développement personnel, la confiance en soi correspond au sentiment de sécurité intérieure que l’on éprouve vis-à-vis de nous-même. Ce sentiment satisfait le besoin de sécurité que nous possédons tous et nous permet, entre autres, de prendre des décisions, d’entreprendre, de changer, d’oser ou de s’affirmer.

Selon moi, elle est également intimement liée à l’écoute de nos ressentis ou intuitions et à la satisfaction de nos besoins et valeurs. Plus on se respecte, plus on se fait du bien, plus on peut se faire confiance. Nous sommes en effet notre premier allié. Nous sommes la personne la mieux placée pour nous protéger et savoir ce dont nous avons besoin.
La confiance en soi représente aussi la conscience des ressources et capacités que nous possédons en nous pour gérer toutes les situations. Libre de toute idée de prétention, de démonstration ou de comparaison à l’autre, (qui en général sont plutôt synonymes de mal-être déguisé), elle se résume à faire confiance à ce que l’on est en cet instant.

 

Qu’est-ce qui peut nous empêcher de nous faire confiance?

 

Les sources peuvent être variées et les peurs en font une grande part. Nos peurs conscientes ou inconscientes peuvent être un frein vers la confiance en soi au quotidien. Peur de gêner, peur de ne pas être capable, de ne pas être à la hauteur, peur de rater, peur de réussir, peur de ne pas être assez, etc. Ce qui peut nous mener à une attitude passive, de non-action pour éviter d’être confrontés à ces peurs et à leurs possibles conséquences.

Les peurs sont un outil précieux de notre instinct de survie. Elles nous permettent d’envisager les situations risquées pour nous, de nous y préparer ou de changer de cap avant qu’elles n’arrivent. Fruit de croyances acquises de nos expériences traumatisantes, de l’inconscient collectif ou familial, ces peurs sont cependant souvent infondées. En effet, la situation redoutée n’existe pas. Alors remercions ces peurs pour leur aide, et décidons de nous faire confiance 🙂

 

“Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, mais parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles” Sénèque



Qu’est-ce qui peut nous aider à ressentir plus de confiance en soi?

Voici quelques idées:

  • 1-Voir ses craintes

          2-Accepter ses craintes

          3-Comprendre ses craintes

        4-Les laisser partir avec amour et indulgence, en se rassurant, comme on rassurerait un enfant.

  • S’observer et identifier le plus objectivement possible ses forces et ses points à améliorer. Se voir en conscience, dans notre entièreté et faire confiance à toutes ces forces qui nous habitent.

 

  • Créer l’expérience. Cette notion d’expérimentation aide à installer le sentiment de sécurité en soi. “Je l’ai déjà fait et plus je le fais, plus je me sens en confiance.”

 

  • Si nous souhaitons atteindre un objectif, s’assurer qu’il est: précis, mesurable, atteignable et ambitieux, réaliste et limité dans le temps. Et le réaliser! Mais aussi être en accord avec nos valeurs et ce qui nous fait plaisir. Chacun est acteur et seul responsable de sa vie.

 

  • Noter: Noter nos expériences réussies et nos réalisations pour garder en tête ce dont nous sommes capables et se souvenir du chemin parcouru. Tout le monde passe par un processus d’échecs et de réussites. Cela fait partie de l’apprentissage et crée de multiples opportunités.

 

  • Demander aux autres comment ils nous voient. Avoir un avis extérieur sur nous peut aussi nous apprendre beaucoup sur l’image que l’on renvoit. On peut également vous rappeler des réussites passées!

 

  • Rester fidèle à soi, se respecter et faire respecter ses valeurs et ses besoins tout en respectant les autres. La fidélité envers nous-même est une clé pour se faire confiance.

 

  • Être son premier soutien, comme pour son meilleur ami!

 

  • S’autoriser à contredire les croyances limitantes ou les peurs acquises (environnement, enfance, société,…). Ex: “On est nuls en maths dans la famille”, “Il faut souffrir pour réussir”, “Je n’arriverai jamais à écrire un livre, c’est réservé aux vrais auteurs”, etc.

 

  • Être patient, indulgent et bienveillant avec soi dans ce cheminement.

 

  • Et se féliciter!

 

 

Développer cette confiance en soi sincère et harmonieuse, tend à court-circuiter toute comparaison à l’autre. C’est une histoire entre nous et nous-même. Et finalement, les changements que l’on fait à l’intérieur se reflètent petit à petit à l’extérieur. Notre relation à ce qui nous entoure se retrouve indirectement changée.
J’espère que ces propositions vous seront utiles comme elles me sont utiles dans le cheminement vers mon coeur.

Bonne route! 🙂

Chloé

 

Références:

 

Patrice Ras “Estime de soi, confiance en soi et amour de soi”, Jouvence, 2013

 

Oser montrer qui nous sommes

Oser montrer qui nous sommes

 Vous êtes-vous déjà trouvés dans une situation où vous souhaitiez exprimer votre désaccord ou une opinion contraire, et où vous êtes restés muets?

Dans cet article, je souhaite aborder l’affirmation de soi et comment y parvenir, à partir de ce qui m’a aidée dans mon expérience personnelle.

J’ai toujours vécu des situations dans lesquelles j’avais du mal à me montrer à 100% telle que je suis profondément. Alors que ce soit pour faire bonne impression, être appréciée, ou être tranquille, j’ai mis en place dans l’enfance un système de défense qui est vite devenu inconscient. Cela peut se traduire par exemple par dire oui à tout (ou presque) pour faire plaisir, acquiescer pour éviter d’être en opposition, trop arrondir les angles,…

Ce système a marché un temps. Depuis quelques années, je m’attèle à le déconstruire pour être plus vraie envers moi-même et les autres à chaque instant.

 

Alors comment fonctionne ce système de défense?

 

Ce système peut se traduire de différentes manières, voici quelques exemples (non exhaustifs) où je me mets dans la peau du personnage 🙂

Il y a le genre de situation où une personne extérieure tient à donner un conseil, qu’elle estime être “pour notre bien”. Sachant très bien que cela ne convient pas, ou ne va pas nous servir, plutôt que de couper gentiment en disant “je te remercie pour ton intérêt/ton conseil, seulement je préfère procéder différemment”, on a parfois tendance à valider en disant “Ah oui c’est une bonne idée, merci”. Ce qui peut d’autant plus relancer la personne qui, ravie de nous aider, va continuer à expliquer combien c’est une super idée pour nous.

Une autre exemple de situation, lors d’une conversation. Nous entendons souvent des propos qui sont contraires à nos convictions ou nos expériences, et plutôt que de proposer un échange, un autre angle de vue, nous allons rester silencieux ou trop arrondir les angles pour ne pas contredire l’autre de peur de déclencher un conflit.

Enfin, une autre situation serait que nous n’avons pas envie de participer à un événement mais nous y allons quand même!

Inconsciemment, ce sont plusieurs peurs qui s’expriment. Notamment: la peur de blesser l’autre, la peur de le rejeter, la peur d’être rejeté ou critiqué, la peur de l’abandon, ou finalement la peur de se retrouver tout seul sans amour. Ces croyances inconscientes sont basées sur des blessures passées et se manifestent aujourd’hui sous forme de réactions infondées ou disproportionnées.

 

En quoi ce fonctionnement nous est-il finalement défavorable?

 

Cela nous est finalement défavorable, dans la mesure où:

  • Nous “achetons la paix sociale” en reniant ce que nous sommes réellement, nos désirs, nos motivations et nos besoins

Il est essentiel pour chacun de répondre à ses propres besoins et désirs.

Si l’on s’en coupe pour le bien-être de l’autre (que l’on suppose ayant besoin de ça de notre part), quelque part on se trahit et on se réfrène.

  • A force de jouer au caméléon, on peut aussi se demander quelle est notre vraie identité? Qu’est ce que j’aime vraiment? Qu’est ce que je n’aime pas?

De quoi j’ai envie?

Le risque est de se laisser prendre par les désirs des autres, de se détourner de ses propres objectifs. Chacun mérite de se respecter et respecter ce qui se passe en lui pour se donner les moyens de vivre heureux et épanoui, pour lui.

  • Cela peut mener à la construction de relations bancales

Finalement toujours s’adapter à l’autre fait que les relations construites sont souvent déséquilibrées. Est-ce que cette relation me nourrit vraiment? Est-ce que je me sens libre? Est-ce que cette personne me connaît et m’aime pour qui je suis?

  • Nous pouvons nous freiner pour ne pas blesser les autres

Il y peu aussi y avoir une forme d’orgueil dans la peur de trop s’affirmer. Comme si nous avions peur de rayonner, de peur que cela insécurise ou écrase les autres.

Cette idée est parfaitement décrite par le texte de Marianne Williamson (1). Personne ne nous a demandé de nous freiner. C’est à nouveau une façon d’anticiper ce dont l’autre a besoin pour se sentir bien. Nous brider ne nous rend pas service et ne rend pas non plus service à ceux qui nous entourent.

 

Comment travailler sur nous et nous en libérer?

 

Voici quelques idées qui m’ont aidée sur mon chemin:

  • Prendre du temps pour soi et avec soi pour clarifier notre identité

Qu’est ce que j’aime ou n’aime pas? Qu’est ce que je pense de telle chose? Quels sont mes besoins? De quoi j’ai envie? Qu’est-ce que j’accepte ou pas? Quelles sont mes priorités?

Est-ce que ces réponses sont les miennes ou est-ce que je les ai apprises? (éducation, société,etc.) Pour qui, ou pour quelle raison, est-ce que je fais telle chose?

Ces réponses peuvent évidemment changer au fil du temps, nous pouvons nous repositionner à tout moment.

  • Quand on nous propose une activité, un conseil, une idée, …

Qu’est ce que je pense de ça dans le fond? Est-ce que ça me donne envie? Est-ce que c’est en accord avec ce dont j’ai envie pour moi?

Et réaliser que si nous disons non, nous ne le disons pas à une personne mais à une idée ou une proposition. Aussi, nous ne sommes pas responsables des émotions de la personne à qui nous allons dire non, ni de sa réaction. Si elle se vexe, par exemple, c’est son droit et ce choix lui appartient.

(Dans cet article, je parle de comment mieux se dire les choses.)

  • Osons!

Osons chaque jour faire ce qui nous remplit de joie, que ce soit des détails ou de grandes étapes, sans penser au regard extérieur.

  • Donnons nous de l’amour

Donnons de l’amour à toutes les facettes de notre personnalité, nos qualités comme nos défauts, ainsi qu’à toutes les parties de notre corps pour les accepter comme constituant tout ce que nous sommes.

  • Accordons nous le droit de rayonner qui nous sommes

Nous pouvons très bien rayonner qui nous sommes en harmonie avec ceux qui nous entourent. Nul besoin de se comparer aux autres. La comparaison accentue l’idée de manque et de non amour de soi. Nous sommes assez, nous possédons tout ce dont nous avons besoin en nous-même. Chacun a des qualités merveilleuses et chacun est unique.

  • Acceptons le rythme dont nous avons besoin

Respectons notre rythme d’avancement et acceptons avec indulgence qu’il y aura peut-être des rechutes sur le chemin, peut-être pas!

  • Félicitons nos avancées!

Célébrerons chaque avancée, grande ou petite, sur le chemin de l’affirmation de soi.

  • Quelques idées de lecture:

Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même, Lise Bourbeau

Estime de soi, Confiance en soi et amour de soi, Patrice Ras

Le bonheur d’être soi, Moussa Nabati

La maîtrise de l’amour, Don Miguel Ruiz

Les mots sont des fenêtres, Marshall Rosenberg

 

Finalement, c’est en cheminant vers l’amour et l’acceptation de soi que nous pourrons progressivement nous montrer tels que nous sommes au monde. Et c’est là le départ vers une belle aventure 🙂

 

Références:

(1) http://www.imagesetmots.fr/pages/litterature/notre_peur.html

 

Libre de tout penser

Libre de tout penser

Le premier pas vers la créativité est la curiosité, nous avons vu comment cultiver cette curiosité en se laissant surprendre, en consacrant de l’attention à l’étrange, à l’énigmatique, à l’inconnu.

Votre énergie créative, ainsi libérée, vous pouvez maintenant la protéger et l’intérioriser[i]. Vous vous engagez alors dans ce processus créatif qui vous donne la sensation de vivre plus intensément.

 

Protégez votre énergie créative par la gestion de votre temps, prenez les commandes de votre agenda, ne le subissez pas !

 

Protégez votre énergie créative par l’organisation harmonieuse de votre espace.

  • Chez vous ou sur votre lieu de travail, en aménageant à votre goût un endroit qui vous plaît,
  • en emportant avec vous les photos, les petits objets, les notes ou livres que vous aimez.

Libérée et protégée,  votre énergie créatrice, peut se déployer avec constance et puissance si vous ouvrez à l’intérieur de vous les chemins qui lui permettent d’opérer, si vous choisissez d’exercer votre attention autrement, de penser autrement, de regarder ou de ressentir autrement.

 

Intériorisez votre énergie créative en voyageant sur des curseurs variés, d’un extrême à l’autre volontairement.

  • Repérez vos modes opératoires majeurs et préférés : prudence /audace ou prise de risque, habitudes / nouveautés, anticipation / dernier moment… Et décidez dans certaines situations de vous comporter à l’opposé de votre tendance « naturelle » ou automatique,
  • Alternez volontairement des actions correspondant à des modes de fonctionnement très différents, promenez-vous sur ces curseurs.
  • Faites preuve de l’ouverture et de la réceptivité les plus grandes et souples, puis concentrez-vous avec détermination sur vos choix et décisions. Et régulièrement effectuez ce chemin entre ces deux extrêmes, ouverture et concentration.

 

Explorez ces exercices inspirés d’un livre de Bertrand Piccard[ii]  :

  • Lors d’une discussion entre amis, choisissez d’écouter les arguments de la personne qui vous apparaît d’emblée tenir les propos les plus opposés à votre opinion. Demandez-vous, sincèrement et avec attention, « et si elle avait raison, si je pouvais modifier mes convictions. »
  • Au quotidien, avant d’agir ou de réagir, arrêtez-vous un instant et posez-vous la question « quel serait le contraire de ma modalité ou de ma réponse habituelle ? »

Ces modes ‘grand écart’ ou ‘tout penser’ nourrissent notre créativité, nous offrent des issues et des horizons multiples, et augmentent la qualité et la densité de notre vécu.

 

 

[i] Mihaly Czikszentmihalyi, La créativité, Robert Laffont, Paris, 2006

[ii] Bertrand Piccard, Changer d’altitude, Stock, 2014

 

 

En ce printemps, laissez-vous surprendre

En ce printemps, laissez-vous surprendre

 

La surprise est une émotion fondamentale, elle nous donne accès au nouveau, au changement, en faisant jaillir le doute et l’incertitude.

La surprise stimule notre curiosité et notre intérêt, la vie tout à coup, à l’improviste, nous prend au dépourvu. La banalité, la routine s’estompent derrière l’étrange, l’inconnu et nous avons la sensation de vivre plus intensément.

Laissez-vous surprendre par quelque chose, chaque jour, la nature au printemps nous réserve des surprises visuelles – des bourgeons ou des petites feuilles  aux branches des arbres –  olfactives – le parfum des crocus ou des narcisses – sonores – le chant des oiseaux –tactiles – la douceur de l’air sur le visage –gustatives – le goût des nouveaux légumes de printemps.

Prenez le temps d’enregistrer ces stimuli sensoriels sans les étiqueter, considérez-les pour ce qu’ils sont non pour ce que vous pensez ; ainsi regardez un arbre, sans penser le mot arbre, sans laisser aucune connaissance préexistante pénétrer votre conscience.

Surprenez une personne, chaque jour, en lui posant une question que vous n’osiez jusqu’alors exprimer, en l’invitant dans un endroit que vous ne connaissez pas. Cherchez à étonner par une attitude ou un comportement qui ne vous est pas habituel, ne soyez pas, en cet instant et volontairement, prévisible.

Rompez avec vos habitudes, changez d’apparence…

Notez chaque jour ce qui vous a surpris et comment vous avez créé la surprise. Pour rendre ces expériences volontaires plus concrètes et plus durables, prenez le temps d’écrire la surprise du jour et votre acte le plus surprenant. Noter ces explorations les rend moins fugitives, les fixe dans votre mémoire. De plus, en relisant vos notes dans quelques semaines, vous découvrirez sans doute comme une lame de fond, une constante dans vos intérêts, qui vous indiquent quel domaine explorer encore, vers quelle voie vous diriger, pour enrichir votre vie.

La surprise libère notre énergie créative, nous verrons prochainement comment la protéger.

Emotion, mon amie … Exprime-toi !

Emotion, mon amie … Exprime-toi !

Au cœur de nos vies, l’expression ajustée de nos émotions est une compétence fondamentale qui favorise notre bien-être et notre aisance relationnelle, elle participe à ce que certains auteurs ont nommé  l’Intelligence Emotionnelle [i].

L’expression juste

Dans l’article de Chloé en décembre dernier, nous avons découvert que, pour « Trouver les bons mots pour le dire », il est utile et important de faire usage des principes de la Communication Non Violente :

  • décrire sans jugement ce qui déclenche l’émotion,
  • exprimer les ressentis réels authentiques et sincères, en privilégiant la formule ‘je me sens…’,
  • exprimer les besoins qui motivent les émotions,
  • proposer des solutions.

Pour vous familiariser à l’expression sincère de vos émotions commencez simplement par observer vos comportements ou vos automatismes dans les situations professionnelles ou personnelles qui engendrent des émotions chez vous.

Vous pouvez, dans un premier temps, répondre spontanément à ces questions :

  • Quelles émotions ai-je du mal à exprimer ?
  • Quelles sont celles dont j’aime témoigner ?
  • Quelles sont les émotions fréquemment vécues dans mon contexte familial ou amical ?
  • Avec qui puis-je parler en toute confiance lorsque je me sens moins bien ?

Pour continuer votre observation, passez maintenant à l’écriture…

… Et tenez un journal de bord des situations émotionnelles que vous vivez et prenez le temps de décrire :

  • Quel est le contexte, quels sont les faits qui déclenchent l’émotion ?
  • Que se passe-t-il en moi dans cette situation ? Quelles émotions me traversent concrètement et précisément – attention une émotion peut en cacher une autre !
  • Qu’est ce qui est important pour moi ? Quelles sont mes attentes ?

Beaucoup de recherches scientifiques attestent et étudient encore l’effet du travail d’écriture sur la clarification du vécu, sur le processus de résolution de problèmes, sur le discernement et le recul. [ii]

L’émotion  a une « vocation » à être communiquée

Selon les études du psychologue Bernard Rimé, quand une personne éprouve une émotion, elle la partage dans 80 % des cas au moins avec une personne, impliquée ou non, dans la situation émotionnelle.[iii] C’est pourquoi sans doute tant de “secrets” sont un jour finalement dévoilés !

Lorsque nous « racontons » nos émotions, nous tissons des liens avec ceux qui nous écoutent sincèrement ; nous leur donnons des informations qui leur offrent la possibilité :

  • d’anticiper ou de répondre à nos attentes,
  • de nous aider à reconsidérer la situation,
  • de nous fournir une aide concrète ou de nous conseiller.

Notre expression juste et sincère ouvre ainsi un espace de partage et de communication et favorise le développement et l’aisance des relations interpersonnelles.

Émotion, mon amie… Je te comprends… Exprime-toi !

 

[i] P. Salovey et J.D. Mayer, (1990),  ‘Emotionnal intelligence’, dans Imagination, Cognition and Personnality, 9, 185-211,

[ii] A.Piolat et R. Bannour, (2011), https://www.researchgate.net/publication/234115546_Les_effets_de_l’ecriture_expressive_sur_la_sante_physique_et_psychologique_des_redacteurs_un_bilan_des_perspectives_de_recherches

[iii] B. Rimé, (2005), Le partage social des émotions, Paris, PUF

 

 

 

 

Emotion, mon amie… Je te comprends

Emotion, mon amie… Je te comprends

 

 

L’émotion fonctionne comme un baromètre de notre équilibre par rapport à notre environnement, elle nous informe sur nos besoins et nous indique des pistes pour les satisfaire.

Les émotions comme la peur, la colère ou la tristesse nous signalent que nos besoins sont insatisfaits ; les émotions telles que la joie, le contentement nous indiquent que nos besoins sont satisfaits. Ainsi n’y a-t-il pas de « bonne » ou de « mauvaise » émotion, toutes les émotions sont potentiellement utiles grâce aux messages qu’elles nous délivrent sur nos besoins.

Nos besoins fondamentaux 

Plusieurs chercheurs d’horizons différents se sont intéressés aux  besoins. Abraham Maslow, psychologue américain, décrit, en 1954, cinq grandes catégories de besoins représentées de manière hiérarchisée dans une pyramide qui l’a rendu célèbre. Max-Neef[i], économiste chilien, établit, en 1986, une grille de neuf besoins en connexion les uns avec les autres : la subsistance, la protection, l’affection, la compréhension, la participation, du temps pour soi, la créativité, l’identité et la liberté.

Retenons que les besoins humains physiologiques et psychologiques sont universels, ne sont ni bons, ni mauvais par nature et sont des paramètres indispensables à notre équilibre et à notre bien-être.

Comment reconnaître nos besoins à satisfaire ?

En distinguant bien :

  • le déclencheur de l’émotion – par exemple la remarque du copain, le commentaire du professeur ou du collègue
  • et le besoin insatisfait– par exemple le besoin d’estime, de sécurité, de reconnaissance…

En recherchant et comprenant le besoin, c’est-à-dire la cause interne de l’apparition de l’émotion, sans focaliser toute notre attention sur le déclencheur de l’émotion, comme nous le faisons souvent naturellement.

Prendre soin de nos besoins 

Dans la grille de Manfred Max-Neef, les besoins sont envisagés comme interactifs et pouvant être satisfaits sur quatre modes existentiels, celui de l’avoir, du faire, de l’être et de l’interagir.

Si les besoins humains sont universels et limités, les moyens que nous pouvons mettre en place pour les satisfaire sont dépendants de notre contexte culturel, social, familial et illimités en nombre.

Laissons donc notre créativité s’exprimer librement pour choisir les moyens les plus efficaces ou les plus accessibles et privilégions des moyens qui sont sous notre contrôle.

Souvenez-vous maintenant d’une émotion désagréable que vous ressentez régulièrement et prenez le temps de répondre sincèrement et par écrit à ces questions :

Quels événements ou quelles situations déclenchent cette émotion que vous connaissez bien ?

Quels besoins à satisfaire pouvez-vous découvrir, derrière cette émotion ?

Ces besoins sont-ils légitimes ?

Quels sont parmi ces besoins ceux dont vous avez pris soin ?

Quels sont ceux que vous avez négligés ?

Comment pouvez-vous prendre soin de ces besoins maintenant ?

Quels sont les moyens qui dépendent de vous plutôt que des autres ou de l’environnement ?

Si le moyen que vous désirez est inaccessible, quel autre moyen accessible pouvez-vous utiliser ?

A bientôt pour découvrir comment exprimer vos émotions et écouter celles d’autrui, avec délicatesse et pertinence !

[i] M. Max-Neef,, A. Elizalde et M. Hopenhayn, Desarrollo a escala humana : Una opcion para el futuro, 1986

Le verre à moitié vide ou à moitié plein? Le pouvoir des mots

Le verre à moitié vide ou à moitié plein? Le pouvoir des mots

smily-coffee

Il y a quelques semaines j’écrivais sur les affirmations positives comme outil de changement en douceur. Que diriez-vous, cette semaine, de prêter attention aux mots qui vous traversent?

Être attentif aux pensées et aux mots que nous employons, nous permet de changer notre perception de nous-même ou de ce que nous vivons. Et donc, être acteur de notre bien-être.

Pour vous faire une idée:

  • Nous prononçons environ 16 000 mots par jour (1)
  • Nous produisons 60 000 pensées par jour
  • 95% de ces pensées sont identiques à celles de la veille
  • Et 80% sont négatives (2)

Imaginez! Que l’on voie le verre à moitié vide ou à moitié plein, ces mots entendus et pensés à longueur de journée, peuvent avoir un impact énorme sur notre inconscient et notre corps.

L’impact des mots sur la santé physique et mentale

Une étude américaine (3) a récemment indiqué que les mots positifs ou négatifs ont le pouvoir d’influencer les gènes qui régulent le stress physique et émotionnel dans notre corps. Les mots « négatifs », selon moi, sont des mots qui nous minimisent, nous dénigrent ou nous jugent sévèrement. A l’inverse, je considère les mots « positifs » comme des mots bienveillants qui nous encouragent et nous félicitent de façon constructive.

Voici les effets lorsque nous utilisons des mots négatifs:

  • Diffusion des hormones du stress (cortisol, adrénaline, ocytocine,…) dans notre système
  • Obstruction au bon fonctionnement des centres logiques et de raisonnement
  • Développement d’émotions comme la suspicion et le doute
  • Émergence de problèmes de santé

La colère par exemple, entraîne une hausse de la pression sanguine, une augmentation du stress, de l’anxiété et des migraines. Un crise de colère de 5 minutes peut induire un tel niveau de stress que cela peut réduire l’activité du système immunitaire pour plus de 6h et mener vers des problèmes de santé plus importants tels que des crises cardiaques. (4)

« Le cerveau traite les mots comme les sensations physiques. Une insulte est ressentie de la même façon qu’une gifle.” Nouvel Inconscient, Lionel Naccache (5)

Voici les effets qui apparaissent lorsque nous utilisons des mots positifs:

  • Amélioration du fonctionnement du cerveau et des raisonnements
  • Stimulation de la motivation, transformation des intentions en actes
  • Perception du bon chez soi et les autres
  • Augmentation du sentiment de bonheur et de bien-être

De plus, les Hommes étant des êtres empathiques et les émotions étant contagieuses, l’impact sur ceux qui nous entourent est constant. Ainsi, nos relations aux autres peuvent également influencer notre santé physique et mentale: expression corporelle, posture, ton, vocabulaire et mentalité se synchronisent (4).

Alors que choisissez-vous?

Si vous souhaitez utiliser plus de positif, prenez un temps pour observer ces pensées et ces paroles qui vous traversent.

1-Evitez:
  • Ce qui vous dévalorise: “Je suis nulle”, “bête”, et autres
  • Ce qui vous minimise: “Je ne suis pas assez jolie”, “Je ne suis jamais écoutée”, “J’ai réalisé un petit projet”, « Je n’ai rien fait aujourd’hui »,…

Quel intérêt avez-vous à vous flageller? Cela vous rend-t-il meilleur?

2- Créez plutôt vos habitudes, vos rituels pour voir le verre à moitié plein!

Par exemple:

  • Pensez ou écrivez au moment du coucher vos 3 meilleurs moments de la journée (6)
  • Remplacez les phrases à éviter ci-dessus par des phrases positives (ex: Je suis intelligente, Je suis drôle, Je suis capable de tout faire,…)
  • Nommez au moins 5 qualités que vous possédez ou demandez à votre entourage quelles sont vos plus grandes qualités selon eux
  • Acceptez les compliments que l’on vous fait!
  • Félicitez-vous pour ce que vous avez pu réaliser, les grandes comme les petites choses
  • Créez un carnet de gratitude et listez régulièrement ce pour quoi vous êtes reconnaissant dans votre vie
  • Donnez au moins une chose chaque jour (un sourire, un mot, une pièce, un regard,…)

Cela vous permettra de voir le positif dans votre vie, d’éprouver davantage d’estime et de satisfaction personnelle.

« Sois attentif au mot, le verbe est créateur” Dialogue avec l’ange, Gitta Mallasz (7)
3- Usez d’autodérision et relativisez!

“La carte n’est pas le territoire”! La représentation que nous nous faisons de la réalité n’appartient qu’à nous. Elle n’est pas la restitution exacte de ce qui a pu arriver. Elle réside dans notre interprétation, filtrée par nos convictions, notre histoire personnelle, ou nos valeurs. Pour un même événement, il existe une multitude d’interprétations et de représentations possibles (8). Il s’agit donc de prendre du recul et voir ce qui nous arrive sous un autre angle!

Les mots ont le pouvoir de changer notre perception de la réalité, autant nous en servir pour créer ce qui nous fait du bien… 🙂

Sources:

(1) Le nombre de mots prononcés par jour

(2) Marci Shimoff, Heureux sans raison (2009) et  Le bonheur s’apprend (2011)

(3) Les mots restructurent le cerveau

(4) Les mots négatifs et la santé

(5) Lionel Naccache,  Nouvel Inconscient (2009)

(6) Florence Servan- Schreiber, 3 Kifs par jours (2014)

(7) Gitta Mallasz, Dialogue avec l’ange (1994)

(8) Anthony Robbins, Pouvoir illimité (2008)

Les affirmations positives: “Dream. Believe. Do. Repeat.”

Les affirmations positives: “Dream. Believe. Do. Repeat.”

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Nous pensons parfois qu’il est difficile de changer, que c’est compliqué ou que nous sommes juste “comme ça”. Et pourtant! Les affirmations ou autosuggestions positives représentent un outil idéal pour nous aider à instaurer un changement en douceur.

Le principe des affirmations positives revient à se répéter des phrases qui évoquent le changement souhaité et à percevoir ce changement comme effectif avant même qu’il ne soit survenu dans notre vie. Ce principe est millénaire, puisque dans la Bible déjà, Jésus disait à Marc: Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir”(1).

Dream: Imaginer la meilleure version de nous-même

Antti Revonsuo, un chercheur finlandais, a démontré que le cerveau utilise le rêve et l’imagination pour s’entraîner à vivre de nouvelles situations, d’y être préparé et de déclencher les réactions désirées. Comme pour la répétition d’une pièce de théâtre (2)! En parallèle, en 2012, une étude a révélé que le sourire pouvait réduire l’intensité du stress sur le corps peu importe que l’on soit réellement joyeux ou pas. Immergés dans des situations stressantes, les chercheurs ont comparé un groupe à l’expression faciale neutre, et un groupe qui devait sourire durant ces activités. En état de stress, le rythme cardiaque de ceux qui avaient souri était plus bas que celui des autres (3). Ici, un super explicatif animé (4)!

L’intérêt est donc de pouvoir se reprogrammer pour mieux utiliser notre potentiel et aller vers la meilleure version de nous-même. Cela nous demande néanmoins d’avoir en amont un regard lucide sur nos points possibles d’amélioration, nos peurs ou nos pensées limitantes. Les bénéfices peuvent se traduire à tous les niveaux, comme par exemple, ressentir plus de confiance en soi, se décider à faire le métier de nos rêves ou accepter notre corps.

Believe, Do, Repeat: Combiner émotion et action

Voici donc quelques conseils pour utiliser les affirmations positives au quotidien:

Affirmations positives, mode d’emploi en vidéo!

1- Listez vos souhaits (max 10 pour commencer)

Lors de la rédaction, prêtez attention à votre formulation!

  • L’affirmation est toujours formulée au positif! En effet, le cerveau retiendra en priorité les mots employés. Je vous conseille donc de préférer la formulation “je suis pour la paix”, que “je suis contre la guerre”.
  • Préférez également des phrases courtes et simples (sujet, verbe, COD), au présent, en utilisant “Je”.
  • Mettez l’accent sur le résultat souhaité (dire “je suis en pleine santé” et différent de dire “je veux être en pleine santé”. Dans le deuxième cas, vous vous maintenez dans une position de désir de ce que vous n’avez pas).

ex: Je fais un travail qui m’épanouit

2- Ressentez!

L’autre élément essentiel est de ressentir l’émotion qui va avec votre autosuggestion. Que ressentiriez-vous si …?

ex: Je fais un travail qui m’épanouit

  • Imaginez-vous épanoui au travail: En quoi est-il différent d’aujourd’hui? Quelles sont vos relations avec vos collègues? Quelles sont vos sensations physiques? Quelles sont vos émotions? Quelles sont vos pensées? Quelle est votre attitude?

Restez quelques minutes dans cette sensation pour mieux la mémoriser.

3Répétez!

Chaque jour, répétez ces affirmations autant de fois que vous le sentez nécessaire. Votre cerveau sera donc préparé à déclencher les réactions idéales!

4Soyez convaincu que cela est arrivé.
N.B: L’exemple “Je fais un travail qui m’épanouit” sous-entend que ce soit pour être plus épanoui dans votre travail actuel ou aller vers un travail qui vous correspond plus. Toutes les possibilités sont ouvertes!

Pour vous guider dans cette pratique, il existe plusieurs ouvrages dont ceux de Louise Hay: Transformez votre vie ou 21 jours pour maîtriser les affirmations, et de Stuart Wilde: Miracles.

A vous de jouer! 🙂

Sources:

(1) Marc 11 : 22 Jésus prit la parole et leur dit: (…) et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir. C’est pourquoi je vous dis: Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir. »

(2) L’utilité du Rêve (science-et-vie.com)

(3)Le sourire éloigne le stress (psychologicalscience.org)

(4) Le pouvoir de faire « comme si » (Richard Wiseman)