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Auteur : christianejacquart

Rendez-vous avec l’artiste que vous êtes

Rendez-vous avec l’artiste que vous êtes

En vous laissant surprendre, puis en étant libre de tout penser, vous avez ouvert en vous un espace de créativité personnelle. Maintenant allez à la rencontre de votre artiste intérieur, avec confiance et humilité, pour simplement rendre votre vie plus créative.

Voici deux modalités exigeantes et simples pour développer votre créativité :

  • Donnez-vous un temps hebdomadaire pour emplir votre réservoir artistique.
  • Entretenez une pensée divergente.

 

Chaque semaine dans votre agenda notez un rendez-vous de 2 heures avec vous-même, pour nourrir votre conscience créative ! [i]

L’art fait appel à l’expérience sensorielle. Alors, durant ce moment de pause dédié à ‘votre’ artiste – en campagne ou à la ville, lors d’une activité spécifique ou au cours d’une action routinière quotidienne –  remplissez-vous d’images, de sons, de parfums contenus dans les détails de votre observation attentive :

  • si vous choisissez une promenade dans la campagne, remarquez et mémorisez la rugosité, le relief, la couleur de l’écorce d’un arbre ou la lumière irisée d’un coucher de soleil au-dessus d’un toit de chaume et la douce chaleur des derniers rayons sur votre visage ;
  • en ville, si vous décidez de découvrir un nouvel itinéraire, prêtez attention aux murs des bâtiments inconnus que vous longez – couleur, matériau, inscriptions, tags – aux bruits qui se mélangent dans la rue – moteurs de véhicules, conversations, jingles publicitaires …

Pour remplir votre puits intérieur, vivez l’étonnement, vivez la magie, vivez le mystère.

 

Développez une pensée imaginative, souple, originale[ii]

  • Multipliez les idées. Au moment d’agir, listez toutes les actions ‘possibles’ même les plus extravagantes et les plus irréalistes. Par exemple pour un projet de vacances, amusez-vous à prendre une carte du monde et à noter les pays ou lieux que vous aimeriez découvrir, répertoriez toutes les formes d’hébergement possibles – de la yourte à l’hôtel…- les moyens de transport envisageables – à pied, en trottinette…-
  • Favorisez la variété de vos idées, en utilisant les associations, les métaphores, les changements de contexte. Pour le choix d’un cadeau à un ami par exemple :
    • évoquez son goût pour la lecture, pensez alors à livre audio ou papier ou liseuse,
    • associez à son désir de partager ses connaissances et de nourrir ses convictions, pensez à un abonnement à des magazines multidisciplinaires pour la confrontation des idées, à une participation aux journées de l’éloquence, un voyage à Paris pour assister aux débats de l’Assemblée…
    • la ‘nourriture’ intellectuelle vous oriente alors sur la gourmandise de votre ami … Et l’idée d’un achat d’une confiserie… ou d’un robot pour réaliser toutes les recettes ou d’un livre sur la pâtisserie !
  • Ayez des idées inattendues, sortez volontairement des sentiers battus, pensez ‘à côté’.

 

A vous maintenant de déployer votre éventail, de découvrir votre ‘multitude’, de vivre votre complexité.

 

 

 

[i] Julia Cameron, Libérez votre créativité, J’ai lu, Paris, 2006

[ii] Mihaly Czikszentmihalyi, La créativité, Robert Laffont, Paris, 2006

Libre de tout penser

Libre de tout penser

Le premier pas vers la créativité est la curiosité, nous avons vu comment cultiver cette curiosité en se laissant surprendre, en consacrant de l’attention à l’étrange, à l’énigmatique, à l’inconnu.

Votre énergie créative, ainsi libérée, vous pouvez maintenant la protéger et l’intérioriser[i]. Vous vous engagez alors dans ce processus créatif qui vous donne la sensation de vivre plus intensément.

 

Protégez votre énergie créative par la gestion de votre temps, prenez les commandes de votre agenda, ne le subissez pas !

 

Protégez votre énergie créative par l’organisation harmonieuse de votre espace.

  • Chez vous ou sur votre lieu de travail, en aménageant à votre goût un endroit qui vous plaît,
  • en emportant avec vous les photos, les petits objets, les notes ou livres que vous aimez.

Libérée et protégée,  votre énergie créatrice, peut se déployer avec constance et puissance si vous ouvrez à l’intérieur de vous les chemins qui lui permettent d’opérer, si vous choisissez d’exercer votre attention autrement, de penser autrement, de regarder ou de ressentir autrement.

 

Intériorisez votre énergie créative en voyageant sur des curseurs variés, d’un extrême à l’autre volontairement.

  • Repérez vos modes opératoires majeurs et préférés : prudence /audace ou prise de risque, habitudes / nouveautés, anticipation / dernier moment… Et décidez dans certaines situations de vous comporter à l’opposé de votre tendance « naturelle » ou automatique,
  • Alternez volontairement des actions correspondant à des modes de fonctionnement très différents, promenez-vous sur ces curseurs.
  • Faites preuve de l’ouverture et de la réceptivité les plus grandes et souples, puis concentrez-vous avec détermination sur vos choix et décisions. Et régulièrement effectuez ce chemin entre ces deux extrêmes, ouverture et concentration.

 

Explorez ces exercices inspirés d’un livre de Bertrand Piccard[ii]  :

  • Lors d’une discussion entre amis, choisissez d’écouter les arguments de la personne qui vous apparaît d’emblée tenir les propos les plus opposés à votre opinion. Demandez-vous, sincèrement et avec attention, « et si elle avait raison, si je pouvais modifier mes convictions. »
  • Au quotidien, avant d’agir ou de réagir, arrêtez-vous un instant et posez-vous la question « quel serait le contraire de ma modalité ou de ma réponse habituelle ? »

Ces modes ‘grand écart’ ou ‘tout penser’ nourrissent notre créativité, nous offrent des issues et des horizons multiples, et augmentent la qualité et la densité de notre vécu.

 

 

[i] Mihaly Czikszentmihalyi, La créativité, Robert Laffont, Paris, 2006

[ii] Bertrand Piccard, Changer d’altitude, Stock, 2014

 

 

En ce printemps, laissez-vous surprendre

En ce printemps, laissez-vous surprendre

 

La surprise est une émotion fondamentale, elle nous donne accès au nouveau, au changement, en faisant jaillir le doute et l’incertitude.

La surprise stimule notre curiosité et notre intérêt, la vie tout à coup, à l’improviste, nous prend au dépourvu. La banalité, la routine s’estompent derrière l’étrange, l’inconnu et nous avons la sensation de vivre plus intensément.

Laissez-vous surprendre par quelque chose, chaque jour, la nature au printemps nous réserve des surprises visuelles – des bourgeons ou des petites feuilles  aux branches des arbres –  olfactives – le parfum des crocus ou des narcisses – sonores – le chant des oiseaux –tactiles – la douceur de l’air sur le visage –gustatives – le goût des nouveaux légumes de printemps.

Prenez le temps d’enregistrer ces stimuli sensoriels sans les étiqueter, considérez-les pour ce qu’ils sont non pour ce que vous pensez ; ainsi regardez un arbre, sans penser le mot arbre, sans laisser aucune connaissance préexistante pénétrer votre conscience.

Surprenez une personne, chaque jour, en lui posant une question que vous n’osiez jusqu’alors exprimer, en l’invitant dans un endroit que vous ne connaissez pas. Cherchez à étonner par une attitude ou un comportement qui ne vous est pas habituel, ne soyez pas, en cet instant et volontairement, prévisible.

Rompez avec vos habitudes, changez d’apparence…

Notez chaque jour ce qui vous a surpris et comment vous avez créé la surprise. Pour rendre ces expériences volontaires plus concrètes et plus durables, prenez le temps d’écrire la surprise du jour et votre acte le plus surprenant. Noter ces explorations les rend moins fugitives, les fixe dans votre mémoire. De plus, en relisant vos notes dans quelques semaines, vous découvrirez sans doute comme une lame de fond, une constante dans vos intérêts, qui vous indiquent quel domaine explorer encore, vers quelle voie vous diriger, pour enrichir votre vie.

La surprise libère notre énergie créative, nous verrons prochainement comment la protéger.

Emotion, mon amie … Exprime-toi !

Emotion, mon amie … Exprime-toi !

Au cœur de nos vies, l’expression ajustée de nos émotions est une compétence fondamentale qui favorise notre bien-être et notre aisance relationnelle, elle participe à ce que certains auteurs ont nommé  l’Intelligence Emotionnelle [i].

L’expression juste

Dans l’article de Chloé en décembre dernier, nous avons découvert que, pour « Trouver les bons mots pour le dire », il est utile et important de faire usage des principes de la Communication Non Violente :

  • décrire sans jugement ce qui déclenche l’émotion,
  • exprimer les ressentis réels authentiques et sincères, en privilégiant la formule ‘je me sens…’,
  • exprimer les besoins qui motivent les émotions,
  • proposer des solutions.

Pour vous familiariser à l’expression sincère de vos émotions commencez simplement par observer vos comportements ou vos automatismes dans les situations professionnelles ou personnelles qui engendrent des émotions chez vous.

Vous pouvez, dans un premier temps, répondre spontanément à ces questions :

  • Quelles émotions ai-je du mal à exprimer ?
  • Quelles sont celles dont j’aime témoigner ?
  • Quelles sont les émotions fréquemment vécues dans mon contexte familial ou amical ?
  • Avec qui puis-je parler en toute confiance lorsque je me sens moins bien ?

Pour continuer votre observation, passez maintenant à l’écriture…

… Et tenez un journal de bord des situations émotionnelles que vous vivez et prenez le temps de décrire :

  • Quel est le contexte, quels sont les faits qui déclenchent l’émotion ?
  • Que se passe-t-il en moi dans cette situation ? Quelles émotions me traversent concrètement et précisément – attention une émotion peut en cacher une autre !
  • Qu’est ce qui est important pour moi ? Quelles sont mes attentes ?

Beaucoup de recherches scientifiques attestent et étudient encore l’effet du travail d’écriture sur la clarification du vécu, sur le processus de résolution de problèmes, sur le discernement et le recul. [ii]

L’émotion  a une « vocation » à être communiquée

Selon les études du psychologue Bernard Rimé, quand une personne éprouve une émotion, elle la partage dans 80 % des cas au moins avec une personne, impliquée ou non, dans la situation émotionnelle.[iii] C’est pourquoi sans doute tant de “secrets” sont un jour finalement dévoilés !

Lorsque nous « racontons » nos émotions, nous tissons des liens avec ceux qui nous écoutent sincèrement ; nous leur donnons des informations qui leur offrent la possibilité :

  • d’anticiper ou de répondre à nos attentes,
  • de nous aider à reconsidérer la situation,
  • de nous fournir une aide concrète ou de nous conseiller.

Notre expression juste et sincère ouvre ainsi un espace de partage et de communication et favorise le développement et l’aisance des relations interpersonnelles.

Émotion, mon amie… Je te comprends… Exprime-toi !

 

[i] P. Salovey et J.D. Mayer, (1990),  ‘Emotionnal intelligence’, dans Imagination, Cognition and Personnality, 9, 185-211,

[ii] A.Piolat et R. Bannour, (2011), https://www.researchgate.net/publication/234115546_Les_effets_de_l’ecriture_expressive_sur_la_sante_physique_et_psychologique_des_redacteurs_un_bilan_des_perspectives_de_recherches

[iii] B. Rimé, (2005), Le partage social des émotions, Paris, PUF

 

 

 

 

Emotion, mon amie… Je te comprends

Emotion, mon amie… Je te comprends

 

 

L’émotion fonctionne comme un baromètre de notre équilibre par rapport à notre environnement, elle nous informe sur nos besoins et nous indique des pistes pour les satisfaire.

Les émotions comme la peur, la colère ou la tristesse nous signalent que nos besoins sont insatisfaits ; les émotions telles que la joie, le contentement nous indiquent que nos besoins sont satisfaits. Ainsi n’y a-t-il pas de « bonne » ou de « mauvaise » émotion, toutes les émotions sont potentiellement utiles grâce aux messages qu’elles nous délivrent sur nos besoins.

Nos besoins fondamentaux 

Plusieurs chercheurs d’horizons différents se sont intéressés aux  besoins. Abraham Maslow, psychologue américain, décrit, en 1954, cinq grandes catégories de besoins représentées de manière hiérarchisée dans une pyramide qui l’a rendu célèbre. Max-Neef[i], économiste chilien, établit, en 1986, une grille de neuf besoins en connexion les uns avec les autres : la subsistance, la protection, l’affection, la compréhension, la participation, du temps pour soi, la créativité, l’identité et la liberté.

Retenons que les besoins humains physiologiques et psychologiques sont universels, ne sont ni bons, ni mauvais par nature et sont des paramètres indispensables à notre équilibre et à notre bien-être.

Comment reconnaître nos besoins à satisfaire ?

En distinguant bien :

  • le déclencheur de l’émotion – par exemple la remarque du copain, le commentaire du professeur ou du collègue
  • et le besoin insatisfait– par exemple le besoin d’estime, de sécurité, de reconnaissance…

En recherchant et comprenant le besoin, c’est-à-dire la cause interne de l’apparition de l’émotion, sans focaliser toute notre attention sur le déclencheur de l’émotion, comme nous le faisons souvent naturellement.

Prendre soin de nos besoins 

Dans la grille de Manfred Max-Neef, les besoins sont envisagés comme interactifs et pouvant être satisfaits sur quatre modes existentiels, celui de l’avoir, du faire, de l’être et de l’interagir.

Si les besoins humains sont universels et limités, les moyens que nous pouvons mettre en place pour les satisfaire sont dépendants de notre contexte culturel, social, familial et illimités en nombre.

Laissons donc notre créativité s’exprimer librement pour choisir les moyens les plus efficaces ou les plus accessibles et privilégions des moyens qui sont sous notre contrôle.

Souvenez-vous maintenant d’une émotion désagréable que vous ressentez régulièrement et prenez le temps de répondre sincèrement et par écrit à ces questions :

Quels événements ou quelles situations déclenchent cette émotion que vous connaissez bien ?

Quels besoins à satisfaire pouvez-vous découvrir, derrière cette émotion ?

Ces besoins sont-ils légitimes ?

Quels sont parmi ces besoins ceux dont vous avez pris soin ?

Quels sont ceux que vous avez négligés ?

Comment pouvez-vous prendre soin de ces besoins maintenant ?

Quels sont les moyens qui dépendent de vous plutôt que des autres ou de l’environnement ?

Si le moyen que vous désirez est inaccessible, quel autre moyen accessible pouvez-vous utiliser ?

A bientôt pour découvrir comment exprimer vos émotions et écouter celles d’autrui, avec délicatesse et pertinence !

[i] M. Max-Neef,, A. Elizalde et M. Hopenhayn, Desarrollo a escala humana : Una opcion para el futuro, 1986

Emotion, mon amie …

Emotion, mon amie …

Longtemps considérées comme nous détournant de la raison ou devant être maîtrisées ou ignorées, les émotions ont aujourd’hui le statut de ressources, aussi naturelles et vitales que notre respiration.

Ces ressources émotionnelles sont au service de notre bien-être si nous savons les  identifier, les exprimer, les comprendre et les réguler.

Depuis plus de 20 ans de nombreuses études scientifiques s’intéressent aux émotions. Si des psychologues et neurologues ont mis en évidence que les émotions sont indispensables à notre survie et à notre adaptation,[i] d’autres chercheurs ont établi que les émotions peuvent conduire à des désordres psychologiques[ii]

Premier constat, nous sommes tous – hors pathologies spécifiques – « équipés » pour ressentir des émotions.  La peur, la joie, la tristesse, la colère, la surprise, le dégoût sont souvent considérées comme les émotions majeures.

Nos réseaux neuronaux sont « bâtis » pour nous faire éprouver ces émotions « naturelles ». Par exemple, nous n’apprenons pas à être joyeux, nous éprouvons cette émotion de joie, elle s’impose à nous ; ainsi, souvenez-vous du votre dernier fou rire ou de cette plaisante sensation de légèreté, de bien-être que vous avez éprouvés lors d’une soirée entre amis.

Deuxième constat, notre parcours de vie, notre éducation et notre contexte socio-culturel modulent ces dispositions initiales, cet « équipement de base ».

Si des émotions intenses se répètent et s’intensifient au fil des expériences de vie, des pistes neuronales se creusent et s’amplifient, ouvrant la voie à des trajets « réflexes », qui s’activent hors de notre contrôle, nous fonctionnons alors sur un mode automatique, submergés par les émotions et les subissant.

La conséquence de ces 2 faits scientifiquement prouvés est que nous pouvons moduler ces flux émotionnels par notre volonté et par un apprentissage. Nous pouvons développer nos compétences émotionnelles, afin d’être plus en harmonie avec nous-même et avec les autres.

C’est ce chemin que vous allez découvrir dès maintenant en commençant par identifier vos propres émotions.

Comment identifier vos émotions :

  • En premier lieu, ouvrez-vous aux émotions, accueillez-les, prenez le temps de les vivre dans votre corps comme dans vos pensées,
  • Puis, nommez vos émotions ; vous aurez recherché au préalable à étendre votre vocabulaire émotionnel[iii]
  • Enfin, décrivez vos émotions en repérant vos pensées, vos sensations physiologiques et vos désirs d’action.

Prenons ensemble un exemple :

Vous êtes à l’écoute d’une émission politique et vous ressentez progressivement de l’agitation intérieure, un malaise diffus, accueillez ces sensations, recevez-les avec attention.

Maintenant recherchez les mots qui correspondent le mieux à ce que vous vivez en ce moment : agacement, irritation, colère, mépris, dégoût, répugnance, stupéfaction, déception, tristesse…

Partez à la recherche de :

  • ce que vous pensez – ces politiques sont imbus d’eux-mêmes…
  • de ce que vous sentez dans votre corps – tensions musculaires dans votre dos, crispations de votre visage autour de la bouche …
  • de ce que vous avez envie de faire – prendre la parole, grommeler, vociférer, critiquer, couper le son et l’image…

Vous pouvez pendant 1 ou 2 semaines tenir ainsi un journal de bord de ces moments émotionnels importants pour vous.

Dans le prochain article, nous découvrirons comment exprimer nos émotions.

[i] Antonio Damasio, L’erreur de Descartes, Odile Jacob, Paris, 1994

[ii] Pierre Philippot, Emotion et psychothérapie, Mardaga, Belgique, 2007

[iii] Ilios Kotsou, Intelligence émotionnelle et management, De Boeck, Louvain, 2012, p 178

A la recherche de vos trésors

A la recherche de vos trésors

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Vos valeurs sont le moteur de vos actions. Pour préparer et soutenir votre action durant l’année 2017, partez à la découverte de vos valeurs, elles sont les sources d’énergie nécessaires à votre engagement. Ainsi vous agirez en 2017 en direction de ce qui compte vraiment pour vous.

Souvenez-vous de quelques moments de vie particuliers et denses de votre année 2016, au cours desquels vous avez ressenti paix, plénitude ou joie. Rappelez-vous de ces expériences simples et intenses durant lesquelles vous aviez le sentiment d’être là où vous deviez être, vous vous ressentiez en harmonie avec vous-même, à la fois relié et libre, dans l’instant et plein de votre histoire… Evidence, fluidité…

Composez une liste de ces expériences 2016, en choisissant celles qui sont les plus aisément présentes à votre esprit, puis pour chaque expérience rappelez-vous avec précision, en la visualisant, les perceptions sensorielles, les émotions que vous ressentiez.

Recherchez quelles conditions et quelles raisons étaient réunies pour que vous ressentiez cette satisfaction, cette plénitude. Si, par exemple, votre premier souvenir est une réunion de travail à laquelle vous avez participé et au sortir de laquelle vous vous êtes senti empli d’énergie et mû par une vraie dynamique, demandez-vous quels sont les éléments ayant contribué à vous donner cet élan : l’écoute de l’animateur, les exercices de créativité qui vous ont donné confiance, les temps de pause ou de silence, le contenu pédagogique qui vous ont permis de témoigner ou de questionner librement.

Vous repérez ainsi des caractéristiques, des qualités, des mots-clés comme attention, créativité, liberté, curiosité qui sont essentiels pour vous.

En répétant ce processus de réflexion sur chaque expérience, vous constituez une liste des valeurs qui nourrissent et donnent du sens à votre vie. Inscrivez-les sur un page de notes dans votre ordinateur, dans votre mobile.

Pour accroître votre satisfaction et votre bien-être, agissez en 2017 en harmonie avec vos valeurs, elles sont le ferment et l’architecture de votre action.

Vivre notre corps pour donner de la vie à l’âme

Vivre notre corps pour donner de la vie à l’âme

Corps et esprit sont intimement reliés, indissociables dans la traversée de notre vie. « Fais du bien à ton corps pour que ton âme ait envie d’y rester » ce proverbe indien ouvre sur la simplicité d’un vécu quotidien : notre corps est le contenant qui accueille et héberge notre pensée. Il est aussi le lien entre notre esprit et l’extérieur, il a besoin de notre respect, de notre considération et de notre reconnaissance.

Le corps est la maison de notre esprit

Notre présence vivante dans le monde se manifeste dans et par notre corps. Notre corps est un « objet » de la Nature et il est aussi le lieu qui accueille, qui abrite notre pensée et lui offre l’opportunité de se déployer.

Notre corps ne s’oppose pas à notre intelligence, à nos sentiments, à nos émotions, il les inclut, les relie et les abrite.

Corps et esprit sont à la fois distincts et unis.

« Quand on fait corps avec son corps, le corps à corps impétueux avec le monde s’apaise pour faire place à la rencontre singulière d’une énergie de vie à la fois harmonieuse et puissante. » Bertrand Vergely

A la fois dispositif organique complexe, empli d’intelligence et de science, notre corps est adaptable et souple, il imite, il apprend, il crée. « Le corps est finalement ce par quoi on invente, c’est l’inventeur perpétuel, il est le socle de toutes nos inventions. » Michel Serres

Notre corps est unique et précieux, prenons-en soin

Nous disposons d’un seul corps, ce corps n’est pas un outil ou un instrument à notre service, obéissant à nos ordres, c’est un organisme complexe, autonome et sensible, tout en subtilité, en mystère encore. Il est important, d’en prendre soin, de le considérer avec une respectueuse et amicale bienveillance.

« Veiller aux bons équilibres du corps permet à ce dernier de mieux s’autoprotéger, s’autoréparer » Christophe André Etre à l’écoute de son corps c’est repérer ses signaux – souplesse, raideur, énergie, douleur – c’est respecter ses besoins de mouvement, de calme, d’alimentation variée et naturelle, de contacts réguliers avec la nature.

Si notre esprit parfois nous conduit à « somatiser », beaucoup de recherches scientifiques prouvent à l’inverse que l’exercice physique est bénéfique pour la santé et en particulier pour la santé mentale. Notre corps peut venir au secours de notre pensée.

Alors maintenant simplement re-sentez votre corps, habitez votre ‘maison’ et laissez-vous porter par « la sensation ambulatoire » à partir des enseignements de Luis Ansa .

Assis, dos droit, pieds à plat sur le sol, mains sur les cuisses ou sur les genoux ; respirez tranquillement 4 ou 5 fois. Vous allez maintenant sentir votre pied droit, c’est-à-dire que vous allez éveiller la sensation de votre pied droit. Après 30 ou 40 secondes, amenez la sensation du pied droit au pied gauche et restez quelques instants dans cette sensation. Eveillez la main droite, puis une demi-minute plus tard, éveillez la main gauche.

En gardant chaque fois le même temps de pause, éveillez ainsi les épaules, les oreilles, le nez, les jambes, les bras, la poitrine. Eveillez maintenant le cou, la nuque, le crâne, le front, les yeux, la bouche, tout le visage et la tête. Enfin à partir de la sensation du cou, suivez votre verticalité et éveillez consécutivement la poitrine, le ventre, le bas-ventre, le bassin.

Ressentez maintenant la totalité de votre corps et à partir de1ou 2 minutes évoquez un sentiment de gratitude et quittez doucement l’exercice.

En nourrissant ainsi cette relation corps-esprit, vous ouvrez des accès à cette immense connaissance qui n’est pas dans les livres, mais dans la pratique.

Etre pleinement exige cette plongée dans le corps.

Engagez-vous à être !

Engagez-vous à être !

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Toute l’énergie que vous avez libérée grâce à l’acceptation, vous pouvez maintenant l’engager pour être et choisir vos valeurs.

Alors prenez les commandes d’emblée… Etablissez votre « to-be-list ».

Au service de nos vies chargées en activités et sollicitations multiples, les listes, sont à la fois un exercice et un outil dont vous connaissez les effets structurants, apaisants, rassurants. La liste de courses, la liste des personnes à contacter, « la liste de nos envies », la liste des choses à faire ou to-do-list … Ces listes vous sont familières.

Et si vous expérimentiez maintenant la to-be-list. La to-be-list (1) est une liste des qualités à être, une liste des adjectifs ou expressions qui vont décrire au plus près celle ou celui que vous avez décidé d’être.

Pour cette première expérience, commencez par choisir le domaine professionnel ou privé dans lequel vous souhaitez tester cette to-be-list, puis la personne ou le groupe de personnes auprès desquelles vous avez décidé d’être ainsi que votre to-be-list le décrit.

Ensuite donnez-vous le temps d’un moment d’auto-hypnose ou de pleine conscience. Ou bien visualisez-vous devant un miroir et regardez la personne que vous êtes sourire, ressentez en elle – en vous –  une force tranquille.

Et laissez venir les mots, accueillez-les en confiance. Vous pouvez établir maintenant votre to-be-list de 3 adjectifs.

Chaque jour de cette semaine, déterminez ces trois qualificatifs qui vont caractériser votre modalité d’être, amusez-vous à changer de contexte ou de « public ».

Cette pratique régulière a des effets sur notre détermination, sur notre force intérieure et sur notre bien-être car elle nous met en relation directe avec nos valeurs. Les valeurs représentent ce qui compte réellement pour nous, ce qui donne du sens à  notre existence.

 

Travailler à la définition et au repérage des valeurs, nous offre l’opportunité de la distance, d’un regard différent et d’un élargissement de conscience

Prendre le temps de réfléchir à ce qui crée une vie riche et profonde, constitue une prise de conscience différente permettant de nous éloigner de la lutte permanente contre nos émotions et pensées difficiles voire douloureuses. Il a été montré que le simple fait de réfléchir aux valeurs importantes pour soi diminue le taux de cortisol, l’hormone du stress (2).

 

Les valeurs sont des moteurs profonds, des renforçateurs positifs, le carburant pour déclencher et soutenir notre action.

Comme les points cardinaux sur la boussole structurent l’espace, les valeurs organisent et construisent notre vie (3).

Comme les points cardinaux indiquent une direction et non un lieu précis, les valeurs ne sont pas des buts à atteindre. Une valeur n’est jamais atteinte, ainsi si l’une de nos valeurs est la patience, nous trouverons toujours des actions à mener pour être encore plus patient.

Source de progrès et de satisfaction inépuisable, les valeurs entraînent un sentiment de cohérence, d’une plus grande richesse du vécu, d’une vie qui se déploie avec vitalité !

 

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Attention et Lâcher-prise… Une association de bienfaiteurs !

Attention et Lâcher-prise… Une association de bienfaiteurs !

Le lâcher prise est au cœur des discours sur le développement personnel, associé à l’attention, il offre une  profondeur et une ouverture pour être mieux avec soi, mieux avec l’autre, mieux dans son environnement.

Si nous commencions par expérimenter simplement et directement cette alliance attention et lâcher prise en regardant cette image…

Cette image est un stéréogramme, voici la technique simple pour découvrir toutes ses facettes : approchez le visage de l’image (30-35 cm), portez votre attention sur un point au centre de l’image, longtemps, et laissez progressivement l’image se troubler en continuant de fixer le point. Le voyage commence, l’esprit se libère de l’image première, et part à la découverte d’autres contenus qui apparaissent en 3 dimensions (1) comme dans une profondeur d’espace nouvellement créée par vous.

Avec attention d’abord… En lâchant prise ensuite, en particulier en lâchant votre observation raisonnée, vous allez, au-delà des dessins, des couleurs et des formes représentées, découvrir de nouvelles images et d’autres perspectives… Donnez-vous du temps pour explorer cette nouvelle « vision ».

 

Cette alliance singulière entre attention et lâcher prise génère l’acceptation (2) au sens du mot latin accipere, « recevoir » qui nous place dans l’attitude d’ouverture active devant un événement ou une situation. Selon des chercheurs en psychologie (3), cette acceptation qu’ils qualifient d’ « expérientielle » nous permet d’être :

  • Envers nous-même, plus dans la sérénité et le consentement et moins dans la résistance, plus dans l’action, ouvert aux expériences nouvelles et moins dans le ressenti douloureux d’émotions négatives ;
  • Envers les autres, plus dans la compassion et moins dans le jugement négatif.

 

La prochaine fois que vous éprouverez un mauvais ressenti – cela peut être un agacement suite à une conversation avec votre collègue ou de la colère face à des incivilités – renoncez à vos stratégies de contrôle ou de protection du vécu désagréable et tentez l’expérience de l’acceptation.

Repérez toutes les sensations qui s’installent dans certaines parties de votre corps, dirigez toute votre attention sur celles qui vous gênent le plus et prenez tranquillement le temps de les observer. Voilà… Maintenant, respirez amplement. Sentez l’air que vous inspirez se diriger particulièrement sur les zones inconfortables de votre corps, pour donner plus de place à vos sensations et les accueillir.

Toute l’énergie que vous dépensiez  pour éviter le malaise ou la douleur, vous pouvez la consacrer à nouveau vers ce qui compte pour vous.  

 

Sources:

(1) 5  montgolfières apparaissent…

(2) Pleine conscience et acceptation Les thérapies de la troisième vague, sous la direction d’Ilios Kotsou et Alexandre Heeren, de boeck, 2012

(3) Acceptance : An Historical and Conceptual Review. Imagination, Cognition, and Personality, Williams, J. C. & Lynn S.J., 2010