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Catégorie : Bien-être

Méditation guidée: Se préparer à un événement stressant

Méditation guidée: Se préparer à un événement stressant

Nous pouvons tous, à un moment de notre vie, faire face à une situation stressante, que ce soit une prise de parole en public, une compétition sportive, ou un rendez-vous. C’est pourquoi je vous propose dans cet article une méditation guidée qui vous permettra de vous détendre et de vous préparer au mieux.

Le type de moments qui créent du stress ou de la peur sont variés et très subjectifs. Dans le cas d’une prise de parole en public, par exemple, chacun va vivre cette « exposition » aux yeux du monde à sa façon, et plus ou moins aisément.
J’aborde ici ces événements prévus à l’avance, inscrits sur votre calendrier, dont l’échéance qui se rapproche crée de l’anxiété chez vous.
Pour vous aider à gérer ce stress, il existe la visualisation! En effet, la clé pour se libérer du stress engendré par cet événement, c’est de le vivre et le revivre, jusqu’à ce qu’on s’y sente à l’aise.
Des études ont montré que la simulation d’une expérience (par la visualisation ou le ressenti corporel) est considérée par le cerveau comme un moment réellement vécu et active les mêmes zones du cerveau. C’est alors comme si vous aviez déjà vécu ce moment par le passé. Il paraît donc moins impressionnant le jour J.
C’est également une méthode utilisée par les athlètes de haut niveau pour leur entraînement ou pour préparer une compétition. C’est pour eux, déjà s’entraîner!
Visualiser l’activité tout en activant les 5 sens, implique tout le corps et le prépare à vivre l’expérience.(1 et 2)

Je vous propose donc de vous plonger dans votre moment stressant à travers une méditation guidée.

 

Méditation: Vers la version AUDIO (9 minutes)

 

Prenez un moment au calme
Je vous invite à fermer les yeux
Inspirez… Expirez…
Sentez qu’à chaque expiration, une profonde détente s’installe en vous

Portez votre attention sous vos pieds
Imaginez des racines qui partent du dessous de vos pieds et s’enfoncent dans le sol…
Vos racines descendent à leur rythme… épaisses et fortes…de plus en plus bas dans la Terre…
Elles descendent encore plus profondément et arrivent au centre lumineux de la terre…

Vous vous sentez à présent à l’aise et complètement détendu…
Ancré et dans le moment présent…

Imaginez maintenant que vous vous trouvez dans la situation qui vous stresse.
Visualisez chaque détail de la scène…
Les personnes présentes, le décor, les sons ou les odeurs s’il y en a, ou la température,…
Comment êtes-vous habillé? Quelle est la sensation de vos vêtements sur le corps?
Que faites-vous? Quelle est votre posture?

Ressentez que la détente est toujours présente en vous, qu’elle est installée dans tout votre corps pendant cette situation…

Vous pouvez ajouter sur cette détente, les sensations que vous aimeriez ressentir: performance, énergie, confiance, audace, naturel, joie, sérénité,…

Si un élément inattendu apparaît, comme une question du public ou une étape supérieure à franchir, que feriez-vous?
Imaginez votre réaction…
Pour cela, maintenez votre état de détente et de calme et répondez au mieux à cet imprévu.

Imaginez enfin la sensation, les émotions qui vous traverseront une fois cet événement terminé.
Ressentez celles que vous souhaitez, le soulagement, la fierté, la gratitude, l’excitation, la joie, etc…
Restez quelques instants dans cette sensation…

Revenez petit à petit à vous, bougez vos orteils, vos pieds, vos doigts,…
Ouvrez vos yeux lorsque vous serez prêt.

 

Vous pouvez refaire cette méditation tant que vous en ressentez le besoin. Vous pouvez également estimer, sur une échelle de 1 à 10, l’évolution de votre niveau de stress avant/après vos différentes méditations.
J’espère que cela pourra vous aider à mieux vivre ces moments, et finalement y prendre du plaisir! 🙂

 

Sources:

 

  1. Etudes réalisées: http://mentalfloss.com/article/74310/8-fake-it-til-you-make-it-strategies-backed-science
  2. http://www.psychologicalscience.org/news/releases/smiling-facilitates-stress-recovery.html#.WWX7cBjpOWh

 

Cet été, surfez avec les mots pour vous donner liberté et enthousiasme par Christiane Jacquart

Cet été, surfez avec les mots pour vous donner liberté et enthousiasme par Christiane Jacquart

Pour garder une flexibilité psychique, augmenter votre créativité et vivre pleinement amusez-vous durant l’été à jouer avec les mots. Ces « jeux de mots » pourraient être vos premiers mouvements de gymnastique mentale.

En pratiquant régulièrement une gymnastique de l’esprit, une gymnoétique, comme nous le propose Idriss Aberkane[i], nous donnons à notre esprit épanouissement et liberté.
Expert en neurosciences appliquées, Idriss Aberkane reprend l’éthymologie du mot gymnastique – gymnos veut dire « nu » en grec, à l’origine, en effet, la gymnastique se pratiquait nu, magnifiant le corps épanoui – pour créer le mot gymnoétique, qui serait ainsi une pratique de l’esprit nu, débarrassé de certaines des « applications » qui nous ont été téléchargées en particulier durant les premières années de notre vie.

Laurent la semaine dernière exposait les bienfaits du sport sur notre mental, Marine et Dariu nous alertaient sur l’impact des mots dans notre quotidien…
Les mots créent notre réalité, ils ont une histoire, ils suivent des modes et vous avez votre propre histoire avec les mots.
Alors pour commencer en douceur, écoutez ces mots, les vôtres, ceux des autres et observez simplement ceux que vous aimez, ceux qui vous évoquent des images, ceux que vous détestez, ceux qui vous font peur…

Ainsi par exemple, écoutez le mot «autorité», vers quelles images ou quels souvenirs vous conduit-il ? Prenez le temps de laisser venir à vous tous les ressentis, les pensées et peut-être les sensations corporelles que ces 4 syllabes génèrent en vous.
Et puis, pour vous ouvrir sur d’autres perspectives, une compréhension élargie, allez rechercher l’histoire de ce mot, son éthymologie… Vous pouvez lire également l’article de Michel Serres, philosophe, sur ce sujet http://www.lepoint.fr/societe/michel-serres-la-seule-autorite-possible-est-fondee-sur-la-competence-21-09-2012-1509004_23.php

En bougeant les frontières ou les schémas de pensée automatiques ou habituels, nous créons de nouvelles connexions neuronales, comme nous le démontre les travaux du Professeur Bernard Mazoyer à l’université de Caen [ii]

Vous pouvez dans un autre mouvement de gymnoétique vous amuser à repérer toutes les nuances entre des mots aussi différents que :
– possible et probable,
– contradictoire et incompatible,
– compliqué et complexe,
– fragile et faible,
et vous interroger aussi sur des grands thèmes de société actuels comme
– libéralisme et capitalisme,
– globalisation et mondialisation,
– tolérance et acceptation.
Découvrez pour vous-même des exemples ou des situations dans lesquelles le premier mot est pertinent plutôt que le second, puis allez chercher de l’information pour ouvrir d’autres champs, d’autres chemins de compréhension.

Vous pouvez également mettre votre attention au service de l’écoute des sens différents d’une même expression phonétique ou des surprises que vous créez vous-même en juxtaposant dans votre discours certains mots :
– est sens / essence,
– terre inconnue/ terrain connu,
– est fort / effort,
– la mère est « à bout » / tabou…

Ces jeux de l’été avec les mots vous préparent à l’observation du travail de votre esprit, au repérage des automatismes, des biais cognitifs, des réactions conditionnées. Votre esprit a des capacités étonnantes, il est élastique et social.

Nous pouvons agir sur l’évolution de notre cerveau, alors pratiquez joyeusement
ces exercices de « gymnoétique » estivale.

[i] « Libérez votre cerveau », Idriss, Aberkane, Robert Laffont, 2016, Paris
[ii] Votre cerveau n’a pas fini de vous étonner Entretiens avec patrice Van Eersel, Liver de Poche, 2016, Paris

5 outils pour se libérer du stress rapidement

5 outils pour se libérer du stress rapidement

Le stress peut être très présent dans notre quotidien, notamment dans des situations professionnelles. Parler en public, se sentir surmené, ou devoir faire face à un imprévu de dernière minute, sont des situations qui peuvent nous faire perdre nos moyens.
Pour vous donner une idée de ce que cela peut représenter (1):

  • 9 cadres sur 10 se déclarent plus stressés aujourd’hui qu’il y a 10 ans
  • Le stress touche 4 salariés sur 10
  • 72 % des salariés souffrent de stress
  • La surcharge de travail arrive en tête des facteurs de stress pour 64 % des cadres français

C’est pourquoi j’aimerais dans cet article vous proposer 5 outils rapides pour soulager le stress que l’on peut ressentir.

Qu’est ce que le stress?

Selon Psychologies magazine (2), le stress peut se définir comme:
“Initialement, le stress a été défini comme une réponse physiologique de l’organisme à une situation épuisante, dangereuse ou angoissante. Cette notion a été ultérieurement étendue à tout état de perturbation provoqué par la confrontation avec un danger, une menace physique ou psychique, un environnement difficile.”

Pourquoi est-ce mauvais?

Le stress est une réaction naturelle et instinctive de protection et de survie. Seulement, si elle est vécue de façon prolongée et répétée, cela peut créer plusieurs troubles dans le corps.
Voici quelques exemples des effets (3):

  • hypertension artérielle
  • système immunitaire affaibli
  • problèmes de mémoire
  • problèmes cardiaques
  • vieillissement et mort des cellules
  • insomnies
  • cancer
  • diabète
  • épuisement

 

Comment se soulager?

Si possible, prenez une pause, allez aux toilettes, ou sortez un instant afin d’être tranquille pour mettre en pratique ces quelques outils. Si cela n’est pas possible, il y en a certaines que vous pouvez faire rapidement sur place.

 

Méditation express

Sentez chaque millimètre de vos pieds en contact avec le sol. Vos pieds se font de plus en plus lourd sur ce sol.
Inspirez profondément et faites circuler l’air inspiré dans tout votre corps.
Imaginez que vous inspirez tout le meilleur autour de vous et imaginez que vous expirez tout ce qui vous encombre.
Si vous êtes plutôt visuels, vous pouvez visualiser que cet air inspiré est d’un blanc très pur et qu’il remplit chaque partie de votre corps pour y amener la paix. Puis que vous expirez un air noir qui se dissout dans l’atmosphère.
Vous êtes à présent rempli de lumière blanche, de paix et sérénité.

 

Expirer ce qui encombre

Inspirez profondément, prononcez le son “A” sur l’expiration et expirez jusqu’à vider vos poumons. A répéter 3 fois.
Vous pouvez l’accompagner d’un mouvement d’épaules (épaule droite vers l’avant, puis épaule gauche) et de balancier des bras pour augmenter la sensation de détente.

 

Formuler l’état souhaité

Les affirmations positives sont une très bonne aide pour palier aux peurs et aux doutes. Cela permet également de couper le dialogue incessant de la petite voix dans notre tête qui tente parfois de nous saboter.
Répétez autant que nécessaire des phrases positives et encourageantes.

ex: “Tout va parfaitement bien”, “je suis serein(e)”, “je suis en paix”, “je suis capable”

 

Respirer par le ventre

La respiration abdominale est une respiration instinctive. Tous les bébés et jeunes enfants respirent par le ventre, puis cela se perd en grandissant. Ce type de respiration crée la détente, dénoue les boules au ventre et nous permet d’emmagasiner beaucoup plus d’air à chaque inspiration. Pour cela, inspirez en gonflant votre ventre, puis expirez en le vidant le plus possible.
Focalisez votre attention sur le cycle de votre respiration.

 

Faire un tour au vert

Prenez un temps pour vous, allez dans un endroit qui vous ressource, de préférence près d’éléments naturels. Même si cet instant est court, cette mise en mouvement vous permettra de refaire circuler l’énergie dans votre corps et de reprendre des forces.
ex: balader dans un parc, manger au bord de l’eau

 

 

Pratiquez le ou les outils avec lesquels vous vous sentez le plus en accord. Plus vous l’utilisez, plus vous serez à même de gérer la montée de stress et stimuler la détente.
Dans cet article, j’ai choisi d’aborder des outils rapides et pratiques pour pallier aux symptômes. Dans un prochain article, j’aborderai les causes possibles ainsi que quelques clés de compréhension pour être moins touché par le stress. 🙂

 

 

Sources:

(1) Chiffres:

http://www.institutdegestiondustress.com/chiffres.php

https://www.chambre-syndicale-sophrologie.fr/la-sophrologie/les-francais-et-le-stress/

(2) Définition:

http://www.psychologies.com/Dico-Psycho/Stress

(3) Impact sur la santé:

http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=impact-stress-sante

Maintenant, je me fais confiance

Maintenant, je me fais confiance

Au premier abord, la notion de “confiance en soi” peut paraître abstraite, galvaudée ou nous rappeler un camarade d’école qu’on trouvait prétentieux ou grande gueule…
La confiance en soi dont j’aimerais vous parler, c’est celle qui vient du coeur et qui se passe entre nous et nous-même. Elle est juste. Ni trop grande, ni pas assez développée. Je vous la présente dans cet article.

 

Selon Patrice Ras, coach en développement personnel, la confiance en soi correspond au sentiment de sécurité intérieure que l’on éprouve vis-à-vis de nous-même. Ce sentiment satisfait le besoin de sécurité que nous possédons tous et nous permet, entre autres, de prendre des décisions, d’entreprendre, de changer, d’oser ou de s’affirmer.

Selon moi, elle est également intimement liée à l’écoute de nos ressentis ou intuitions et à la satisfaction de nos besoins et valeurs. Plus on se respecte, plus on se fait du bien, plus on peut se faire confiance. Nous sommes en effet notre premier allié. Nous sommes la personne la mieux placée pour nous protéger et savoir ce dont nous avons besoin.
La confiance en soi représente aussi la conscience des ressources et capacités que nous possédons en nous pour gérer toutes les situations. Libre de toute idée de prétention, de démonstration ou de comparaison à l’autre, (qui en général sont plutôt synonymes de mal-être déguisé), elle se résume à faire confiance à ce que l’on est en cet instant.

 

Qu’est-ce qui peut nous empêcher de nous faire confiance?

 

Les sources peuvent être variées et les peurs en font une grande part. Nos peurs conscientes ou inconscientes peuvent être un frein vers la confiance en soi au quotidien. Peur de gêner, peur de ne pas être capable, de ne pas être à la hauteur, peur de rater, peur de réussir, peur de ne pas être assez, etc. Ce qui peut nous mener à une attitude passive, de non-action pour éviter d’être confrontés à ces peurs et à leurs possibles conséquences.

Les peurs sont un outil précieux de notre instinct de survie. Elles nous permettent d’envisager les situations risquées pour nous, de nous y préparer ou de changer de cap avant qu’elles n’arrivent. Fruit de croyances acquises de nos expériences traumatisantes, de l’inconscient collectif ou familial, ces peurs sont cependant souvent infondées. En effet, la situation redoutée n’existe pas. Alors remercions ces peurs pour leur aide, et décidons de nous faire confiance 🙂

 

“Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, mais parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles” Sénèque



Qu’est-ce qui peut nous aider à ressentir plus de confiance en soi?

Voici quelques idées:

  • 1-Voir ses craintes

          2-Accepter ses craintes

          3-Comprendre ses craintes

        4-Les laisser partir avec amour et indulgence, en se rassurant, comme on rassurerait un enfant.

  • S’observer et identifier le plus objectivement possible ses forces et ses points à améliorer. Se voir en conscience, dans notre entièreté et faire confiance à toutes ces forces qui nous habitent.

 

  • Créer l’expérience. Cette notion d’expérimentation aide à installer le sentiment de sécurité en soi. “Je l’ai déjà fait et plus je le fais, plus je me sens en confiance.”

 

  • Si nous souhaitons atteindre un objectif, s’assurer qu’il est: précis, mesurable, atteignable et ambitieux, réaliste et limité dans le temps. Et le réaliser! Mais aussi être en accord avec nos valeurs et ce qui nous fait plaisir. Chacun est acteur et seul responsable de sa vie.

 

  • Noter: Noter nos expériences réussies et nos réalisations pour garder en tête ce dont nous sommes capables et se souvenir du chemin parcouru. Tout le monde passe par un processus d’échecs et de réussites. Cela fait partie de l’apprentissage et crée de multiples opportunités.

 

  • Demander aux autres comment ils nous voient. Avoir un avis extérieur sur nous peut aussi nous apprendre beaucoup sur l’image que l’on renvoit. On peut également vous rappeler des réussites passées!

 

  • Rester fidèle à soi, se respecter et faire respecter ses valeurs et ses besoins tout en respectant les autres. La fidélité envers nous-même est une clé pour se faire confiance.

 

  • Être son premier soutien, comme pour son meilleur ami!

 

  • S’autoriser à contredire les croyances limitantes ou les peurs acquises (environnement, enfance, société,…). Ex: “On est nuls en maths dans la famille”, “Il faut souffrir pour réussir”, “Je n’arriverai jamais à écrire un livre, c’est réservé aux vrais auteurs”, etc.

 

  • Être patient, indulgent et bienveillant avec soi dans ce cheminement.

 

  • Et se féliciter!

 

 

Développer cette confiance en soi sincère et harmonieuse, tend à court-circuiter toute comparaison à l’autre. C’est une histoire entre nous et nous-même. Et finalement, les changements que l’on fait à l’intérieur se reflètent petit à petit à l’extérieur. Notre relation à ce qui nous entoure se retrouve indirectement changée.
J’espère que ces propositions vous seront utiles comme elles me sont utiles dans le cheminement vers mon coeur.

Bonne route! 🙂

Chloé

 

Références:

 

Patrice Ras “Estime de soi, confiance en soi et amour de soi”, Jouvence, 2013

 

Oser montrer qui nous sommes

Oser montrer qui nous sommes

 Vous êtes-vous déjà trouvés dans une situation où vous souhaitiez exprimer votre désaccord ou une opinion contraire, et où vous êtes restés muets?

Dans cet article, je souhaite aborder l’affirmation de soi et comment y parvenir, à partir de ce qui m’a aidée dans mon expérience personnelle.

J’ai toujours vécu des situations dans lesquelles j’avais du mal à me montrer à 100% telle que je suis profondément. Alors que ce soit pour faire bonne impression, être appréciée, ou être tranquille, j’ai mis en place dans l’enfance un système de défense qui est vite devenu inconscient. Cela peut se traduire par exemple par dire oui à tout (ou presque) pour faire plaisir, acquiescer pour éviter d’être en opposition, trop arrondir les angles,…

Ce système a marché un temps. Depuis quelques années, je m’attèle à le déconstruire pour être plus vraie envers moi-même et les autres à chaque instant.

 

Alors comment fonctionne ce système de défense?

 

Ce système peut se traduire de différentes manières, voici quelques exemples (non exhaustifs) où je me mets dans la peau du personnage 🙂

Il y a le genre de situation où une personne extérieure tient à donner un conseil, qu’elle estime être “pour notre bien”. Sachant très bien que cela ne convient pas, ou ne va pas nous servir, plutôt que de couper gentiment en disant “je te remercie pour ton intérêt/ton conseil, seulement je préfère procéder différemment”, on a parfois tendance à valider en disant “Ah oui c’est une bonne idée, merci”. Ce qui peut d’autant plus relancer la personne qui, ravie de nous aider, va continuer à expliquer combien c’est une super idée pour nous.

Une autre exemple de situation, lors d’une conversation. Nous entendons souvent des propos qui sont contraires à nos convictions ou nos expériences, et plutôt que de proposer un échange, un autre angle de vue, nous allons rester silencieux ou trop arrondir les angles pour ne pas contredire l’autre de peur de déclencher un conflit.

Enfin, une autre situation serait que nous n’avons pas envie de participer à un événement mais nous y allons quand même!

Inconsciemment, ce sont plusieurs peurs qui s’expriment. Notamment: la peur de blesser l’autre, la peur de le rejeter, la peur d’être rejeté ou critiqué, la peur de l’abandon, ou finalement la peur de se retrouver tout seul sans amour. Ces croyances inconscientes sont basées sur des blessures passées et se manifestent aujourd’hui sous forme de réactions infondées ou disproportionnées.

 

En quoi ce fonctionnement nous est-il finalement défavorable?

 

Cela nous est finalement défavorable, dans la mesure où:

  • Nous “achetons la paix sociale” en reniant ce que nous sommes réellement, nos désirs, nos motivations et nos besoins

Il est essentiel pour chacun de répondre à ses propres besoins et désirs.

Si l’on s’en coupe pour le bien-être de l’autre (que l’on suppose ayant besoin de ça de notre part), quelque part on se trahit et on se réfrène.

  • A force de jouer au caméléon, on peut aussi se demander quelle est notre vraie identité? Qu’est ce que j’aime vraiment? Qu’est ce que je n’aime pas?

De quoi j’ai envie?

Le risque est de se laisser prendre par les désirs des autres, de se détourner de ses propres objectifs. Chacun mérite de se respecter et respecter ce qui se passe en lui pour se donner les moyens de vivre heureux et épanoui, pour lui.

  • Cela peut mener à la construction de relations bancales

Finalement toujours s’adapter à l’autre fait que les relations construites sont souvent déséquilibrées. Est-ce que cette relation me nourrit vraiment? Est-ce que je me sens libre? Est-ce que cette personne me connaît et m’aime pour qui je suis?

  • Nous pouvons nous freiner pour ne pas blesser les autres

Il y peu aussi y avoir une forme d’orgueil dans la peur de trop s’affirmer. Comme si nous avions peur de rayonner, de peur que cela insécurise ou écrase les autres.

Cette idée est parfaitement décrite par le texte de Marianne Williamson (1). Personne ne nous a demandé de nous freiner. C’est à nouveau une façon d’anticiper ce dont l’autre a besoin pour se sentir bien. Nous brider ne nous rend pas service et ne rend pas non plus service à ceux qui nous entourent.

 

Comment travailler sur nous et nous en libérer?

 

Voici quelques idées qui m’ont aidée sur mon chemin:

  • Prendre du temps pour soi et avec soi pour clarifier notre identité

Qu’est ce que j’aime ou n’aime pas? Qu’est ce que je pense de telle chose? Quels sont mes besoins? De quoi j’ai envie? Qu’est-ce que j’accepte ou pas? Quelles sont mes priorités?

Est-ce que ces réponses sont les miennes ou est-ce que je les ai apprises? (éducation, société,etc.) Pour qui, ou pour quelle raison, est-ce que je fais telle chose?

Ces réponses peuvent évidemment changer au fil du temps, nous pouvons nous repositionner à tout moment.

  • Quand on nous propose une activité, un conseil, une idée, …

Qu’est ce que je pense de ça dans le fond? Est-ce que ça me donne envie? Est-ce que c’est en accord avec ce dont j’ai envie pour moi?

Et réaliser que si nous disons non, nous ne le disons pas à une personne mais à une idée ou une proposition. Aussi, nous ne sommes pas responsables des émotions de la personne à qui nous allons dire non, ni de sa réaction. Si elle se vexe, par exemple, c’est son droit et ce choix lui appartient.

(Dans cet article, je parle de comment mieux se dire les choses.)

  • Osons!

Osons chaque jour faire ce qui nous remplit de joie, que ce soit des détails ou de grandes étapes, sans penser au regard extérieur.

  • Donnons nous de l’amour

Donnons de l’amour à toutes les facettes de notre personnalité, nos qualités comme nos défauts, ainsi qu’à toutes les parties de notre corps pour les accepter comme constituant tout ce que nous sommes.

  • Accordons nous le droit de rayonner qui nous sommes

Nous pouvons très bien rayonner qui nous sommes en harmonie avec ceux qui nous entourent. Nul besoin de se comparer aux autres. La comparaison accentue l’idée de manque et de non amour de soi. Nous sommes assez, nous possédons tout ce dont nous avons besoin en nous-même. Chacun a des qualités merveilleuses et chacun est unique.

  • Acceptons le rythme dont nous avons besoin

Respectons notre rythme d’avancement et acceptons avec indulgence qu’il y aura peut-être des rechutes sur le chemin, peut-être pas!

  • Félicitons nos avancées!

Célébrerons chaque avancée, grande ou petite, sur le chemin de l’affirmation de soi.

  • Quelques idées de lecture:

Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même, Lise Bourbeau

Estime de soi, Confiance en soi et amour de soi, Patrice Ras

Le bonheur d’être soi, Moussa Nabati

La maîtrise de l’amour, Don Miguel Ruiz

Les mots sont des fenêtres, Marshall Rosenberg

 

Finalement, c’est en cheminant vers l’amour et l’acceptation de soi que nous pourrons progressivement nous montrer tels que nous sommes au monde. Et c’est là le départ vers une belle aventure 🙂

 

Références:

(1) http://www.imagesetmots.fr/pages/litterature/notre_peur.html

 

Comment être mieux dans ses baskets? #2 La gratitude

Comment être mieux dans ses baskets? #2 La gratitude

Il y a deux semaines, je vous parlais de l’ancrage comme un moyen d’être mieux dans ses baskets. Cette semaine pour le deuxième volet de la série, je souhaite vous parler de la gratitude. Idéale pour se sentir mieux dans son corps, dans sa tête et dans sa vie, elle aide à voir sa vie sous le meilleur angle.
Ce terme peut paraître surfait, mièvre ou “gnangnan”, mais vous verrez que l’appliquer sincèrement fait des miracles!

La gratitude, c’est quoi?

La gratitude consiste à se sentir reconnaissant pour ce que l’on a, ce que l’on vit, ce qui nous entoure. C’est adopter un regard plus positif sur sa vie, en se concentrant sur nos chances et non pas ce qu’il nous manque.

Il arrive à tout le monde d’avoir des moments de doute ou des difficultés, ils sont là, mais à côté il y a aussi tout plein de choses merveilleuses qui demandent à être remarquées. Cela peut être un beau paysage, un bon café, un repas entre amis ou juste le fait d’être en bonne santé avec un toit sur la tête.

Reconnaissant envers qui?

A qui ou ce que vous souhaitez! A vous-même, à votre famille, à la vie, à la nature, à ce en quoi vous croyez,…

Quels sont les bénéfices?

Les bénéfices notés lors d’études sur le sujet sont larges. Voici les principaux:

  • Une meilleure santé
  • Un meilleur sommeil
  • Une meilleure acceptation et estime de soi
  • Une meilleure relation aux autres
  • Plus de détermination
  • Plus de performance
  • Moins de risques de dépression
  • Moins de stress
  • Moins d’envie ou de comparaison aux autres

Et c’est un cercle vertueux! Plus on relève ce pourquoi nous ressentons de la gratitude, plus nous trouvons de raisons de ressentir cette gratitude.

Comment faire?

Voici quelques pistes pour commencer:

  • En prenant un instant pour vous recentrer et faire un inventaire de vos sources de joie
  • En prenant conscience des petits ou grands cadeaux que vous vivez ou en repensant à leur source
    ex: “c’est grâce à mon ami que j’ai rencontré mon mari”, ou “c’est en randonnée que j’ai rencontré mon futur employeur… quelle chance!”
  • En vous concentrant sur ce que vous avez déjà, pour se défaire de la course à la consommation de tout, ou de l’idée que l’herbe est plus verte ailleurs
  • En acceptant un don extérieur (une aide, un compliment,…) et être content de recevoir de l’autre

Exercice

Pendant au moins 21 jours (il est dit qu’une habitude s’installe durablement après 21 jours de pratique), le matin ou le soir, prenez 5 minutes pour écrire ce pourquoi vous ressentez de la gratitude!

Aujourd’hui, je ressens de la gratitude parce qu’il fait beau et cela me met de bonne humeur! 🙂

Et vous?

 

Sources

http://www.psychologies.com/Moi/Moi-et-les-autres/Relationnel/Articles-et-Dossiers/Dire-merci/La-gratitude-ca-fait-du-bien

http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Comportement/Articles-et-Dossiers/Adoptez-la-gratitude-attitude

Emotion, mon amie … Exprime-toi !

Emotion, mon amie … Exprime-toi !

Au cœur de nos vies, l’expression ajustée de nos émotions est une compétence fondamentale qui favorise notre bien-être et notre aisance relationnelle, elle participe à ce que certains auteurs ont nommé  l’Intelligence Emotionnelle [i].

L’expression juste

Dans l’article de Chloé en décembre dernier, nous avons découvert que, pour « Trouver les bons mots pour le dire », il est utile et important de faire usage des principes de la Communication Non Violente :

  • décrire sans jugement ce qui déclenche l’émotion,
  • exprimer les ressentis réels authentiques et sincères, en privilégiant la formule ‘je me sens…’,
  • exprimer les besoins qui motivent les émotions,
  • proposer des solutions.

Pour vous familiariser à l’expression sincère de vos émotions commencez simplement par observer vos comportements ou vos automatismes dans les situations professionnelles ou personnelles qui engendrent des émotions chez vous.

Vous pouvez, dans un premier temps, répondre spontanément à ces questions :

  • Quelles émotions ai-je du mal à exprimer ?
  • Quelles sont celles dont j’aime témoigner ?
  • Quelles sont les émotions fréquemment vécues dans mon contexte familial ou amical ?
  • Avec qui puis-je parler en toute confiance lorsque je me sens moins bien ?

Pour continuer votre observation, passez maintenant à l’écriture…

… Et tenez un journal de bord des situations émotionnelles que vous vivez et prenez le temps de décrire :

  • Quel est le contexte, quels sont les faits qui déclenchent l’émotion ?
  • Que se passe-t-il en moi dans cette situation ? Quelles émotions me traversent concrètement et précisément – attention une émotion peut en cacher une autre !
  • Qu’est ce qui est important pour moi ? Quelles sont mes attentes ?

Beaucoup de recherches scientifiques attestent et étudient encore l’effet du travail d’écriture sur la clarification du vécu, sur le processus de résolution de problèmes, sur le discernement et le recul. [ii]

L’émotion  a une « vocation » à être communiquée

Selon les études du psychologue Bernard Rimé, quand une personne éprouve une émotion, elle la partage dans 80 % des cas au moins avec une personne, impliquée ou non, dans la situation émotionnelle.[iii] C’est pourquoi sans doute tant de “secrets” sont un jour finalement dévoilés !

Lorsque nous « racontons » nos émotions, nous tissons des liens avec ceux qui nous écoutent sincèrement ; nous leur donnons des informations qui leur offrent la possibilité :

  • d’anticiper ou de répondre à nos attentes,
  • de nous aider à reconsidérer la situation,
  • de nous fournir une aide concrète ou de nous conseiller.

Notre expression juste et sincère ouvre ainsi un espace de partage et de communication et favorise le développement et l’aisance des relations interpersonnelles.

Émotion, mon amie… Je te comprends… Exprime-toi !

 

[i] P. Salovey et J.D. Mayer, (1990),  ‘Emotionnal intelligence’, dans Imagination, Cognition and Personnality, 9, 185-211,

[ii] A.Piolat et R. Bannour, (2011), https://www.researchgate.net/publication/234115546_Les_effets_de_l’ecriture_expressive_sur_la_sante_physique_et_psychologique_des_redacteurs_un_bilan_des_perspectives_de_recherches

[iii] B. Rimé, (2005), Le partage social des émotions, Paris, PUF

 

 

 

 

Emotion, mon amie… Je te comprends

Emotion, mon amie… Je te comprends

 

 

L’émotion fonctionne comme un baromètre de notre équilibre par rapport à notre environnement, elle nous informe sur nos besoins et nous indique des pistes pour les satisfaire.

Les émotions comme la peur, la colère ou la tristesse nous signalent que nos besoins sont insatisfaits ; les émotions telles que la joie, le contentement nous indiquent que nos besoins sont satisfaits. Ainsi n’y a-t-il pas de « bonne » ou de « mauvaise » émotion, toutes les émotions sont potentiellement utiles grâce aux messages qu’elles nous délivrent sur nos besoins.

Nos besoins fondamentaux 

Plusieurs chercheurs d’horizons différents se sont intéressés aux  besoins. Abraham Maslow, psychologue américain, décrit, en 1954, cinq grandes catégories de besoins représentées de manière hiérarchisée dans une pyramide qui l’a rendu célèbre. Max-Neef[i], économiste chilien, établit, en 1986, une grille de neuf besoins en connexion les uns avec les autres : la subsistance, la protection, l’affection, la compréhension, la participation, du temps pour soi, la créativité, l’identité et la liberté.

Retenons que les besoins humains physiologiques et psychologiques sont universels, ne sont ni bons, ni mauvais par nature et sont des paramètres indispensables à notre équilibre et à notre bien-être.

Comment reconnaître nos besoins à satisfaire ?

En distinguant bien :

  • le déclencheur de l’émotion – par exemple la remarque du copain, le commentaire du professeur ou du collègue
  • et le besoin insatisfait– par exemple le besoin d’estime, de sécurité, de reconnaissance…

En recherchant et comprenant le besoin, c’est-à-dire la cause interne de l’apparition de l’émotion, sans focaliser toute notre attention sur le déclencheur de l’émotion, comme nous le faisons souvent naturellement.

Prendre soin de nos besoins 

Dans la grille de Manfred Max-Neef, les besoins sont envisagés comme interactifs et pouvant être satisfaits sur quatre modes existentiels, celui de l’avoir, du faire, de l’être et de l’interagir.

Si les besoins humains sont universels et limités, les moyens que nous pouvons mettre en place pour les satisfaire sont dépendants de notre contexte culturel, social, familial et illimités en nombre.

Laissons donc notre créativité s’exprimer librement pour choisir les moyens les plus efficaces ou les plus accessibles et privilégions des moyens qui sont sous notre contrôle.

Souvenez-vous maintenant d’une émotion désagréable que vous ressentez régulièrement et prenez le temps de répondre sincèrement et par écrit à ces questions :

Quels événements ou quelles situations déclenchent cette émotion que vous connaissez bien ?

Quels besoins à satisfaire pouvez-vous découvrir, derrière cette émotion ?

Ces besoins sont-ils légitimes ?

Quels sont parmi ces besoins ceux dont vous avez pris soin ?

Quels sont ceux que vous avez négligés ?

Comment pouvez-vous prendre soin de ces besoins maintenant ?

Quels sont les moyens qui dépendent de vous plutôt que des autres ou de l’environnement ?

Si le moyen que vous désirez est inaccessible, quel autre moyen accessible pouvez-vous utiliser ?

A bientôt pour découvrir comment exprimer vos émotions et écouter celles d’autrui, avec délicatesse et pertinence !

[i] M. Max-Neef,, A. Elizalde et M. Hopenhayn, Desarrollo a escala humana : Una opcion para el futuro, 1986