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Mois : avril 2017

Oser montrer qui nous sommes

Oser montrer qui nous sommes

 Vous êtes-vous déjà trouvés dans une situation où vous souhaitiez exprimer votre désaccord ou une opinion contraire, et où vous êtes restés muets?

Dans cet article, je souhaite aborder l’affirmation de soi et comment y parvenir, à partir de ce qui m’a aidée dans mon expérience personnelle.

J’ai toujours vécu des situations dans lesquelles j’avais du mal à me montrer à 100% telle que je suis profondément. Alors que ce soit pour faire bonne impression, être appréciée, ou être tranquille, j’ai mis en place dans l’enfance un système de défense qui est vite devenu inconscient. Cela peut se traduire par exemple par dire oui à tout (ou presque) pour faire plaisir, acquiescer pour éviter d’être en opposition, trop arrondir les angles,…

Ce système a marché un temps. Depuis quelques années, je m’attèle à le déconstruire pour être plus vraie envers moi-même et les autres à chaque instant.

 

Alors comment fonctionne ce système de défense?

 

Ce système peut se traduire de différentes manières, voici quelques exemples (non exhaustifs) où je me mets dans la peau du personnage 🙂

Il y a le genre de situation où une personne extérieure tient à donner un conseil, qu’elle estime être “pour notre bien”. Sachant très bien que cela ne convient pas, ou ne va pas nous servir, plutôt que de couper gentiment en disant “je te remercie pour ton intérêt/ton conseil, seulement je préfère procéder différemment”, on a parfois tendance à valider en disant “Ah oui c’est une bonne idée, merci”. Ce qui peut d’autant plus relancer la personne qui, ravie de nous aider, va continuer à expliquer combien c’est une super idée pour nous.

Une autre exemple de situation, lors d’une conversation. Nous entendons souvent des propos qui sont contraires à nos convictions ou nos expériences, et plutôt que de proposer un échange, un autre angle de vue, nous allons rester silencieux ou trop arrondir les angles pour ne pas contredire l’autre de peur de déclencher un conflit.

Enfin, une autre situation serait que nous n’avons pas envie de participer à un événement mais nous y allons quand même!

Inconsciemment, ce sont plusieurs peurs qui s’expriment. Notamment: la peur de blesser l’autre, la peur de le rejeter, la peur d’être rejeté ou critiqué, la peur de l’abandon, ou finalement la peur de se retrouver tout seul sans amour. Ces croyances inconscientes sont basées sur des blessures passées et se manifestent aujourd’hui sous forme de réactions infondées ou disproportionnées.

 

En quoi ce fonctionnement nous est-il finalement défavorable?

 

Cela nous est finalement défavorable, dans la mesure où:

  • Nous “achetons la paix sociale” en reniant ce que nous sommes réellement, nos désirs, nos motivations et nos besoins

Il est essentiel pour chacun de répondre à ses propres besoins et désirs.

Si l’on s’en coupe pour le bien-être de l’autre (que l’on suppose ayant besoin de ça de notre part), quelque part on se trahit et on se réfrène.

  • A force de jouer au caméléon, on peut aussi se demander quelle est notre vraie identité? Qu’est ce que j’aime vraiment? Qu’est ce que je n’aime pas?

De quoi j’ai envie?

Le risque est de se laisser prendre par les désirs des autres, de se détourner de ses propres objectifs. Chacun mérite de se respecter et respecter ce qui se passe en lui pour se donner les moyens de vivre heureux et épanoui, pour lui.

  • Cela peut mener à la construction de relations bancales

Finalement toujours s’adapter à l’autre fait que les relations construites sont souvent déséquilibrées. Est-ce que cette relation me nourrit vraiment? Est-ce que je me sens libre? Est-ce que cette personne me connaît et m’aime pour qui je suis?

  • Nous pouvons nous freiner pour ne pas blesser les autres

Il y peu aussi y avoir une forme d’orgueil dans la peur de trop s’affirmer. Comme si nous avions peur de rayonner, de peur que cela insécurise ou écrase les autres.

Cette idée est parfaitement décrite par le texte de Marianne Williamson (1). Personne ne nous a demandé de nous freiner. C’est à nouveau une façon d’anticiper ce dont l’autre a besoin pour se sentir bien. Nous brider ne nous rend pas service et ne rend pas non plus service à ceux qui nous entourent.

 

Comment travailler sur nous et nous en libérer?

 

Voici quelques idées qui m’ont aidée sur mon chemin:

  • Prendre du temps pour soi et avec soi pour clarifier notre identité

Qu’est ce que j’aime ou n’aime pas? Qu’est ce que je pense de telle chose? Quels sont mes besoins? De quoi j’ai envie? Qu’est-ce que j’accepte ou pas? Quelles sont mes priorités?

Est-ce que ces réponses sont les miennes ou est-ce que je les ai apprises? (éducation, société,etc.) Pour qui, ou pour quelle raison, est-ce que je fais telle chose?

Ces réponses peuvent évidemment changer au fil du temps, nous pouvons nous repositionner à tout moment.

  • Quand on nous propose une activité, un conseil, une idée, …

Qu’est ce que je pense de ça dans le fond? Est-ce que ça me donne envie? Est-ce que c’est en accord avec ce dont j’ai envie pour moi?

Et réaliser que si nous disons non, nous ne le disons pas à une personne mais à une idée ou une proposition. Aussi, nous ne sommes pas responsables des émotions de la personne à qui nous allons dire non, ni de sa réaction. Si elle se vexe, par exemple, c’est son droit et ce choix lui appartient.

(Dans cet article, je parle de comment mieux se dire les choses.)

  • Osons!

Osons chaque jour faire ce qui nous remplit de joie, que ce soit des détails ou de grandes étapes, sans penser au regard extérieur.

  • Donnons nous de l’amour

Donnons de l’amour à toutes les facettes de notre personnalité, nos qualités comme nos défauts, ainsi qu’à toutes les parties de notre corps pour les accepter comme constituant tout ce que nous sommes.

  • Accordons nous le droit de rayonner qui nous sommes

Nous pouvons très bien rayonner qui nous sommes en harmonie avec ceux qui nous entourent. Nul besoin de se comparer aux autres. La comparaison accentue l’idée de manque et de non amour de soi. Nous sommes assez, nous possédons tout ce dont nous avons besoin en nous-même. Chacun a des qualités merveilleuses et chacun est unique.

  • Acceptons le rythme dont nous avons besoin

Respectons notre rythme d’avancement et acceptons avec indulgence qu’il y aura peut-être des rechutes sur le chemin, peut-être pas!

  • Félicitons nos avancées!

Célébrerons chaque avancée, grande ou petite, sur le chemin de l’affirmation de soi.

  • Quelques idées de lecture:

Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même, Lise Bourbeau

Estime de soi, Confiance en soi et amour de soi, Patrice Ras

Le bonheur d’être soi, Moussa Nabati

La maîtrise de l’amour, Don Miguel Ruiz

Les mots sont des fenêtres, Marshall Rosenberg

 

Finalement, c’est en cheminant vers l’amour et l’acceptation de soi que nous pourrons progressivement nous montrer tels que nous sommes au monde. Et c’est là le départ vers une belle aventure 🙂

 

Références:

(1) http://www.imagesetmots.fr/pages/litterature/notre_peur.html

 

Libre de tout penser

Libre de tout penser

Le premier pas vers la créativité est la curiosité, nous avons vu comment cultiver cette curiosité en se laissant surprendre, en consacrant de l’attention à l’étrange, à l’énigmatique, à l’inconnu.

Votre énergie créative, ainsi libérée, vous pouvez maintenant la protéger et l’intérioriser[i]. Vous vous engagez alors dans ce processus créatif qui vous donne la sensation de vivre plus intensément.

 

Protégez votre énergie créative par la gestion de votre temps, prenez les commandes de votre agenda, ne le subissez pas !

 

Protégez votre énergie créative par l’organisation harmonieuse de votre espace.

  • Chez vous ou sur votre lieu de travail, en aménageant à votre goût un endroit qui vous plaît,
  • en emportant avec vous les photos, les petits objets, les notes ou livres que vous aimez.

Libérée et protégée,  votre énergie créatrice, peut se déployer avec constance et puissance si vous ouvrez à l’intérieur de vous les chemins qui lui permettent d’opérer, si vous choisissez d’exercer votre attention autrement, de penser autrement, de regarder ou de ressentir autrement.

 

Intériorisez votre énergie créative en voyageant sur des curseurs variés, d’un extrême à l’autre volontairement.

  • Repérez vos modes opératoires majeurs et préférés : prudence /audace ou prise de risque, habitudes / nouveautés, anticipation / dernier moment… Et décidez dans certaines situations de vous comporter à l’opposé de votre tendance « naturelle » ou automatique,
  • Alternez volontairement des actions correspondant à des modes de fonctionnement très différents, promenez-vous sur ces curseurs.
  • Faites preuve de l’ouverture et de la réceptivité les plus grandes et souples, puis concentrez-vous avec détermination sur vos choix et décisions. Et régulièrement effectuez ce chemin entre ces deux extrêmes, ouverture et concentration.

 

Explorez ces exercices inspirés d’un livre de Bertrand Piccard[ii]  :

  • Lors d’une discussion entre amis, choisissez d’écouter les arguments de la personne qui vous apparaît d’emblée tenir les propos les plus opposés à votre opinion. Demandez-vous, sincèrement et avec attention, « et si elle avait raison, si je pouvais modifier mes convictions. »
  • Au quotidien, avant d’agir ou de réagir, arrêtez-vous un instant et posez-vous la question « quel serait le contraire de ma modalité ou de ma réponse habituelle ? »

Ces modes ‘grand écart’ ou ‘tout penser’ nourrissent notre créativité, nous offrent des issues et des horizons multiples, et augmentent la qualité et la densité de notre vécu.

 

 

[i] Mihaly Czikszentmihalyi, La créativité, Robert Laffont, Paris, 2006

[ii] Bertrand Piccard, Changer d’altitude, Stock, 2014

 

 

Langues étrangères : retenir le vocabulaire avec des histoires

Langues étrangères : retenir le vocabulaire avec des histoires

Pour apprendre du vocabulaire d’une autre langue, créer des histoires imagées à partir de la sonorité des mots permet de les retenir plus facilement et rend l’apprentissage amusant.

 

Dans les articles précédents sur la mémorisation nous avons vu que notre mémoire était avide d’histoires et d’images. Dans l’article sur la mémorisation de nombre nous avions  vu comment créer une histoire imagée à partir d’une suite de nombres : au lieu de se souvenir du nombre 9534, à l’aide de correspondances entre son et chiffre on en était venu à créer l’image d’une poule dans une mare d’eau. Aujourd’hui, nous allons voir une stratégie similaire pour apprendre du vocabulaire d’une langue étrangère.

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