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Catégorie : Conscience

La nature comme remède

La nature comme remède

En période de rentrée, c’est un peu le retour du rythme effréné! Il faut s’y remettre et on ajoute même quelques bonnes résolutions au passage pour agrémenter la reprise… et la pression!
Alors comment rester calme?
Voici, dans cet article, ce qui pour moi peut nous aider à vivre une rentrée, mais également un quotidien, sereins.

C’est ce que j’ai expérimenté il y a quelques semaines. Ma tête était remplie de questionnements et d’incertitudes sur la voie à suivre, mêlés à de nouvelles idées et peu de temps pour moi. Je me suis sentie dépassée!
Puis, une amie m’a proposé d’aller balader au bois de Vincennes. Dès mon arrivée au bord du bois, le calme a commencé à pointer le bout de son nez. Quelques mètres plus loin, au milieu des arbres, mes doutes et mes craintes se sont tus. Mon esprit était paisible et je n’arrivais même plus à discuter avec mon amie, tellement le calme était présent.Je me sentais alignée, sereine et tranquille et mes pensées me paraissaient lointaines et sans importance. Je me sentais reliée à l’essentiel.

Le bien-être grâce aux vertus des arbres, ou la sylvothérapie, est de plus en plus utilisé et reconnus. Cela repose sur un cadeau simple et naturel, accessible à tous!

 

Quels sont les bénéfices d’être entourés d’arbres?

Les arbres disposent de merveilleuses qualités, dont voici certaines étudiées par la science. Ils nous apportent notamment:

  • Une amélioration de la santé physique et mentale
    Roger Ulrich, de l’Université du Texas a noté que les patients d’hôpitaux qui avaient dans leur chambre une vue sur des espaces verts ou une photo de nature, guérissaient beaucoup plus vite. Leur système immunitaire était renforcé et ils prenaient également moins de médication. (1)

 

  • Une forte réduction du stress, de l’anxiété, ou de la colère
    Une étude au Japon a montré que les personnes ayant marché dans les bois ont un taux de cortisol (une des hormones du stress) dans le sang beaucoup plus bas que ceux qui avaient marché en ville. (1)

 

  • Un air plus pur
    Georges Plaisance a étudié la qualité de l’air en pleine nature et en ville. Les résultats ont montré que l’air forestier contient bien moins de microbes que l’air urbain: 50 microbes par m3 d’air en forêt littorale contre 1 000 dans le parc Montsouris de Paris, 88 000 sur les Champs-Elysées, ou encore 575 000 sur les Grands boulevards à Paris.

 

  • Un air remplir d’huiles essentielles
    Certains arbres dégagent naturellement des molécules antibiotiques ou apaisantes (toni-sédatives) que nous retrouvons dans les huiles essentielles. (2)

 

  • Le bien-être chez les enfants, notamment hyperactifs
    Une autre étude japonaise note que les enfants hyperactifs ont montré plus de calme et une meilleure capacité de concentration de retour à l’école. Certains ont également montré plus de créativité.

 

  • Sans oublier que les arbres rejettent l’oxygène dont nous avons besoin pour vivre!

 

Des idées à mettre en place facilement!

Si cela vous parle, ou vous attire, voici quelques idées faciles à mettre en pratique:

  • Allez dès que vous en ressentez le besoin, vous balader en forêt ou dans un parc
  • Contemplez la nature, asseyez vous sur un banc ou dans l’herbe et contemplez le paysage. C’est une forme de méditation qui vous permettra de vous connecter à l’essentiel en vous. C’est justement dans ces moments de sérénité qu’on est le plus apte à comprendre des situations que l’on vit ou trouver les réponses à nos questions.
  • Présentez-vous à un arbre et si vous ressentez qu’il est d’accord, adossez-vous à lui, les paumes des mains contre son écorce. Vous pourrez partager votre énergie avec lui et recevoir la sienne. (Evitez les arbres frêles ou malades)

Et si vous ne pouvez pas aller en forêt, la forêt peut venir à vous!

  • Achetez une plante pour rendre votre espace de vie plus doux et agréable
  • Achetez un tableau ou une photo de nature à afficher dans une pièce que vous fréquentez souvent (même l’énergie de la pièce pourra en bénéficier!)
  • Achetez une huile essentielle (pin, laurier ou une odeur que vous aimez) à emporter et sentir partout où vous allez, ou à diffuser chez vous

 

Selon moi, ce genre de moments en connexion avec la nature est très précieux. Je me sens très reconnaissante envers les arbres (et les végétaux en général) pour l’énergie et la sérénité qu’ils m’insufflent. Je fais au mieux pour m’inspirer d’eux, qui se présentent au monde juste tels qu’ils sont, avec simplicité et amour. J’espère que cet article vous donnera envie d’aller à leur rencontre!

Saviez-vous que 75% des Français vivent à moins de 30 minutes d’une forêt?

Alors foncez! 🙂

 

(1) https://www.consoglobe.com/sylvotherapie-les-arbres-soignent-maux-cg:

(2) http://businessofeminin.com/feature/silvotherapie-quand-les-arbres-guerissent-les-ames/

 

Oser montrer qui nous sommes

Oser montrer qui nous sommes

 Vous êtes-vous déjà trouvés dans une situation où vous souhaitiez exprimer votre désaccord ou une opinion contraire, et où vous êtes restés muets?

Dans cet article, je souhaite aborder l’affirmation de soi et comment y parvenir, à partir de ce qui m’a aidée dans mon expérience personnelle.

J’ai toujours vécu des situations dans lesquelles j’avais du mal à me montrer à 100% telle que je suis profondément. Alors que ce soit pour faire bonne impression, être appréciée, ou être tranquille, j’ai mis en place dans l’enfance un système de défense qui est vite devenu inconscient. Cela peut se traduire par exemple par dire oui à tout (ou presque) pour faire plaisir, acquiescer pour éviter d’être en opposition, trop arrondir les angles,…

Ce système a marché un temps. Depuis quelques années, je m’attèle à le déconstruire pour être plus vraie envers moi-même et les autres à chaque instant.

 

Alors comment fonctionne ce système de défense?

 

Ce système peut se traduire de différentes manières, voici quelques exemples (non exhaustifs) où je me mets dans la peau du personnage 🙂

Il y a le genre de situation où une personne extérieure tient à donner un conseil, qu’elle estime être “pour notre bien”. Sachant très bien que cela ne convient pas, ou ne va pas nous servir, plutôt que de couper gentiment en disant “je te remercie pour ton intérêt/ton conseil, seulement je préfère procéder différemment”, on a parfois tendance à valider en disant “Ah oui c’est une bonne idée, merci”. Ce qui peut d’autant plus relancer la personne qui, ravie de nous aider, va continuer à expliquer combien c’est une super idée pour nous.

Une autre exemple de situation, lors d’une conversation. Nous entendons souvent des propos qui sont contraires à nos convictions ou nos expériences, et plutôt que de proposer un échange, un autre angle de vue, nous allons rester silencieux ou trop arrondir les angles pour ne pas contredire l’autre de peur de déclencher un conflit.

Enfin, une autre situation serait que nous n’avons pas envie de participer à un événement mais nous y allons quand même!

Inconsciemment, ce sont plusieurs peurs qui s’expriment. Notamment: la peur de blesser l’autre, la peur de le rejeter, la peur d’être rejeté ou critiqué, la peur de l’abandon, ou finalement la peur de se retrouver tout seul sans amour. Ces croyances inconscientes sont basées sur des blessures passées et se manifestent aujourd’hui sous forme de réactions infondées ou disproportionnées.

 

En quoi ce fonctionnement nous est-il finalement défavorable?

 

Cela nous est finalement défavorable, dans la mesure où:

  • Nous “achetons la paix sociale” en reniant ce que nous sommes réellement, nos désirs, nos motivations et nos besoins

Il est essentiel pour chacun de répondre à ses propres besoins et désirs.

Si l’on s’en coupe pour le bien-être de l’autre (que l’on suppose ayant besoin de ça de notre part), quelque part on se trahit et on se réfrène.

  • A force de jouer au caméléon, on peut aussi se demander quelle est notre vraie identité? Qu’est ce que j’aime vraiment? Qu’est ce que je n’aime pas?

De quoi j’ai envie?

Le risque est de se laisser prendre par les désirs des autres, de se détourner de ses propres objectifs. Chacun mérite de se respecter et respecter ce qui se passe en lui pour se donner les moyens de vivre heureux et épanoui, pour lui.

  • Cela peut mener à la construction de relations bancales

Finalement toujours s’adapter à l’autre fait que les relations construites sont souvent déséquilibrées. Est-ce que cette relation me nourrit vraiment? Est-ce que je me sens libre? Est-ce que cette personne me connaît et m’aime pour qui je suis?

  • Nous pouvons nous freiner pour ne pas blesser les autres

Il y peu aussi y avoir une forme d’orgueil dans la peur de trop s’affirmer. Comme si nous avions peur de rayonner, de peur que cela insécurise ou écrase les autres.

Cette idée est parfaitement décrite par le texte de Marianne Williamson (1). Personne ne nous a demandé de nous freiner. C’est à nouveau une façon d’anticiper ce dont l’autre a besoin pour se sentir bien. Nous brider ne nous rend pas service et ne rend pas non plus service à ceux qui nous entourent.

 

Comment travailler sur nous et nous en libérer?

 

Voici quelques idées qui m’ont aidée sur mon chemin:

  • Prendre du temps pour soi et avec soi pour clarifier notre identité

Qu’est ce que j’aime ou n’aime pas? Qu’est ce que je pense de telle chose? Quels sont mes besoins? De quoi j’ai envie? Qu’est-ce que j’accepte ou pas? Quelles sont mes priorités?

Est-ce que ces réponses sont les miennes ou est-ce que je les ai apprises? (éducation, société,etc.) Pour qui, ou pour quelle raison, est-ce que je fais telle chose?

Ces réponses peuvent évidemment changer au fil du temps, nous pouvons nous repositionner à tout moment.

  • Quand on nous propose une activité, un conseil, une idée, …

Qu’est ce que je pense de ça dans le fond? Est-ce que ça me donne envie? Est-ce que c’est en accord avec ce dont j’ai envie pour moi?

Et réaliser que si nous disons non, nous ne le disons pas à une personne mais à une idée ou une proposition. Aussi, nous ne sommes pas responsables des émotions de la personne à qui nous allons dire non, ni de sa réaction. Si elle se vexe, par exemple, c’est son droit et ce choix lui appartient.

(Dans cet article, je parle de comment mieux se dire les choses.)

  • Osons!

Osons chaque jour faire ce qui nous remplit de joie, que ce soit des détails ou de grandes étapes, sans penser au regard extérieur.

  • Donnons nous de l’amour

Donnons de l’amour à toutes les facettes de notre personnalité, nos qualités comme nos défauts, ainsi qu’à toutes les parties de notre corps pour les accepter comme constituant tout ce que nous sommes.

  • Accordons nous le droit de rayonner qui nous sommes

Nous pouvons très bien rayonner qui nous sommes en harmonie avec ceux qui nous entourent. Nul besoin de se comparer aux autres. La comparaison accentue l’idée de manque et de non amour de soi. Nous sommes assez, nous possédons tout ce dont nous avons besoin en nous-même. Chacun a des qualités merveilleuses et chacun est unique.

  • Acceptons le rythme dont nous avons besoin

Respectons notre rythme d’avancement et acceptons avec indulgence qu’il y aura peut-être des rechutes sur le chemin, peut-être pas!

  • Félicitons nos avancées!

Célébrerons chaque avancée, grande ou petite, sur le chemin de l’affirmation de soi.

  • Quelques idées de lecture:

Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même, Lise Bourbeau

Estime de soi, Confiance en soi et amour de soi, Patrice Ras

Le bonheur d’être soi, Moussa Nabati

La maîtrise de l’amour, Don Miguel Ruiz

Les mots sont des fenêtres, Marshall Rosenberg

 

Finalement, c’est en cheminant vers l’amour et l’acceptation de soi que nous pourrons progressivement nous montrer tels que nous sommes au monde. Et c’est là le départ vers une belle aventure 🙂

 

Références:

(1) http://www.imagesetmots.fr/pages/litterature/notre_peur.html

 

…Et après la mort?

…Et après la mort?

…Et après la mort?

Avez vous déjà entendu parler des ces personnes qui sont décédées quelques minutes et qui sont revenues à la vie avec un regard différent sur le monde ?

Connaissez-vous la dernière série de Netflix, « the OA », qui cartonne en ce moment ?

Le point commun entre ces deux : les expériences de mort imminente, appelées EMI. Les médecins américains Raymond Moody1 et Elisabeth Kübler-Ross ont été les premiers à identifier ces expériences. Selon les statistiques, environ 4% de la population mondiale aurait vécu une telle expérience2.

De quoi s’agit-il ?

Une expérience de mort imminente est vécue quand une personne meurt – par arrêt cardiaque généralement- et que sa conscience va se séparer de son corps pour aller vivre un voyage extraordinaire. Grâce aux progrès de la réanimation, la personne revient à la vie ensuite, avec en mémoire un récit étonnant et une nouvelle manière d’être au monde.

Des études et des centaines de témoignages à travers le monde ont permis de donner les principales étapes  communes de ce récit.  Les voici :   Ce voyage commence généralement par la décorporation : la conscience de la personne se sépare de son corps, et peut ainsi observer ce qui l’entoure : son corps, les personnes, les discussions etc. Les récits mentionnent ensuite un tunnel: la conscience entre dans un tunnel3 et est irrésistiblement attirée par la fin du tunnel, baignée d’amour, de paix et de sérénité. A la sortie, elle peut être accueillie par des personnes décédées qu’elle connaissait.

Puis une lumière intense arrive et elle montre à la personne en une fraction de seconde toute sa vie sur terre qui défile, avec un point de vue omniscient : la personne est capable de se souvenir de chaque seconde, de chaque parole, tout en éprouvant ce que ses actes ont causés chez les autres et les conséquences engendrées.

Les témoignages évoquent à ce moment précis que des questions ont été posées, comme si la personne pouvait les entendre dans sa tête. D’ailleurs, toujours les mêmes questions revenaient, peu importe l’origine ethnique, la langue ou la culture de la personne interrogée : «  Comment as tu aimé ? Qu’as tu- fait de ta vie ? As-tu assez aimé ? ».

De multiples études ont été menées afin de comprendre comment et pourquoi des centaines de témoignages récoltés à travers le monde se ressemblaient autant et coïncidaient sans que ces personnes ne se connaissent, partagent la même culture ni le même territoire4. Si certains scientifiques et médecins5 ont penché pour l’existence d’un phénomène de vie après la mort, d’autres6 pensent que ces visions sont le fruit du manque d’oxygène dont souffre le cerveau au moment de l’arrêt cardiaque. Une chose est sûre cependant : aucun consensus scientifique n’existe sur ces EMI.

Et si après tout, l’élément capital à retenir de ces témoignages – peu importe le pourquoi du comment – n’était-il pas ces questions que ces personnes ont entendues lors de leur expérience ?

Ces questions qui  – de par leur pertinence et leur exigence de vérité -imposent un examen de conscience à tout un chacun. Peut-être que si nous nous les posions plus souvent, le monde serait davantage en paix avec lui-même. Ces questions, je vous invite à vous les poser aujourd’hui :

  • Comment avez-vous aimé ?
  • Qu’avez vous fait de votre vie ?
  • Avez vous assez aimé ?

1 Raymond Moody, « La vie après la vie », Robert Laffont, 1977

2 http://www.inrees.com/articles/Temoignages-de-personnes-revenues-de-la-mort/

3 Il est rapporté que rarement, des personnes ont expérimenté des EMI dites « négatives », c’est à dire effrayantes et angoissantes.

4 Par exemple le Dr Elisabeth Kübler-Ross est allée interroger un grand panel de personnes : des personnes aveugles, des personnes vivants parmi des peuples dits « primitifs », des personnes sourdes, des personnes africaines, des personnes asiatiques, des personnes eurasiennes etc. A lire dans son livre : « la mort est un nouveau soleil », 1988.

5 Dr. Jean-Jacques Charbonier, “Preuves scientifiques d’une vie après la vie”, éd. Exergue, 2008

6 http://www.atlantico.fr/decryptage/experiences-mort-imminente-plus-grosse-etude-jamais-menee-confirme-que-etat-conscience-continue-apres-arret-coeur-1796967.html