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Auteur : chloerossitherapeute

La nature comme remède

La nature comme remède

En période de rentrée, c’est un peu le retour du rythme effréné! Il faut s’y remettre et on ajoute même quelques bonnes résolutions au passage pour agrémenter la reprise… et la pression!
Alors comment rester calme?
Voici, dans cet article, ce qui pour moi peut nous aider à vivre une rentrée, mais également un quotidien, sereins.

C’est ce que j’ai expérimenté il y a quelques semaines. Ma tête était remplie de questionnements et d’incertitudes sur la voie à suivre, mêlés à de nouvelles idées et peu de temps pour moi. Je me suis sentie dépassée!
Puis, une amie m’a proposé d’aller balader au bois de Vincennes. Dès mon arrivée au bord du bois, le calme a commencé à pointer le bout de son nez. Quelques mètres plus loin, au milieu des arbres, mes doutes et mes craintes se sont tus. Mon esprit était paisible et je n’arrivais même plus à discuter avec mon amie, tellement le calme était présent.Je me sentais alignée, sereine et tranquille et mes pensées me paraissaient lointaines et sans importance. Je me sentais reliée à l’essentiel.

Le bien-être grâce aux vertus des arbres, ou la sylvothérapie, est de plus en plus utilisé et reconnus. Cela repose sur un cadeau simple et naturel, accessible à tous!

 

Quels sont les bénéfices d’être entourés d’arbres?

Les arbres disposent de merveilleuses qualités, dont voici certaines étudiées par la science. Ils nous apportent notamment:

  • Une amélioration de la santé physique et mentale
    Roger Ulrich, de l’Université du Texas a noté que les patients d’hôpitaux qui avaient dans leur chambre une vue sur des espaces verts ou une photo de nature, guérissaient beaucoup plus vite. Leur système immunitaire était renforcé et ils prenaient également moins de médication. (1)

 

  • Une forte réduction du stress, de l’anxiété, ou de la colère
    Une étude au Japon a montré que les personnes ayant marché dans les bois ont un taux de cortisol (une des hormones du stress) dans le sang beaucoup plus bas que ceux qui avaient marché en ville. (1)

 

  • Un air plus pur
    Georges Plaisance a étudié la qualité de l’air en pleine nature et en ville. Les résultats ont montré que l’air forestier contient bien moins de microbes que l’air urbain: 50 microbes par m3 d’air en forêt littorale contre 1 000 dans le parc Montsouris de Paris, 88 000 sur les Champs-Elysées, ou encore 575 000 sur les Grands boulevards à Paris.

 

  • Un air remplir d’huiles essentielles
    Certains arbres dégagent naturellement des molécules antibiotiques ou apaisantes (toni-sédatives) que nous retrouvons dans les huiles essentielles. (2)

 

  • Le bien-être chez les enfants, notamment hyperactifs
    Une autre étude japonaise note que les enfants hyperactifs ont montré plus de calme et une meilleure capacité de concentration de retour à l’école. Certains ont également montré plus de créativité.

 

  • Sans oublier que les arbres rejettent l’oxygène dont nous avons besoin pour vivre!

 

Des idées à mettre en place facilement!

Si cela vous parle, ou vous attire, voici quelques idées faciles à mettre en pratique:

  • Allez dès que vous en ressentez le besoin, vous balader en forêt ou dans un parc
  • Contemplez la nature, asseyez vous sur un banc ou dans l’herbe et contemplez le paysage. C’est une forme de méditation qui vous permettra de vous connecter à l’essentiel en vous. C’est justement dans ces moments de sérénité qu’on est le plus apte à comprendre des situations que l’on vit ou trouver les réponses à nos questions.
  • Présentez-vous à un arbre et si vous ressentez qu’il est d’accord, adossez-vous à lui, les paumes des mains contre son écorce. Vous pourrez partager votre énergie avec lui et recevoir la sienne. (Evitez les arbres frêles ou malades)

Et si vous ne pouvez pas aller en forêt, la forêt peut venir à vous!

  • Achetez une plante pour rendre votre espace de vie plus doux et agréable
  • Achetez un tableau ou une photo de nature à afficher dans une pièce que vous fréquentez souvent (même l’énergie de la pièce pourra en bénéficier!)
  • Achetez une huile essentielle (pin, laurier ou une odeur que vous aimez) à emporter et sentir partout où vous allez, ou à diffuser chez vous

 

Selon moi, ce genre de moments en connexion avec la nature est très précieux. Je me sens très reconnaissante envers les arbres (et les végétaux en général) pour l’énergie et la sérénité qu’ils m’insufflent. Je fais au mieux pour m’inspirer d’eux, qui se présentent au monde juste tels qu’ils sont, avec simplicité et amour. J’espère que cet article vous donnera envie d’aller à leur rencontre!

Saviez-vous que 75% des Français vivent à moins de 30 minutes d’une forêt?

Alors foncez! 🙂

 

(1) https://www.consoglobe.com/sylvotherapie-les-arbres-soignent-maux-cg:

(2) http://businessofeminin.com/feature/silvotherapie-quand-les-arbres-guerissent-les-ames/

 

Méditation guidée: Se préparer à un événement stressant

Méditation guidée: Se préparer à un événement stressant

Nous pouvons tous, à un moment de notre vie, faire face à une situation stressante, que ce soit une prise de parole en public, une compétition sportive, ou un rendez-vous. C’est pourquoi je vous propose dans cet article une méditation guidée qui vous permettra de vous détendre et de vous préparer au mieux.

Le type de moments qui créent du stress ou de la peur sont variés et très subjectifs. Dans le cas d’une prise de parole en public, par exemple, chacun va vivre cette « exposition » aux yeux du monde à sa façon, et plus ou moins aisément.
J’aborde ici ces événements prévus à l’avance, inscrits sur votre calendrier, dont l’échéance qui se rapproche crée de l’anxiété chez vous.
Pour vous aider à gérer ce stress, il existe la visualisation! En effet, la clé pour se libérer du stress engendré par cet événement, c’est de le vivre et le revivre, jusqu’à ce qu’on s’y sente à l’aise.
Des études ont montré que la simulation d’une expérience (par la visualisation ou le ressenti corporel) est considérée par le cerveau comme un moment réellement vécu et active les mêmes zones du cerveau. C’est alors comme si vous aviez déjà vécu ce moment par le passé. Il paraît donc moins impressionnant le jour J.
C’est également une méthode utilisée par les athlètes de haut niveau pour leur entraînement ou pour préparer une compétition. C’est pour eux, déjà s’entraîner!
Visualiser l’activité tout en activant les 5 sens, implique tout le corps et le prépare à vivre l’expérience.(1 et 2)

Je vous propose donc de vous plonger dans votre moment stressant à travers une méditation guidée.

 

Méditation: Vers la version AUDIO (9 minutes)

 

Prenez un moment au calme
Je vous invite à fermer les yeux
Inspirez… Expirez…
Sentez qu’à chaque expiration, une profonde détente s’installe en vous

Portez votre attention sous vos pieds
Imaginez des racines qui partent du dessous de vos pieds et s’enfoncent dans le sol…
Vos racines descendent à leur rythme… épaisses et fortes…de plus en plus bas dans la Terre…
Elles descendent encore plus profondément et arrivent au centre lumineux de la terre…

Vous vous sentez à présent à l’aise et complètement détendu…
Ancré et dans le moment présent…

Imaginez maintenant que vous vous trouvez dans la situation qui vous stresse.
Visualisez chaque détail de la scène…
Les personnes présentes, le décor, les sons ou les odeurs s’il y en a, ou la température,…
Comment êtes-vous habillé? Quelle est la sensation de vos vêtements sur le corps?
Que faites-vous? Quelle est votre posture?

Ressentez que la détente est toujours présente en vous, qu’elle est installée dans tout votre corps pendant cette situation…

Vous pouvez ajouter sur cette détente, les sensations que vous aimeriez ressentir: performance, énergie, confiance, audace, naturel, joie, sérénité,…

Si un élément inattendu apparaît, comme une question du public ou une étape supérieure à franchir, que feriez-vous?
Imaginez votre réaction…
Pour cela, maintenez votre état de détente et de calme et répondez au mieux à cet imprévu.

Imaginez enfin la sensation, les émotions qui vous traverseront une fois cet événement terminé.
Ressentez celles que vous souhaitez, le soulagement, la fierté, la gratitude, l’excitation, la joie, etc…
Restez quelques instants dans cette sensation…

Revenez petit à petit à vous, bougez vos orteils, vos pieds, vos doigts,…
Ouvrez vos yeux lorsque vous serez prêt.

 

Vous pouvez refaire cette méditation tant que vous en ressentez le besoin. Vous pouvez également estimer, sur une échelle de 1 à 10, l’évolution de votre niveau de stress avant/après vos différentes méditations.
J’espère que cela pourra vous aider à mieux vivre ces moments, et finalement y prendre du plaisir! 🙂

 

Sources:

 

  1. Etudes réalisées: http://mentalfloss.com/article/74310/8-fake-it-til-you-make-it-strategies-backed-science
  2. http://www.psychologicalscience.org/news/releases/smiling-facilitates-stress-recovery.html#.WWX7cBjpOWh

 

5 outils pour se libérer du stress rapidement

5 outils pour se libérer du stress rapidement

Le stress peut être très présent dans notre quotidien, notamment dans des situations professionnelles. Parler en public, se sentir surmené, ou devoir faire face à un imprévu de dernière minute, sont des situations qui peuvent nous faire perdre nos moyens.
Pour vous donner une idée de ce que cela peut représenter (1):

  • 9 cadres sur 10 se déclarent plus stressés aujourd’hui qu’il y a 10 ans
  • Le stress touche 4 salariés sur 10
  • 72 % des salariés souffrent de stress
  • La surcharge de travail arrive en tête des facteurs de stress pour 64 % des cadres français

C’est pourquoi j’aimerais dans cet article vous proposer 5 outils rapides pour soulager le stress que l’on peut ressentir.

Qu’est ce que le stress?

Selon Psychologies magazine (2), le stress peut se définir comme:
“Initialement, le stress a été défini comme une réponse physiologique de l’organisme à une situation épuisante, dangereuse ou angoissante. Cette notion a été ultérieurement étendue à tout état de perturbation provoqué par la confrontation avec un danger, une menace physique ou psychique, un environnement difficile.”

Pourquoi est-ce mauvais?

Le stress est une réaction naturelle et instinctive de protection et de survie. Seulement, si elle est vécue de façon prolongée et répétée, cela peut créer plusieurs troubles dans le corps.
Voici quelques exemples des effets (3):

  • hypertension artérielle
  • système immunitaire affaibli
  • problèmes de mémoire
  • problèmes cardiaques
  • vieillissement et mort des cellules
  • insomnies
  • cancer
  • diabète
  • épuisement

 

Comment se soulager?

Si possible, prenez une pause, allez aux toilettes, ou sortez un instant afin d’être tranquille pour mettre en pratique ces quelques outils. Si cela n’est pas possible, il y en a certaines que vous pouvez faire rapidement sur place.

 

Méditation express

Sentez chaque millimètre de vos pieds en contact avec le sol. Vos pieds se font de plus en plus lourd sur ce sol.
Inspirez profondément et faites circuler l’air inspiré dans tout votre corps.
Imaginez que vous inspirez tout le meilleur autour de vous et imaginez que vous expirez tout ce qui vous encombre.
Si vous êtes plutôt visuels, vous pouvez visualiser que cet air inspiré est d’un blanc très pur et qu’il remplit chaque partie de votre corps pour y amener la paix. Puis que vous expirez un air noir qui se dissout dans l’atmosphère.
Vous êtes à présent rempli de lumière blanche, de paix et sérénité.

 

Expirer ce qui encombre

Inspirez profondément, prononcez le son “A” sur l’expiration et expirez jusqu’à vider vos poumons. A répéter 3 fois.
Vous pouvez l’accompagner d’un mouvement d’épaules (épaule droite vers l’avant, puis épaule gauche) et de balancier des bras pour augmenter la sensation de détente.

 

Formuler l’état souhaité

Les affirmations positives sont une très bonne aide pour palier aux peurs et aux doutes. Cela permet également de couper le dialogue incessant de la petite voix dans notre tête qui tente parfois de nous saboter.
Répétez autant que nécessaire des phrases positives et encourageantes.

ex: “Tout va parfaitement bien”, “je suis serein(e)”, “je suis en paix”, “je suis capable”

 

Respirer par le ventre

La respiration abdominale est une respiration instinctive. Tous les bébés et jeunes enfants respirent par le ventre, puis cela se perd en grandissant. Ce type de respiration crée la détente, dénoue les boules au ventre et nous permet d’emmagasiner beaucoup plus d’air à chaque inspiration. Pour cela, inspirez en gonflant votre ventre, puis expirez en le vidant le plus possible.
Focalisez votre attention sur le cycle de votre respiration.

 

Faire un tour au vert

Prenez un temps pour vous, allez dans un endroit qui vous ressource, de préférence près d’éléments naturels. Même si cet instant est court, cette mise en mouvement vous permettra de refaire circuler l’énergie dans votre corps et de reprendre des forces.
ex: balader dans un parc, manger au bord de l’eau

 

 

Pratiquez le ou les outils avec lesquels vous vous sentez le plus en accord. Plus vous l’utilisez, plus vous serez à même de gérer la montée de stress et stimuler la détente.
Dans cet article, j’ai choisi d’aborder des outils rapides et pratiques pour pallier aux symptômes. Dans un prochain article, j’aborderai les causes possibles ainsi que quelques clés de compréhension pour être moins touché par le stress. 🙂

 

 

Sources:

(1) Chiffres:

http://www.institutdegestiondustress.com/chiffres.php

https://www.chambre-syndicale-sophrologie.fr/la-sophrologie/les-francais-et-le-stress/

(2) Définition:

http://www.psychologies.com/Dico-Psycho/Stress

(3) Impact sur la santé:

http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=impact-stress-sante

Maintenant, je me fais confiance

Maintenant, je me fais confiance

Au premier abord, la notion de “confiance en soi” peut paraître abstraite, galvaudée ou nous rappeler un camarade d’école qu’on trouvait prétentieux ou grande gueule…
La confiance en soi dont j’aimerais vous parler, c’est celle qui vient du coeur et qui se passe entre nous et nous-même. Elle est juste. Ni trop grande, ni pas assez développée. Je vous la présente dans cet article.

 

Selon Patrice Ras, coach en développement personnel, la confiance en soi correspond au sentiment de sécurité intérieure que l’on éprouve vis-à-vis de nous-même. Ce sentiment satisfait le besoin de sécurité que nous possédons tous et nous permet, entre autres, de prendre des décisions, d’entreprendre, de changer, d’oser ou de s’affirmer.

Selon moi, elle est également intimement liée à l’écoute de nos ressentis ou intuitions et à la satisfaction de nos besoins et valeurs. Plus on se respecte, plus on se fait du bien, plus on peut se faire confiance. Nous sommes en effet notre premier allié. Nous sommes la personne la mieux placée pour nous protéger et savoir ce dont nous avons besoin.
La confiance en soi représente aussi la conscience des ressources et capacités que nous possédons en nous pour gérer toutes les situations. Libre de toute idée de prétention, de démonstration ou de comparaison à l’autre, (qui en général sont plutôt synonymes de mal-être déguisé), elle se résume à faire confiance à ce que l’on est en cet instant.

 

Qu’est-ce qui peut nous empêcher de nous faire confiance?

 

Les sources peuvent être variées et les peurs en font une grande part. Nos peurs conscientes ou inconscientes peuvent être un frein vers la confiance en soi au quotidien. Peur de gêner, peur de ne pas être capable, de ne pas être à la hauteur, peur de rater, peur de réussir, peur de ne pas être assez, etc. Ce qui peut nous mener à une attitude passive, de non-action pour éviter d’être confrontés à ces peurs et à leurs possibles conséquences.

Les peurs sont un outil précieux de notre instinct de survie. Elles nous permettent d’envisager les situations risquées pour nous, de nous y préparer ou de changer de cap avant qu’elles n’arrivent. Fruit de croyances acquises de nos expériences traumatisantes, de l’inconscient collectif ou familial, ces peurs sont cependant souvent infondées. En effet, la situation redoutée n’existe pas. Alors remercions ces peurs pour leur aide, et décidons de nous faire confiance 🙂

 

“Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, mais parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles” Sénèque



Qu’est-ce qui peut nous aider à ressentir plus de confiance en soi?

Voici quelques idées:

  • 1-Voir ses craintes

          2-Accepter ses craintes

          3-Comprendre ses craintes

        4-Les laisser partir avec amour et indulgence, en se rassurant, comme on rassurerait un enfant.

  • S’observer et identifier le plus objectivement possible ses forces et ses points à améliorer. Se voir en conscience, dans notre entièreté et faire confiance à toutes ces forces qui nous habitent.

 

  • Créer l’expérience. Cette notion d’expérimentation aide à installer le sentiment de sécurité en soi. “Je l’ai déjà fait et plus je le fais, plus je me sens en confiance.”

 

  • Si nous souhaitons atteindre un objectif, s’assurer qu’il est: précis, mesurable, atteignable et ambitieux, réaliste et limité dans le temps. Et le réaliser! Mais aussi être en accord avec nos valeurs et ce qui nous fait plaisir. Chacun est acteur et seul responsable de sa vie.

 

  • Noter: Noter nos expériences réussies et nos réalisations pour garder en tête ce dont nous sommes capables et se souvenir du chemin parcouru. Tout le monde passe par un processus d’échecs et de réussites. Cela fait partie de l’apprentissage et crée de multiples opportunités.

 

  • Demander aux autres comment ils nous voient. Avoir un avis extérieur sur nous peut aussi nous apprendre beaucoup sur l’image que l’on renvoit. On peut également vous rappeler des réussites passées!

 

  • Rester fidèle à soi, se respecter et faire respecter ses valeurs et ses besoins tout en respectant les autres. La fidélité envers nous-même est une clé pour se faire confiance.

 

  • Être son premier soutien, comme pour son meilleur ami!

 

  • S’autoriser à contredire les croyances limitantes ou les peurs acquises (environnement, enfance, société,…). Ex: “On est nuls en maths dans la famille”, “Il faut souffrir pour réussir”, “Je n’arriverai jamais à écrire un livre, c’est réservé aux vrais auteurs”, etc.

 

  • Être patient, indulgent et bienveillant avec soi dans ce cheminement.

 

  • Et se féliciter!

 

 

Développer cette confiance en soi sincère et harmonieuse, tend à court-circuiter toute comparaison à l’autre. C’est une histoire entre nous et nous-même. Et finalement, les changements que l’on fait à l’intérieur se reflètent petit à petit à l’extérieur. Notre relation à ce qui nous entoure se retrouve indirectement changée.
J’espère que ces propositions vous seront utiles comme elles me sont utiles dans le cheminement vers mon coeur.

Bonne route! 🙂

Chloé

 

Références:

 

Patrice Ras “Estime de soi, confiance en soi et amour de soi”, Jouvence, 2013

 

Oser montrer qui nous sommes

Oser montrer qui nous sommes

 Vous êtes-vous déjà trouvés dans une situation où vous souhaitiez exprimer votre désaccord ou une opinion contraire, et où vous êtes restés muets?

Dans cet article, je souhaite aborder l’affirmation de soi et comment y parvenir, à partir de ce qui m’a aidée dans mon expérience personnelle.

J’ai toujours vécu des situations dans lesquelles j’avais du mal à me montrer à 100% telle que je suis profondément. Alors que ce soit pour faire bonne impression, être appréciée, ou être tranquille, j’ai mis en place dans l’enfance un système de défense qui est vite devenu inconscient. Cela peut se traduire par exemple par dire oui à tout (ou presque) pour faire plaisir, acquiescer pour éviter d’être en opposition, trop arrondir les angles,…

Ce système a marché un temps. Depuis quelques années, je m’attèle à le déconstruire pour être plus vraie envers moi-même et les autres à chaque instant.

 

Alors comment fonctionne ce système de défense?

 

Ce système peut se traduire de différentes manières, voici quelques exemples (non exhaustifs) où je me mets dans la peau du personnage 🙂

Il y a le genre de situation où une personne extérieure tient à donner un conseil, qu’elle estime être “pour notre bien”. Sachant très bien que cela ne convient pas, ou ne va pas nous servir, plutôt que de couper gentiment en disant “je te remercie pour ton intérêt/ton conseil, seulement je préfère procéder différemment”, on a parfois tendance à valider en disant “Ah oui c’est une bonne idée, merci”. Ce qui peut d’autant plus relancer la personne qui, ravie de nous aider, va continuer à expliquer combien c’est une super idée pour nous.

Une autre exemple de situation, lors d’une conversation. Nous entendons souvent des propos qui sont contraires à nos convictions ou nos expériences, et plutôt que de proposer un échange, un autre angle de vue, nous allons rester silencieux ou trop arrondir les angles pour ne pas contredire l’autre de peur de déclencher un conflit.

Enfin, une autre situation serait que nous n’avons pas envie de participer à un événement mais nous y allons quand même!

Inconsciemment, ce sont plusieurs peurs qui s’expriment. Notamment: la peur de blesser l’autre, la peur de le rejeter, la peur d’être rejeté ou critiqué, la peur de l’abandon, ou finalement la peur de se retrouver tout seul sans amour. Ces croyances inconscientes sont basées sur des blessures passées et se manifestent aujourd’hui sous forme de réactions infondées ou disproportionnées.

 

En quoi ce fonctionnement nous est-il finalement défavorable?

 

Cela nous est finalement défavorable, dans la mesure où:

  • Nous “achetons la paix sociale” en reniant ce que nous sommes réellement, nos désirs, nos motivations et nos besoins

Il est essentiel pour chacun de répondre à ses propres besoins et désirs.

Si l’on s’en coupe pour le bien-être de l’autre (que l’on suppose ayant besoin de ça de notre part), quelque part on se trahit et on se réfrène.

  • A force de jouer au caméléon, on peut aussi se demander quelle est notre vraie identité? Qu’est ce que j’aime vraiment? Qu’est ce que je n’aime pas?

De quoi j’ai envie?

Le risque est de se laisser prendre par les désirs des autres, de se détourner de ses propres objectifs. Chacun mérite de se respecter et respecter ce qui se passe en lui pour se donner les moyens de vivre heureux et épanoui, pour lui.

  • Cela peut mener à la construction de relations bancales

Finalement toujours s’adapter à l’autre fait que les relations construites sont souvent déséquilibrées. Est-ce que cette relation me nourrit vraiment? Est-ce que je me sens libre? Est-ce que cette personne me connaît et m’aime pour qui je suis?

  • Nous pouvons nous freiner pour ne pas blesser les autres

Il y peu aussi y avoir une forme d’orgueil dans la peur de trop s’affirmer. Comme si nous avions peur de rayonner, de peur que cela insécurise ou écrase les autres.

Cette idée est parfaitement décrite par le texte de Marianne Williamson (1). Personne ne nous a demandé de nous freiner. C’est à nouveau une façon d’anticiper ce dont l’autre a besoin pour se sentir bien. Nous brider ne nous rend pas service et ne rend pas non plus service à ceux qui nous entourent.

 

Comment travailler sur nous et nous en libérer?

 

Voici quelques idées qui m’ont aidée sur mon chemin:

  • Prendre du temps pour soi et avec soi pour clarifier notre identité

Qu’est ce que j’aime ou n’aime pas? Qu’est ce que je pense de telle chose? Quels sont mes besoins? De quoi j’ai envie? Qu’est-ce que j’accepte ou pas? Quelles sont mes priorités?

Est-ce que ces réponses sont les miennes ou est-ce que je les ai apprises? (éducation, société,etc.) Pour qui, ou pour quelle raison, est-ce que je fais telle chose?

Ces réponses peuvent évidemment changer au fil du temps, nous pouvons nous repositionner à tout moment.

  • Quand on nous propose une activité, un conseil, une idée, …

Qu’est ce que je pense de ça dans le fond? Est-ce que ça me donne envie? Est-ce que c’est en accord avec ce dont j’ai envie pour moi?

Et réaliser que si nous disons non, nous ne le disons pas à une personne mais à une idée ou une proposition. Aussi, nous ne sommes pas responsables des émotions de la personne à qui nous allons dire non, ni de sa réaction. Si elle se vexe, par exemple, c’est son droit et ce choix lui appartient.

(Dans cet article, je parle de comment mieux se dire les choses.)

  • Osons!

Osons chaque jour faire ce qui nous remplit de joie, que ce soit des détails ou de grandes étapes, sans penser au regard extérieur.

  • Donnons nous de l’amour

Donnons de l’amour à toutes les facettes de notre personnalité, nos qualités comme nos défauts, ainsi qu’à toutes les parties de notre corps pour les accepter comme constituant tout ce que nous sommes.

  • Accordons nous le droit de rayonner qui nous sommes

Nous pouvons très bien rayonner qui nous sommes en harmonie avec ceux qui nous entourent. Nul besoin de se comparer aux autres. La comparaison accentue l’idée de manque et de non amour de soi. Nous sommes assez, nous possédons tout ce dont nous avons besoin en nous-même. Chacun a des qualités merveilleuses et chacun est unique.

  • Acceptons le rythme dont nous avons besoin

Respectons notre rythme d’avancement et acceptons avec indulgence qu’il y aura peut-être des rechutes sur le chemin, peut-être pas!

  • Félicitons nos avancées!

Célébrerons chaque avancée, grande ou petite, sur le chemin de l’affirmation de soi.

  • Quelques idées de lecture:

Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même, Lise Bourbeau

Estime de soi, Confiance en soi et amour de soi, Patrice Ras

Le bonheur d’être soi, Moussa Nabati

La maîtrise de l’amour, Don Miguel Ruiz

Les mots sont des fenêtres, Marshall Rosenberg

 

Finalement, c’est en cheminant vers l’amour et l’acceptation de soi que nous pourrons progressivement nous montrer tels que nous sommes au monde. Et c’est là le départ vers une belle aventure 🙂

 

Références:

(1) http://www.imagesetmots.fr/pages/litterature/notre_peur.html

 

Comment être mieux dans ses baskets? #2 La gratitude

Comment être mieux dans ses baskets? #2 La gratitude

Il y a deux semaines, je vous parlais de l’ancrage comme un moyen d’être mieux dans ses baskets. Cette semaine pour le deuxième volet de la série, je souhaite vous parler de la gratitude. Idéale pour se sentir mieux dans son corps, dans sa tête et dans sa vie, elle aide à voir sa vie sous le meilleur angle.
Ce terme peut paraître surfait, mièvre ou “gnangnan”, mais vous verrez que l’appliquer sincèrement fait des miracles!

La gratitude, c’est quoi?

La gratitude consiste à se sentir reconnaissant pour ce que l’on a, ce que l’on vit, ce qui nous entoure. C’est adopter un regard plus positif sur sa vie, en se concentrant sur nos chances et non pas ce qu’il nous manque.

Il arrive à tout le monde d’avoir des moments de doute ou des difficultés, ils sont là, mais à côté il y a aussi tout plein de choses merveilleuses qui demandent à être remarquées. Cela peut être un beau paysage, un bon café, un repas entre amis ou juste le fait d’être en bonne santé avec un toit sur la tête.

Reconnaissant envers qui?

A qui ou ce que vous souhaitez! A vous-même, à votre famille, à la vie, à la nature, à ce en quoi vous croyez,…

Quels sont les bénéfices?

Les bénéfices notés lors d’études sur le sujet sont larges. Voici les principaux:

  • Une meilleure santé
  • Un meilleur sommeil
  • Une meilleure acceptation et estime de soi
  • Une meilleure relation aux autres
  • Plus de détermination
  • Plus de performance
  • Moins de risques de dépression
  • Moins de stress
  • Moins d’envie ou de comparaison aux autres

Et c’est un cercle vertueux! Plus on relève ce pourquoi nous ressentons de la gratitude, plus nous trouvons de raisons de ressentir cette gratitude.

Comment faire?

Voici quelques pistes pour commencer:

  • En prenant un instant pour vous recentrer et faire un inventaire de vos sources de joie
  • En prenant conscience des petits ou grands cadeaux que vous vivez ou en repensant à leur source
    ex: “c’est grâce à mon ami que j’ai rencontré mon mari”, ou “c’est en randonnée que j’ai rencontré mon futur employeur… quelle chance!”
  • En vous concentrant sur ce que vous avez déjà, pour se défaire de la course à la consommation de tout, ou de l’idée que l’herbe est plus verte ailleurs
  • En acceptant un don extérieur (une aide, un compliment,…) et être content de recevoir de l’autre

Exercice

Pendant au moins 21 jours (il est dit qu’une habitude s’installe durablement après 21 jours de pratique), le matin ou le soir, prenez 5 minutes pour écrire ce pourquoi vous ressentez de la gratitude!

Aujourd’hui, je ressens de la gratitude parce qu’il fait beau et cela me met de bonne humeur! 🙂

Et vous?

 

Sources

http://www.psychologies.com/Moi/Moi-et-les-autres/Relationnel/Articles-et-Dossiers/Dire-merci/La-gratitude-ca-fait-du-bien

http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Comportement/Articles-et-Dossiers/Adoptez-la-gratitude-attitude

Comment être mieux dans ses baskets? (#1- L’ancrage)

Comment être mieux dans ses baskets? (#1- L’ancrage)

 

Vous aimeriez être plus confiant? plus serein? mieux organisé? Je vais vous révéler le secret… l’ancrage!
Dans ce premier article de la série “Comment être mieux dans ses baskets?”, je voudrais vous parler de l’ancrage. C’est un terme qui revient de plus en plus dans les articles ou livres de développement personnel, spirituels ou dans les méditations guidées, mais qu’est-ce que c’est?

Être ancré ou être enraciné, c’est une façon de dire que nous sommes centrés et présents dans l’ici et maintenant. C’est être serein, les deux pieds dans le présent. C’est un état qui peut être soumis aux stimulations alentours et qui peut être troublé ou renforcé à tout moment de la journée (ex: notre environnement, une émotion, une rencontre, une remarque…). L’image de l’arbre est très souvent utilisée en ce qui concerne l’ancrage. Ainsi, comme l’arbre, plus nous sommes profondément enraciné dans la terre, plus nous serons stables face aux situations de la vie qui peuvent nous bousculer.
L’ancrage est une fondation, qui permettra une construction plus stable et durable de notre développement personnel et de notre bien-être.

 

Quels sont les bénéfices?

Ci-dessous quelques exemples de bénéfices ressentis:

  • Être plus serein, en paix
  • Être plus confiant
  • Être plus volontaire, persévérant
  • Être plus concentré, organisé
  • Être conscient de ses ressources, de ses forces, mais aussi des points qui peuvent être améliorés
  • Se sentir protégé, en sécurité
  • Prendre plus de recul sur les situations
  • Vivre dans le moment présent
  • Être moins en proie à ses peurs ou au stress
  • Sortir de nos pensées, de l’imaginaire

 

Comment savoir si nous sommes ancrés?

Les sensations physiques dépendent de chacun, mais les plus communes sont:

  • Une sensation des pieds cloués au sol
  • Une sensation de chaleur ou de bien-être dans le ventre
  • Une sensation de pouvoir tout faire
  • Une sensation de légèreté et de joie

 

Comment savoir si nous ne sommes pas ancrés?

En général, nous pouvons remarquer que nous ne sommes plus ancrés lorsque:

  • On rumine (par ex: on pense au futur avec anxiété, on repense au passé avec nostalgie)
  • On a la tête ailleurs (“à l’ouest” le plus souvent)
  • On se laisse emporter par nos peurs (sécurité, manque d’argent,…) ou par le stress
  • On s’emporte plus facilement
  • On est maladroit

 

Comment s’ancrer facilement?

Il existe plusieurs façons de nous ancrer plus facilement, la plupart étant en lien avec le corps. En effet, c’est un moyen de reprendre contact avec la matière et d’être plus dans le moment présent.
Par exemple: pratiquer des activités physiques (sport, marche,…) ou des activités manuelles (bricolage, dessin,…), faire le ménage, être dans la nature, boire ou manger sont de très bons moyens rapides de s’ancrer.

 

Exercice

Comme je vous le disais plus haut, l’image de l’arbre est très souvent utilisée en ce qui concerne l’ancrage. Je vous propose donc cette visualisation pour commencer votre journée:

Centrez votre attention dans votre corps (vous pouvez fermer les yeux),
Descendez au niveau de vos pieds,
Sentez ou imaginez des racines pousser sous vos pieds,
Elles s’enfoncent profondément dans une terre rouge,
Elles sont épaisses et robustes,
Elles descendent de plus en plus bas, jusqu’au centre lumineux de la terre,
Là, à chaque inspiration sentez l’énergie du centre de la terre remonter en vous,
A chaque expiration, remerciez la terre pour son aide,

Vous êtes maintenant un arbre stable et robuste! Je vous laisse imaginer quel arbre…

 

Vous pouvez répéter l’exercice autant de fois que vous vous sentirez “désancré” dans la journée.

Je serais ravie de recevoir vos retours d’expérience 🙂

Comment contacter son enfant intérieur?

Comment contacter son enfant intérieur?

La notion d’enfant intérieur est apparue en psychologie dans les années 80. “Elle représente la mémoire du petit être que nous avons été avec ses joies et ses potentialités mais aussi ses blessures et ses entraves. Il est le gardien d’une vérité intérieure qui a été oubliée et qui a besoin d’être éclairée pour libérer et faire grandir des parties de soi.” Marie-France et Emmanuel Ballet de Coquereaumont (1)

Contacter l’enfant intérieur est une pratique que j’aime faire et proposer. C’est pour moi une façon très douce, d’entre autres réparer certaines blessures et éclaircir des incompréhensions de notre enfance. C’est pour moi aller contacter l’enfant que j’ai été et lui expliquer, en tant qu’adulte bienveillant, pourquoi certaines choses se sont produites de cette façon. Ce contact me permet ensuite de me sentir plus sereine, libre et valorisée.

Bénéfices de ce travail avec l’enfant intérieur:

  • Ressentir un sentiment d’unité
  • Avoir l’impression d’être libre et en sécurité
  • Avoir conscience de sa valeur
  • Aimer et se sentir aimé
  • Pardonner et accepter
  • Comprendre et libérer

Je vous propose donc de faire une méditation ensemble, pour aller le contacter.

Méditation: (piste audio)

Prenez un moment au calme. Fermez les yeux.

Inspirez, expirez… A chaque expiration, sentez votre corps se détendre un peu plus…

Focalisez votre attention sur votre coeur.

Imaginez que dans votre coeur, une porte s’ouvre et des escaliers apparaissent.

Descendez les escaliers à votre rythme….

Au bas de ces escaliers un enfant vous attend.

Observez son état, son physique, son âge,…

Entamez la conversation avec lui.

Demandez lui ce dont il a besoin, ce qui le préoccupe ou ce qu’il aimerait recevoir de vous.

Ecoutez sa réponse et acceptez ce qu’il a à dire sans jugement…

S’il a des questions, répondez-y.

S’il est craintif ou triste, rassurez-le et demandez-lui pardon pour votre absence.

S’il est joyeux, partagez sa joie…

Après cet échange, dites lui que vous l’aimez et que vous acceptez tout ce qu’il est.

Rassurez-le en disant que vous serez toujours là pour lui et qu’il peut faire appel à vous en cas de besoin.

Il est en sécurité et il est aimé….

Enfin, remerciez-le pour cet échange, et pour avoir mis en lumière ces informations dont vous n’aviez pas conscience.

Observez le. Comment est-il à présent?

Vous pouvez maintenant remonter les escaliers, à votre rythme.

Revenez petit à petit à vous, bougez vos orteils, vos pieds, vos mains…

Sentez votre conscience revenir dans chaque partie de votre corps.

Ouvrez maintenant les yeux…


J’espère que cette méditation aura pu vous aider! 🙂

Ci-dessous, des propositions d’ouvrages si vous souhaitez aller plus loin.

Livres et sources:

(1) Marie-France et Emmanuel Ballet de Coquereaumont http://www.coeurdenfant.fr/therapeutes.html

Ho’oponopono de Luc Bodin

Prendre soin de l’enfant intérieur de Thich Nhat Hanh

Renouez avec votre enfant intérieur de Margaret Paul

Guérir son enfant intérieur

2017: To be or not to be?

2017: To be or not to be?

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Chaque début d’année représente le renouveau, un instant d’ouverture où tout est possible pour soi et les autres. C’est d’autant plus le cas que cette année 2017 représente en numérologie, l’année numéro 1, soit le début d’un nouveau cycle.

C’est donc l’occasion de se demander, tel notre ami Shakespeare: To be or not to be? En d’autres mots, pour cette année, qu’est ce que je choisis d’être et qu’est ce que j’évite d’être?

En effet, qui dit nouvelle année, dit souvent nouvelles résolutions. Seulement, le terme de résolution me semble un peu irrémédiable et sujet à culpabilité si on ne respecte pas le contrat. Aussi, je préfère me demander quelles sont les initiatives que je pourrais prendre pour répondre à mes désirs ou mes envies pour moi-même? Qui est la personne que je souhaite être et comment m’en rapprocher?

Je vous propose de nous concentrer sur une liste de 15 propositions qui nous font du bien et qui pourraient nous aider à répondre à ces questions ! Sélectionnez celles qui parlent le plus à votre coeur. Et quoi de mieux qu’un moment de plaisir pour s’y tenir ?

 

 

  • Le rituel de la méditation
    Avec Laurent ou Dariu, prenons régulièrement au moins 5 minutes pour nous reconnecter à nous-même.

 

  • Les fameux 3 kifs par jour de Florence Servan Schreiber
    Faisons la liste des 3 meilleurs moments de la journée (Il peut, bien sûr, y en avoir plus !). Cela nous permet de voir le verre à moitié plein 🙂

 

  • La liste de ce que l’on souhaite garder (et développer) en 2017…et ce qu’on laisse à 2016!
    Que ce soit par la pensée ou par écrit, faire ce bilan permet d’acter le tri dans le corps et la tête.

 

  • La célébration des réussites
    Célébrons chacun des pas réalisés vers ce que l’on souhaite être. La célébration peut se faire d’une infinité de façons. Marquer l’instant permet d’enregistrer dans chacune de nos cellules que c’est ce que nous souhaitons adopter à partir de maintenant. Par exemple: Je m’offre un moment dans un salon de thé avec ma pâtisserie préférée!

 

  • Le début d’une activité artistique qui nous attire
    L’art est souvent décrit comme étant un moyen pour notre âme de s’exprimer. Laissons lui un peu plus la parole 🙂

 

  • L’écriture d’un cahier de gratitude
    Répertorier tout ce pourquoi nous sommes reconnaissant à la vie. Se remercier soi et tout ce qui nous entoure pour ce que nous avons aujourd’hui. “La gratitude participerait activement à la bonne santé émotionnelle de ceux qui en font un usage régulier. Renforçant les liens sociaux, la gratitude affaiblit aussi les émotions négatives et procure un sentiment de bien-être durable” (In Psychology Today – mars 2006).

 

  • Le don d’amour
    Donner à soi et/ou aux autres de la manière qui nous parle le plus: du temps, de l’affection, de l’argent, du savoir-faire, etc. Vous verrez, plus nous donnons avec le coeur, plus nous recevons!

 

  • Le lâcher-prise: “Tout ce à quoi on résiste, persiste!”
    S’autoriser à ressentir nos émotions, nos peurs, ou nos doutes sans les craindre. Les accepter permet de s’en libérer plus facilement. Comme le conseille Deborah King à ses patients: « J’accepte et je traverse ».

 

  • L’expression de nos besoins
    Exprimer ses besoins pour être encore plus en accord avec moi-même et les autres. Quelques pistes ici pour savoir comment faire.

 

  • L’attention au moment présent
    Se focaliser sur notre respiration, sur le goût et la texture des aliments peuvent être des exemples, afin de mieux apprécier l’instant. Dans ce présent, nous ne sommes ni dans l’angoisse d’un moment futur, ni dans la nostalgie d’un passé.
    (Pour plus de détails, cliquez ici)

 

  • Une activité pour soi
    Aller au cinéma, faire une balade, se faire masser, s’offrir un livre, dessiner,… Pratiquer une activité qui favorise la détente en tête à tête avec nous-même.

 

  • Les affirmations positives de Louise Hay
    Comme un moyen de dire à notre inconscient que tout est possible. Tout ce que nous souhaitons pour nous, il est possible de l’intégrer en répétant ces affirmations. Par exemple: Je suis capable de réaliser mes rêves.
    (en savoir plus)

 

  • “Je m’aime”
    On lâche du lest, on arrête de se flageller ! J’accepte les compliments et je m’en fais régulièrement. En 2017, on s’aime et on s’approuve tel que l’on est !
    (ici un exercice pour se reconnecter à son corps avec amour)

 

  • La pratique de Ho’oponopono
    Le mantra “Je suis désolé, je te demande pardon, je te remercie, et je t’aime”. Pour se pardonner de ce que nous avons pu faire ou dire dans le passé, et se défaire de la culpabilité.
    (en savoir plus)

 

  • Le sourire !
    Sourire en se regardant dans la glace, sourire à quelqu’un qui nous tient la porte, ou sourire à la boulangère qui nous rend la monnaie.

 

  • Suivre psychologiques ! 🙂

 

Belle année à vous!

 

 

Trouver les bons mots pour le dire

Trouver les bons mots pour le dire

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Montrer un désaccord ou exprimer une insatisfaction peut parfois faire peur et déclencher des réactions très différentes: être agacé, frustré, prendre la fuite ou faire le mort le temps que ça passe. Je vous propose ici de vous faciliter la vie en exprimant votre désaccord autrement.

Entrons tout de suite dans le vif du sujet avec un exemple concret:

Hier Sophie a dit à Paul: “Tu ne m’aides jamais à ranger, tu me saoules!” et disons qu’il l’a mal pris. Et plutôt que de d’exprimer son ressenti, il s’est isolé dans une autre pièce pour ressasser tout ce qu’il aurait voulu lui dire.

Au lieu de lancer cette remarque à Paul, Sophie aurait pu utiliser la “communication non-violente”. Personnellement, je préfère l’appellation “communication bienveillante” mais les auteurs en ont décidé autrement.

Alors la communication non-violente (CNV), qu’est ce que c’est?

Les techniques de CNV ont été mises au point dans les années 60 par Marshall Rosenberg, inspirées par le mouvement “non-violent » de Gandhi, elles consistent à communiquer avec l’autre de façon bienveillante et sans lui nuire.

Cet outil de communication permet de résoudre les désaccords entre deux personnes ou au sein de groupes, tout en permettant à chacun d’être en meilleure relation avec lui-même. En effet, pouvoir identifier et affirmer ses besoins profonds, favorise:

  • La reconnaissance des autres
  • L’estime de soi
  • L’équilibre et la transformation de ses émotions
  • La pratique de dire et entendre “non”
  • La diminution du stress et des angoisses
  • La complicité et la cohésion
  • Une communication plus authentique et sincère

Comment ça fonctionne?

La communication non-violente se base sur deux principes:

  • Tous les êtres humains ont des besoins fondamentaux
  • Chacun est naturellement capable d’exprimer compassion et bienveillance envers soi et les autres

A partir de ces deux éléments, la CNV se déroule en 4 étapes:

  • J’observe la situation de façon objective, j’évoque les faits sans jugement ou évaluation
    ex: Évitez “Ce n’est pas bien de faire…!”, “Tu es…! »
    Préférez “Quand j’entends…”, “Quand je vois…”
  • J’exprime le sentiment que cela me procure
    ex: Évitez “ Je pense que…”, “C’est vrai que…”, et les interprétations (jamais, toujours, personne, rien,…)
    Préférez “Je me sens…”
  • J’exprime mes besoins profonds liés à ce sentiment (besoins universels: physique, sécurité, amour, repos, compréhension,…)
    ex: “Parce que j’ai besoin de… »
  • Je fais une demande positive, précise, ouverte et réalisable pour satisfaire ces besoins
    ex: Evitez “ne fais pas”, “arrête”, les exigences, les menaces, les demandes vagues ou irréalisables. Evitons également d’attendre que l’autre devine ce dont nous avons besoin!
    Préférez: A présent, es-tu d’accord pour…?
 « Ce que je recherche dans la vie, c’est la bienveillance, un échange avec autrui motivé par un élan du coeur réciproque.  » Marshall Rosenberg


Pour reprendre notre exemple précédent, Sophie pourrait dire à Paul:

Quand je vois que les choses ne sont pas à leur place dans l’appartement, je me sens oppressée. J’ai besoin d’ordre et de propreté dans l’espace que nous partageons. Je me sens également seule, j’ai besoin de ton soutien et de ton engagement dans ce qui concerne notre vie à deux. A partir de maintenant, es-tu d’accord pour m’aider à ranger quand il y a du désordre?

Sophie exprime ses propres besoins et sentiments. Ils lui appartiennent et elle en est responsable. Exprimer ses sentiments, c’est le meilleur moyen pour que Paul la comprenne et ne sente pas attaqué ou critiqué. Il sera à l’écoute et plus à même d’être dans la compassion et l’entraide pour résoudre ce désaccord.

Une demande positive et ouverte offre à l’autre une ouverture, un espace pour faire des propositions. Il est donc possible que Paul dise non, mais cela fait partie du jeu! Ce sera ensuite une base pour trouver un terrain d’entente lorsque Paul aura lui aussi exprimé ses sentiments et besoins.

Et ensuite?

Plus vous utiliserez cet outil, plus rapidement il sera intégré à votre façon de fonctionner. Il vous permettra d’agir de la façon la plus juste même lorsque l’émotion est forte. Si vous souhaitez en savoir plus, les ouvrages références sont: Les mots sont des fenêtres (ou des murs)” de Marshall Rosenberg ou “Cessez d’être gentil soyez vrai! Être avec les autres en restant soi-même” de Thomas D’Ansembourg.

Vous verrez le désaccord autrement 🙂

Sources:

Psychologie: La CNV mode d’emploi

Dossier Passeport santé

Le mouvement colibri: la CNV dans un groupe

Les 4 stades de la CNV