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Comment contacter son enfant intérieur?

Comment contacter son enfant intérieur?

La notion d’enfant intérieur est apparue en psychologie dans les années 80. “Elle représente la mémoire du petit être que nous avons été avec ses joies et ses potentialités mais aussi ses blessures et ses entraves. Il est le gardien d’une vérité intérieure qui a été oubliée et qui a besoin d’être éclairée pour libérer et faire grandir des parties de soi.” Marie-France et Emmanuel Ballet de Coquereaumont (1)

Contacter l’enfant intérieur est une pratique que j’aime faire et proposer. C’est pour moi une façon très douce, d’entre autres réparer certaines blessures et éclaircir des incompréhensions de notre enfance. C’est pour moi aller contacter l’enfant que j’ai été et lui expliquer, en tant qu’adulte bienveillant, pourquoi certaines choses se sont produites de cette façon. Ce contact me permet ensuite de me sentir plus sereine, libre et valorisée.

Bénéfices de ce travail avec l’enfant intérieur:

  • Ressentir un sentiment d’unité
  • Avoir l’impression d’être libre et en sécurité
  • Avoir conscience de sa valeur
  • Aimer et se sentir aimé
  • Pardonner et accepter
  • Comprendre et libérer

Je vous propose donc de faire une méditation ensemble, pour aller le contacter.

Méditation: (piste audio)

Prenez un moment au calme. Fermez les yeux.

Inspirez, expirez… A chaque expiration, sentez votre corps se détendre un peu plus…

Focalisez votre attention sur votre coeur.

Imaginez que dans votre coeur, une porte s’ouvre et des escaliers apparaissent.

Descendez les escaliers à votre rythme….

Au bas de ces escaliers un enfant vous attend.

Observez son état, son physique, son âge,…

Entamez la conversation avec lui.

Demandez lui ce dont il a besoin, ce qui le préoccupe ou ce qu’il aimerait recevoir de vous.

Ecoutez sa réponse et acceptez ce qu’il a à dire sans jugement…

S’il a des questions, répondez-y.

S’il est craintif ou triste, rassurez-le et demandez-lui pardon pour votre absence.

S’il est joyeux, partagez sa joie…

Après cet échange, dites lui que vous l’aimez et que vous acceptez tout ce qu’il est.

Rassurez-le en disant que vous serez toujours là pour lui et qu’il peut faire appel à vous en cas de besoin.

Il est en sécurité et il est aimé….

Enfin, remerciez-le pour cet échange, et pour avoir mis en lumière ces informations dont vous n’aviez pas conscience.

Observez le. Comment est-il à présent?

Vous pouvez maintenant remonter les escaliers, à votre rythme.

Revenez petit à petit à vous, bougez vos orteils, vos pieds, vos mains…

Sentez votre conscience revenir dans chaque partie de votre corps.

Ouvrez maintenant les yeux…


J’espère que cette méditation aura pu vous aider! 🙂

Ci-dessous, des propositions d’ouvrages si vous souhaitez aller plus loin.

Livres et sources:

(1) Marie-France et Emmanuel Ballet de Coquereaumont http://www.coeurdenfant.fr/therapeutes.html

Ho’oponopono de Luc Bodin

Prendre soin de l’enfant intérieur de Thich Nhat Hanh

Renouez avec votre enfant intérieur de Margaret Paul

Guérir son enfant intérieur

A la recherche de vos trésors

A la recherche de vos trésors

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Vos valeurs sont le moteur de vos actions. Pour préparer et soutenir votre action durant l’année 2017, partez à la découverte de vos valeurs, elles sont les sources d’énergie nécessaires à votre engagement. Ainsi vous agirez en 2017 en direction de ce qui compte vraiment pour vous.

Souvenez-vous de quelques moments de vie particuliers et denses de votre année 2016, au cours desquels vous avez ressenti paix, plénitude ou joie. Rappelez-vous de ces expériences simples et intenses durant lesquelles vous aviez le sentiment d’être là où vous deviez être, vous vous ressentiez en harmonie avec vous-même, à la fois relié et libre, dans l’instant et plein de votre histoire… Evidence, fluidité…

Composez une liste de ces expériences 2016, en choisissant celles qui sont les plus aisément présentes à votre esprit, puis pour chaque expérience rappelez-vous avec précision, en la visualisant, les perceptions sensorielles, les émotions que vous ressentiez.

Recherchez quelles conditions et quelles raisons étaient réunies pour que vous ressentiez cette satisfaction, cette plénitude. Si, par exemple, votre premier souvenir est une réunion de travail à laquelle vous avez participé et au sortir de laquelle vous vous êtes senti empli d’énergie et mû par une vraie dynamique, demandez-vous quels sont les éléments ayant contribué à vous donner cet élan : l’écoute de l’animateur, les exercices de créativité qui vous ont donné confiance, les temps de pause ou de silence, le contenu pédagogique qui vous ont permis de témoigner ou de questionner librement.

Vous repérez ainsi des caractéristiques, des qualités, des mots-clés comme attention, créativité, liberté, curiosité qui sont essentiels pour vous.

En répétant ce processus de réflexion sur chaque expérience, vous constituez une liste des valeurs qui nourrissent et donnent du sens à votre vie. Inscrivez-les sur un page de notes dans votre ordinateur, dans votre mobile.

Pour accroître votre satisfaction et votre bien-être, agissez en 2017 en harmonie avec vos valeurs, elles sont le ferment et l’architecture de votre action.

Vivre notre corps pour donner de la vie à l’âme

Vivre notre corps pour donner de la vie à l’âme

Corps et esprit sont intimement reliés, indissociables dans la traversée de notre vie. « Fais du bien à ton corps pour que ton âme ait envie d’y rester » ce proverbe indien ouvre sur la simplicité d’un vécu quotidien : notre corps est le contenant qui accueille et héberge notre pensée. Il est aussi le lien entre notre esprit et l’extérieur, il a besoin de notre respect, de notre considération et de notre reconnaissance.

Le corps est la maison de notre esprit

Notre présence vivante dans le monde se manifeste dans et par notre corps. Notre corps est un « objet » de la Nature et il est aussi le lieu qui accueille, qui abrite notre pensée et lui offre l’opportunité de se déployer.

Notre corps ne s’oppose pas à notre intelligence, à nos sentiments, à nos émotions, il les inclut, les relie et les abrite.

Corps et esprit sont à la fois distincts et unis.

« Quand on fait corps avec son corps, le corps à corps impétueux avec le monde s’apaise pour faire place à la rencontre singulière d’une énergie de vie à la fois harmonieuse et puissante. » Bertrand Vergely

A la fois dispositif organique complexe, empli d’intelligence et de science, notre corps est adaptable et souple, il imite, il apprend, il crée. « Le corps est finalement ce par quoi on invente, c’est l’inventeur perpétuel, il est le socle de toutes nos inventions. » Michel Serres

Notre corps est unique et précieux, prenons-en soin

Nous disposons d’un seul corps, ce corps n’est pas un outil ou un instrument à notre service, obéissant à nos ordres, c’est un organisme complexe, autonome et sensible, tout en subtilité, en mystère encore. Il est important, d’en prendre soin, de le considérer avec une respectueuse et amicale bienveillance.

« Veiller aux bons équilibres du corps permet à ce dernier de mieux s’autoprotéger, s’autoréparer » Christophe André Etre à l’écoute de son corps c’est repérer ses signaux – souplesse, raideur, énergie, douleur – c’est respecter ses besoins de mouvement, de calme, d’alimentation variée et naturelle, de contacts réguliers avec la nature.

Si notre esprit parfois nous conduit à « somatiser », beaucoup de recherches scientifiques prouvent à l’inverse que l’exercice physique est bénéfique pour la santé et en particulier pour la santé mentale. Notre corps peut venir au secours de notre pensée.

Alors maintenant simplement re-sentez votre corps, habitez votre ‘maison’ et laissez-vous porter par « la sensation ambulatoire » à partir des enseignements de Luis Ansa .

Assis, dos droit, pieds à plat sur le sol, mains sur les cuisses ou sur les genoux ; respirez tranquillement 4 ou 5 fois. Vous allez maintenant sentir votre pied droit, c’est-à-dire que vous allez éveiller la sensation de votre pied droit. Après 30 ou 40 secondes, amenez la sensation du pied droit au pied gauche et restez quelques instants dans cette sensation. Eveillez la main droite, puis une demi-minute plus tard, éveillez la main gauche.

En gardant chaque fois le même temps de pause, éveillez ainsi les épaules, les oreilles, le nez, les jambes, les bras, la poitrine. Eveillez maintenant le cou, la nuque, le crâne, le front, les yeux, la bouche, tout le visage et la tête. Enfin à partir de la sensation du cou, suivez votre verticalité et éveillez consécutivement la poitrine, le ventre, le bas-ventre, le bassin.

Ressentez maintenant la totalité de votre corps et à partir de1ou 2 minutes évoquez un sentiment de gratitude et quittez doucement l’exercice.

En nourrissant ainsi cette relation corps-esprit, vous ouvrez des accès à cette immense connaissance qui n’est pas dans les livres, mais dans la pratique.

Etre pleinement exige cette plongée dans le corps.

Deux méditations guidées pour bien commencer et finir la journée

Deux méditations guidées pour bien commencer et finir la journée

Nous avions parlé des bénéficies de l’attention dans un précédant article. Aujourd’hui nous allons vous parler d’un sujet similaire : la méditation. De nombreuses études ont démontrés les bénéfices d’une pratique régulières : réduction du stress, gestion des émotions, etc. La pratique a aussi des effets sur le corps : il a été montré que la partie du cerveau chargé de la régulation des émotions, le cortex préfrontal, s’était développée. Elle a ussi un impact positif sur le système immunitaire. Jon Kabat Zhin est l’un des premiers scientifiques à s’être intéressé aux effets de la méditation, dite de pleine conscience. Suite à ses observations, il a conçu un programme en huit semaine de réduction de stress appelé MBSR. En France, Christophe André et Matthieu Ricard ont grandement contribué à la répandre la méditation et ont étudiés leurs effets.

La méditation est une pratique qui prend de multiples formes, que nous aurons l’occasion de développer. Les deux méditations proposées ci-dessous,  comprennent plusieurs exercices : visualisation, relaxation, concentration et gratitude. Elles proviennent de la chaîne Youtube “Courant Indigo” qui propose principalement des méditations guidées.

Méditation du matin :

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=FhSAp4iv3VQ]

Et la méditation du soir que j’apprécie tout particulièrement:

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=BWfo0mU-z9U]

Vous êtes invités à partager dans les commentaires vos ressentis suite à ces méditations et proposez celles que vous aimez bien.

Bonne séance !

Laurent

Engagez-vous à être !

Engagez-vous à être !

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Toute l’énergie que vous avez libérée grâce à l’acceptation, vous pouvez maintenant l’engager pour être et choisir vos valeurs.

Alors prenez les commandes d’emblée… Etablissez votre « to-be-list ».

Au service de nos vies chargées en activités et sollicitations multiples, les listes, sont à la fois un exercice et un outil dont vous connaissez les effets structurants, apaisants, rassurants. La liste de courses, la liste des personnes à contacter, « la liste de nos envies », la liste des choses à faire ou to-do-list … Ces listes vous sont familières.

Et si vous expérimentiez maintenant la to-be-list. La to-be-list (1) est une liste des qualités à être, une liste des adjectifs ou expressions qui vont décrire au plus près celle ou celui que vous avez décidé d’être.

Pour cette première expérience, commencez par choisir le domaine professionnel ou privé dans lequel vous souhaitez tester cette to-be-list, puis la personne ou le groupe de personnes auprès desquelles vous avez décidé d’être ainsi que votre to-be-list le décrit.

Ensuite donnez-vous le temps d’un moment d’auto-hypnose ou de pleine conscience. Ou bien visualisez-vous devant un miroir et regardez la personne que vous êtes sourire, ressentez en elle – en vous –  une force tranquille.

Et laissez venir les mots, accueillez-les en confiance. Vous pouvez établir maintenant votre to-be-list de 3 adjectifs.

Chaque jour de cette semaine, déterminez ces trois qualificatifs qui vont caractériser votre modalité d’être, amusez-vous à changer de contexte ou de « public ».

Cette pratique régulière a des effets sur notre détermination, sur notre force intérieure et sur notre bien-être car elle nous met en relation directe avec nos valeurs. Les valeurs représentent ce qui compte réellement pour nous, ce qui donne du sens à  notre existence.

 

Travailler à la définition et au repérage des valeurs, nous offre l’opportunité de la distance, d’un regard différent et d’un élargissement de conscience

Prendre le temps de réfléchir à ce qui crée une vie riche et profonde, constitue une prise de conscience différente permettant de nous éloigner de la lutte permanente contre nos émotions et pensées difficiles voire douloureuses. Il a été montré que le simple fait de réfléchir aux valeurs importantes pour soi diminue le taux de cortisol, l’hormone du stress (2).

 

Les valeurs sont des moteurs profonds, des renforçateurs positifs, le carburant pour déclencher et soutenir notre action.

Comme les points cardinaux sur la boussole structurent l’espace, les valeurs organisent et construisent notre vie (3).

Comme les points cardinaux indiquent une direction et non un lieu précis, les valeurs ne sont pas des buts à atteindre. Une valeur n’est jamais atteinte, ainsi si l’une de nos valeurs est la patience, nous trouverons toujours des actions à mener pour être encore plus patient.

Source de progrès et de satisfaction inépuisable, les valeurs entraînent un sentiment de cohérence, d’une plus grande richesse du vécu, d’une vie qui se déploie avec vitalité !

 

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Et si on se pardonnait maintenant?

Et si on se pardonnait maintenant?

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Pourquoi pardonner à ceux qui nous ont blessé? Pourquoi leur faire ce cadeau alors qu’ils sont fautifs?… Et si je vous disais qu’en réalité le pardon est un cadeau que nous nous faisons. D’abord à nous même, puis à ceux qui nous entourent!

La notion de pardon est souvent une corde sensible chez chacun de nous et peut être interprétée de nombreuses façons. Ici, je souhaite écarter toute idée de pardon lié à la religion, la culpabilité ou le déni de souffrance. Ce n’est pas oublier, nier, ou excuser la souffrance vécue, mais plutôt comprendre pourquoi et comment c’est arrivé. Le pardon tel que je souhaite l’aborder est plus une libération, un lâcher-prise, de toutes les émotions que nous avons gardées enfouies suite à une blessure passée. Pardonner, à soi ou aux autres, pour retrouver la paix intérieure. C’est faire le ménage pour se laisser la place d’accueillir le meilleur.

I/ Les étapes clés du pardon
II/ Le pardon pour une meilleure santé
III/ Ho’oponopono, un outil qui fait du bien
IV/ Exercice pratique

Les étapes clés du pardon

Chacun prendra le temps dont il a besoin lors de ce cheminement, durant lequel deux étapes sont clés:

  • L’empathie
    Notre part de responsabilité est de comprendre ce qui nous a blessé ou celui qui nous as blessé, ainsi que de reconnaître ses faiblesses et les nôtres. Halimata Fofana, auteur de “Mariama l’écorchée vive” et victime d’excision à 5 ans dit: “On ne se définit pas par sa souffrance. On est bien plus grand que ce que l’on a pu subir. Il faut aussi se mettre à la place de l’autre. Ma mère a fait avec ce qu’elle avait à ce moment là, et parfois on ne peut pas demander plus aux autres. C’est reconnaître leurs limites.”
  • L’acceptation
    En effet, “tout ce à quoi on résiste, persiste”: plus on se focalise sur notre problème, plus celui-ci prend de l’importance dans notre vie et plus nous lui donnons notre pouvoir. Ce qui nous maintient dans une position de victime (1). Être à l’écoute des différentes émotions qui nous traversent, de celles qui sont à l’origine de la souffrance, et les accepter, sans jugement, c’est s’en libérer.
“Je décide de mon chemin, en acceptant de changer de regard sur ce qui m’est arrivé à défaut de pouvoir changer l’événement en lui-même.”(1)

Le pardon pour une meilleure santé

Plusieurs études montrent que le pardon peut avoir des influences palpables sur le corps et la santé. Une d’elles a notamment montré que le pardon facilite la guérison ainsi que l’estime de soi. Au contraire, le ressentiment et la haine, augmentent l’anxiété et le désespoir (2). Selon le Dr Philippe Rodet, médecin urgentiste et coach en entreprise, le ressentiment favorise également les maux de tête, les lombalgies ou les troubles digestifs. (3)

Le pardon encourage également une meilleure santé cardiovasculaire: des volontaires ont été mis en situation à la suite d’une agression. Les premiers imaginaient leur vengeance suite aux douleurs subies, et les seconds étaient invités à pardonner en voyant l’agresseur comme un être humain avec ses difficultés. Les mesures physiologiques ont montré que les émotions négatives et le ressentiment étaient corrélés à une élévation du rythme cardiaque et de la pression artérielle, alors qu’en état d’empathie, les symptômes des mêmes personnes se sont abaissés (4).

 

Ho’oponopono, un outil qui fait du bien

Un des outils que j’utilise personnellement est Ho’oponopono. C’est une méthode inspirée des tribus hawaiennes qui l’utilisaient pour apaiser les conflits et apporter la réconciliation au sein de la communauté (5). Autour de 1976, Morrnah Nalamaku Simeona a modernisé cet outil de pardon mutuel pour l’adapter au monde moderne. Elle proposa qu’il se pratique également seul, sans la présence des différentes parties. En effet, ce travail fait pour soi permet de libérer les tensions et de percevoir l’autre différemment et donc d’agir différemment en sa présence.

Selon les principes de base de la philosophie:

  • Tout ce qui nous entoure est un reflet de ce qui se passe en nous-même
  • Notre réalité est influencée par nos pensées et notre perception
  • Une pensée juste et harmonieuse créera une réalité juste et harmonieuse
  • La paix commence avec moi

Exercice pratique

Cet exercice peut s’appliquer à tout: une personne, une situation, ou vous-même. Prenez un instant pour vous remémorer une situation blessante, visualisez le décor ou la personne et répétez:

Je suis désolée
Je te demande pardon
Je te remercie
Je t’aime

Répétez le autant de fois que nécessaire. Même si vous ne le ressentez pas vraiment au début, votre inconscient lui, entend le message. La quantité d’angles sous lesquels percevoir cet événement s’élargit, en prenant du recul, petit à petit, la sensation de légèreté s’installe en vous.
Cet exercice peut se faire au moment du coucher, en repensant à votre journée, ou au réveil pour se libérer des attentes possibles face à un événement à venir.

 

Comme abordé lors des articles précédents, nos émotions sont contagieuses et conditionnent nos actes, nos pensées et nos paroles. Cette influence est également vraie en sens inverse! Alors autant utiliser le pardon comme un outil de bien-être, mais aussi de diffusion de l’amour et la compassion autour de nous! 🙂

Sources:

L’Express: Peut-on tout pardonner? (1)

Psychologie positive (2)

Top Santé: Le pardon, ça soigne aussi (3)

Granting forgiveness or harboring grudges de C.V.O. Witvliet et al., in Psychological Science, 2001 (4)

Ho’oponopono (5)

Réussir ma vie: Peut-on tout pardonner?

Olivier Clerc: Le don du pardon

NY mag: Ce que nous savons sur le pardon

Représentations et mémorisations des nombres

Représentations et mémorisations des nombres

En se créant  des histoires à partir de suites de chiffres, il est possible de mémoriser durablement n’importe quel nombre (numéros de téléphone, digicodes, code de carte de paiement, etc.).

Suite de la série sur la représentation du savoir. Nous avons vu dans le précédent article qu’il existait plusieurs manières de se représenter le savoir et que chacune d’elle possédait ses forces et ses faiblesses. En guise d’illustration on va s’intéresser aux représentations des nombres et comment mieux les mémoriser.

Les nombres, dans l’usage courant servent à représenter la notion de quantité, d’ordre ou tout simplement d’identifiant (numéro de téléphone ou autre). Si le système indo-arabe (nombres de 0 à 9) s’est imposé par rapport à d’anciens systèmes comme les chiffres romains pour ses atouts (présence d’un zéro, système positionnel), nous devons convenir qu’il n’est pas très pratique pour la mémorisation. Alors comment faire ? Nous allons créer une représentation des nombres que notre cerveau arrive à retenir très facilement : les histoires.

Comment se créer une histoire à partir d’une suite de chiffres ? Il existe plein de méthodes différentes. L’une d’entre elles s’appelle le “Grand système” et a été inventée par Tony Buzan. Elle comporte trois étapes. Imaginons que vous vouliez retenir un digicode : 9538.

  1. Découper le nombre en groupe de deux chiffres: 95 et 38.
  2. Nous allons représenter ces deux nombres par un mot. Pour cela nous allons associer à chaque chiffre une consonne à l’aide du tableau ci-dessous et former un mot. Je vois que je peux associer le son [p] ou [b] au chiffre 9 et le son [l] ou [ye] au chiffre 5. Il faut donc trouver un mot qui comporte le son p (ou b) suivit du son l (ou ye). Pouvez vous en imaginer un ?
Chiffre 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Son z ou s d, t n m r l, y ch, j gue, ke f, v p,b

3. Imaginer une histoire reliant les mots représentant les nombres. Plus l’histoire est loufoque, étrange et fera intervenir de sens (visuel, auditif, toucher, etc.) plus elle sera mémorisable.

Ainsi, pour ce digicode, je m’imagine une poule (95) barbotant dans une mare (34) devant la porte de chez mon ami et je suis certain de me rappeler du code.

Quelques remarques :

  • Il n’est pas nécessaire d’apprendre toutes les associations de mots et d’images entre 0 et 99 à l’avance. Je me contente de chercher une association quand j’en ai besoin.
  • En revanche il est nécessaire d’apprendre le tableau ci-dessus. Quelques astuces : 0 commence par un z. Le “t” s’écrit avec 1 barre verticale. Le n possède 2 barres verticales. Cela vient avec la pratique, vous pouvez vous imprimer le tableau !
  • Si vous avez des nombres auxquels vous avez déjà associé du sens, vous pouvez les utiliser à la place du système syllabique. Par exemple, ayant effectué mes études dans l’Isère (38) j’imagine un fleuve, l’Isère plutôt qu’un nombre correspondant au système syllabique.

Exercices :

  • Retenir le numéro de téléphone de votre meilleur ami (ça sert toujours en cas de panne de téléphone).
  • Votre numéro de carte de paiement (attention aux achats compulsifs sur internet 🙂 )
  • Le digicode de l’un de vos amis.

Il existe de nombreuses autres méthodes. Le livre « Une mémoire infaillible » de Sébastien Martinez, champion de France de la mémoire détaille d’autres techniques que nous explorerons dans la suite de cette série d’articles. Par ailleurs, un groupe meetup “apprendre à apprendre” a été créé à Paris et consacré à ce genres d’approches.

Nous avons vu que représenter les nombres sous forme d’image et d’histoire permettait de les retenir bien plus facilement. On se rend évidemment  compte que d’essayer de multiplier  une “poule” par “maman” ne vous aidera pas à deviner le résultat de 33 * 95 : à chaque représentation son utilité.

Attention et Lâcher-prise… Une association de bienfaiteurs !

Attention et Lâcher-prise… Une association de bienfaiteurs !

Le lâcher prise est au cœur des discours sur le développement personnel, associé à l’attention, il offre une  profondeur et une ouverture pour être mieux avec soi, mieux avec l’autre, mieux dans son environnement.

Si nous commencions par expérimenter simplement et directement cette alliance attention et lâcher prise en regardant cette image…

Cette image est un stéréogramme, voici la technique simple pour découvrir toutes ses facettes : approchez le visage de l’image (30-35 cm), portez votre attention sur un point au centre de l’image, longtemps, et laissez progressivement l’image se troubler en continuant de fixer le point. Le voyage commence, l’esprit se libère de l’image première, et part à la découverte d’autres contenus qui apparaissent en 3 dimensions (1) comme dans une profondeur d’espace nouvellement créée par vous.

Avec attention d’abord… En lâchant prise ensuite, en particulier en lâchant votre observation raisonnée, vous allez, au-delà des dessins, des couleurs et des formes représentées, découvrir de nouvelles images et d’autres perspectives… Donnez-vous du temps pour explorer cette nouvelle « vision ».

 

Cette alliance singulière entre attention et lâcher prise génère l’acceptation (2) au sens du mot latin accipere, « recevoir » qui nous place dans l’attitude d’ouverture active devant un événement ou une situation. Selon des chercheurs en psychologie (3), cette acceptation qu’ils qualifient d’ « expérientielle » nous permet d’être :

  • Envers nous-même, plus dans la sérénité et le consentement et moins dans la résistance, plus dans l’action, ouvert aux expériences nouvelles et moins dans le ressenti douloureux d’émotions négatives ;
  • Envers les autres, plus dans la compassion et moins dans le jugement négatif.

 

La prochaine fois que vous éprouverez un mauvais ressenti – cela peut être un agacement suite à une conversation avec votre collègue ou de la colère face à des incivilités – renoncez à vos stratégies de contrôle ou de protection du vécu désagréable et tentez l’expérience de l’acceptation.

Repérez toutes les sensations qui s’installent dans certaines parties de votre corps, dirigez toute votre attention sur celles qui vous gênent le plus et prenez tranquillement le temps de les observer. Voilà… Maintenant, respirez amplement. Sentez l’air que vous inspirez se diriger particulièrement sur les zones inconfortables de votre corps, pour donner plus de place à vos sensations et les accueillir.

Toute l’énergie que vous dépensiez  pour éviter le malaise ou la douleur, vous pouvez la consacrer à nouveau vers ce qui compte pour vous.  

 

Sources:

(1) 5  montgolfières apparaissent…

(2) Pleine conscience et acceptation Les thérapies de la troisième vague, sous la direction d’Ilios Kotsou et Alexandre Heeren, de boeck, 2012

(3) Acceptance : An Historical and Conceptual Review. Imagination, Cognition, and Personality, Williams, J. C. & Lynn S.J., 2010

Le verre à moitié vide ou à moitié plein? Le pouvoir des mots

Le verre à moitié vide ou à moitié plein? Le pouvoir des mots

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Il y a quelques semaines j’écrivais sur les affirmations positives comme outil de changement en douceur. Que diriez-vous, cette semaine, de prêter attention aux mots qui vous traversent?

Être attentif aux pensées et aux mots que nous employons, nous permet de changer notre perception de nous-même ou de ce que nous vivons. Et donc, être acteur de notre bien-être.

Pour vous faire une idée:

  • Nous prononçons environ 16 000 mots par jour (1)
  • Nous produisons 60 000 pensées par jour
  • 95% de ces pensées sont identiques à celles de la veille
  • Et 80% sont négatives (2)

Imaginez! Que l’on voie le verre à moitié vide ou à moitié plein, ces mots entendus et pensés à longueur de journée, peuvent avoir un impact énorme sur notre inconscient et notre corps.

L’impact des mots sur la santé physique et mentale

Une étude américaine (3) a récemment indiqué que les mots positifs ou négatifs ont le pouvoir d’influencer les gènes qui régulent le stress physique et émotionnel dans notre corps. Les mots « négatifs », selon moi, sont des mots qui nous minimisent, nous dénigrent ou nous jugent sévèrement. A l’inverse, je considère les mots « positifs » comme des mots bienveillants qui nous encouragent et nous félicitent de façon constructive.

Voici les effets lorsque nous utilisons des mots négatifs:

  • Diffusion des hormones du stress (cortisol, adrénaline, ocytocine,…) dans notre système
  • Obstruction au bon fonctionnement des centres logiques et de raisonnement
  • Développement d’émotions comme la suspicion et le doute
  • Émergence de problèmes de santé

La colère par exemple, entraîne une hausse de la pression sanguine, une augmentation du stress, de l’anxiété et des migraines. Un crise de colère de 5 minutes peut induire un tel niveau de stress que cela peut réduire l’activité du système immunitaire pour plus de 6h et mener vers des problèmes de santé plus importants tels que des crises cardiaques. (4)

« Le cerveau traite les mots comme les sensations physiques. Une insulte est ressentie de la même façon qu’une gifle.” Nouvel Inconscient, Lionel Naccache (5)

Voici les effets qui apparaissent lorsque nous utilisons des mots positifs:

  • Amélioration du fonctionnement du cerveau et des raisonnements
  • Stimulation de la motivation, transformation des intentions en actes
  • Perception du bon chez soi et les autres
  • Augmentation du sentiment de bonheur et de bien-être

De plus, les Hommes étant des êtres empathiques et les émotions étant contagieuses, l’impact sur ceux qui nous entourent est constant. Ainsi, nos relations aux autres peuvent également influencer notre santé physique et mentale: expression corporelle, posture, ton, vocabulaire et mentalité se synchronisent (4).

Alors que choisissez-vous?

Si vous souhaitez utiliser plus de positif, prenez un temps pour observer ces pensées et ces paroles qui vous traversent.

1-Evitez:
  • Ce qui vous dévalorise: “Je suis nulle”, “bête”, et autres
  • Ce qui vous minimise: “Je ne suis pas assez jolie”, “Je ne suis jamais écoutée”, “J’ai réalisé un petit projet”, « Je n’ai rien fait aujourd’hui »,…

Quel intérêt avez-vous à vous flageller? Cela vous rend-t-il meilleur?

2- Créez plutôt vos habitudes, vos rituels pour voir le verre à moitié plein!

Par exemple:

  • Pensez ou écrivez au moment du coucher vos 3 meilleurs moments de la journée (6)
  • Remplacez les phrases à éviter ci-dessus par des phrases positives (ex: Je suis intelligente, Je suis drôle, Je suis capable de tout faire,…)
  • Nommez au moins 5 qualités que vous possédez ou demandez à votre entourage quelles sont vos plus grandes qualités selon eux
  • Acceptez les compliments que l’on vous fait!
  • Félicitez-vous pour ce que vous avez pu réaliser, les grandes comme les petites choses
  • Créez un carnet de gratitude et listez régulièrement ce pour quoi vous êtes reconnaissant dans votre vie
  • Donnez au moins une chose chaque jour (un sourire, un mot, une pièce, un regard,…)

Cela vous permettra de voir le positif dans votre vie, d’éprouver davantage d’estime et de satisfaction personnelle.

« Sois attentif au mot, le verbe est créateur” Dialogue avec l’ange, Gitta Mallasz (7)
3- Usez d’autodérision et relativisez!

“La carte n’est pas le territoire”! La représentation que nous nous faisons de la réalité n’appartient qu’à nous. Elle n’est pas la restitution exacte de ce qui a pu arriver. Elle réside dans notre interprétation, filtrée par nos convictions, notre histoire personnelle, ou nos valeurs. Pour un même événement, il existe une multitude d’interprétations et de représentations possibles (8). Il s’agit donc de prendre du recul et voir ce qui nous arrive sous un autre angle!

Les mots ont le pouvoir de changer notre perception de la réalité, autant nous en servir pour créer ce qui nous fait du bien… 🙂

Sources:

(1) Le nombre de mots prononcés par jour

(2) Marci Shimoff, Heureux sans raison (2009) et  Le bonheur s’apprend (2011)

(3) Les mots restructurent le cerveau

(4) Les mots négatifs et la santé

(5) Lionel Naccache,  Nouvel Inconscient (2009)

(6) Florence Servan- Schreiber, 3 Kifs par jours (2014)

(7) Gitta Mallasz, Dialogue avec l’ange (1994)

(8) Anthony Robbins, Pouvoir illimité (2008)