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Mois : février 2017

Emotion, mon amie… Je te comprends

Emotion, mon amie… Je te comprends

 

 

L’émotion fonctionne comme un baromètre de notre équilibre par rapport à notre environnement, elle nous informe sur nos besoins et nous indique des pistes pour les satisfaire.

Les émotions comme la peur, la colère ou la tristesse nous signalent que nos besoins sont insatisfaits ; les émotions telles que la joie, le contentement nous indiquent que nos besoins sont satisfaits. Ainsi n’y a-t-il pas de « bonne » ou de « mauvaise » émotion, toutes les émotions sont potentiellement utiles grâce aux messages qu’elles nous délivrent sur nos besoins.

Nos besoins fondamentaux 

Plusieurs chercheurs d’horizons différents se sont intéressés aux  besoins. Abraham Maslow, psychologue américain, décrit, en 1954, cinq grandes catégories de besoins représentées de manière hiérarchisée dans une pyramide qui l’a rendu célèbre. Max-Neef[i], économiste chilien, établit, en 1986, une grille de neuf besoins en connexion les uns avec les autres : la subsistance, la protection, l’affection, la compréhension, la participation, du temps pour soi, la créativité, l’identité et la liberté.

Retenons que les besoins humains physiologiques et psychologiques sont universels, ne sont ni bons, ni mauvais par nature et sont des paramètres indispensables à notre équilibre et à notre bien-être.

Comment reconnaître nos besoins à satisfaire ?

En distinguant bien :

  • le déclencheur de l’émotion – par exemple la remarque du copain, le commentaire du professeur ou du collègue
  • et le besoin insatisfait– par exemple le besoin d’estime, de sécurité, de reconnaissance…

En recherchant et comprenant le besoin, c’est-à-dire la cause interne de l’apparition de l’émotion, sans focaliser toute notre attention sur le déclencheur de l’émotion, comme nous le faisons souvent naturellement.

Prendre soin de nos besoins 

Dans la grille de Manfred Max-Neef, les besoins sont envisagés comme interactifs et pouvant être satisfaits sur quatre modes existentiels, celui de l’avoir, du faire, de l’être et de l’interagir.

Si les besoins humains sont universels et limités, les moyens que nous pouvons mettre en place pour les satisfaire sont dépendants de notre contexte culturel, social, familial et illimités en nombre.

Laissons donc notre créativité s’exprimer librement pour choisir les moyens les plus efficaces ou les plus accessibles et privilégions des moyens qui sont sous notre contrôle.

Souvenez-vous maintenant d’une émotion désagréable que vous ressentez régulièrement et prenez le temps de répondre sincèrement et par écrit à ces questions :

Quels événements ou quelles situations déclenchent cette émotion que vous connaissez bien ?

Quels besoins à satisfaire pouvez-vous découvrir, derrière cette émotion ?

Ces besoins sont-ils légitimes ?

Quels sont parmi ces besoins ceux dont vous avez pris soin ?

Quels sont ceux que vous avez négligés ?

Comment pouvez-vous prendre soin de ces besoins maintenant ?

Quels sont les moyens qui dépendent de vous plutôt que des autres ou de l’environnement ?

Si le moyen que vous désirez est inaccessible, quel autre moyen accessible pouvez-vous utiliser ?

A bientôt pour découvrir comment exprimer vos émotions et écouter celles d’autrui, avec délicatesse et pertinence !

[i] M. Max-Neef,, A. Elizalde et M. Hopenhayn, Desarrollo a escala humana : Una opcion para el futuro, 1986

Comment être mieux dans ses baskets? (#1- L’ancrage)

Comment être mieux dans ses baskets? (#1- L’ancrage)

 

Vous aimeriez être plus confiant? plus serein? mieux organisé? Je vais vous révéler le secret… l’ancrage!
Dans ce premier article de la série “Comment être mieux dans ses baskets?”, je voudrais vous parler de l’ancrage. C’est un terme qui revient de plus en plus dans les articles ou livres de développement personnel, spirituels ou dans les méditations guidées, mais qu’est-ce que c’est?

Être ancré ou être enraciné, c’est une façon de dire que nous sommes centrés et présents dans l’ici et maintenant. C’est être serein, les deux pieds dans le présent. C’est un état qui peut être soumis aux stimulations alentours et qui peut être troublé ou renforcé à tout moment de la journée (ex: notre environnement, une émotion, une rencontre, une remarque…). L’image de l’arbre est très souvent utilisée en ce qui concerne l’ancrage. Ainsi, comme l’arbre, plus nous sommes profondément enraciné dans la terre, plus nous serons stables face aux situations de la vie qui peuvent nous bousculer.
L’ancrage est une fondation, qui permettra une construction plus stable et durable de notre développement personnel et de notre bien-être.

 

Quels sont les bénéfices?

Ci-dessous quelques exemples de bénéfices ressentis:

  • Être plus serein, en paix
  • Être plus confiant
  • Être plus volontaire, persévérant
  • Être plus concentré, organisé
  • Être conscient de ses ressources, de ses forces, mais aussi des points qui peuvent être améliorés
  • Se sentir protégé, en sécurité
  • Prendre plus de recul sur les situations
  • Vivre dans le moment présent
  • Être moins en proie à ses peurs ou au stress
  • Sortir de nos pensées, de l’imaginaire

 

Comment savoir si nous sommes ancrés?

Les sensations physiques dépendent de chacun, mais les plus communes sont:

  • Une sensation des pieds cloués au sol
  • Une sensation de chaleur ou de bien-être dans le ventre
  • Une sensation de pouvoir tout faire
  • Une sensation de légèreté et de joie

 

Comment savoir si nous ne sommes pas ancrés?

En général, nous pouvons remarquer que nous ne sommes plus ancrés lorsque:

  • On rumine (par ex: on pense au futur avec anxiété, on repense au passé avec nostalgie)
  • On a la tête ailleurs (“à l’ouest” le plus souvent)
  • On se laisse emporter par nos peurs (sécurité, manque d’argent,…) ou par le stress
  • On s’emporte plus facilement
  • On est maladroit

 

Comment s’ancrer facilement?

Il existe plusieurs façons de nous ancrer plus facilement, la plupart étant en lien avec le corps. En effet, c’est un moyen de reprendre contact avec la matière et d’être plus dans le moment présent.
Par exemple: pratiquer des activités physiques (sport, marche,…) ou des activités manuelles (bricolage, dessin,…), faire le ménage, être dans la nature, boire ou manger sont de très bons moyens rapides de s’ancrer.

 

Exercice

Comme je vous le disais plus haut, l’image de l’arbre est très souvent utilisée en ce qui concerne l’ancrage. Je vous propose donc cette visualisation pour commencer votre journée:

Centrez votre attention dans votre corps (vous pouvez fermer les yeux),
Descendez au niveau de vos pieds,
Sentez ou imaginez des racines pousser sous vos pieds,
Elles s’enfoncent profondément dans une terre rouge,
Elles sont épaisses et robustes,
Elles descendent de plus en plus bas, jusqu’au centre lumineux de la terre,
Là, à chaque inspiration sentez l’énergie du centre de la terre remonter en vous,
A chaque expiration, remerciez la terre pour son aide,

Vous êtes maintenant un arbre stable et robuste! Je vous laisse imaginer quel arbre…

 

Vous pouvez répéter l’exercice autant de fois que vous vous sentirez “désancré” dans la journée.

Je serais ravie de recevoir vos retours d’expérience 🙂

…Et après la mort?

…Et après la mort?

…Et après la mort?

Avez vous déjà entendu parler des ces personnes qui sont décédées quelques minutes et qui sont revenues à la vie avec un regard différent sur le monde ?

Connaissez-vous la dernière série de Netflix, « the OA », qui cartonne en ce moment ?

Le point commun entre ces deux : les expériences de mort imminente, appelées EMI. Les médecins américains Raymond Moody1 et Elisabeth Kübler-Ross ont été les premiers à identifier ces expériences. Selon les statistiques, environ 4% de la population mondiale aurait vécu une telle expérience2.

De quoi s’agit-il ?

Une expérience de mort imminente est vécue quand une personne meurt – par arrêt cardiaque généralement- et que sa conscience va se séparer de son corps pour aller vivre un voyage extraordinaire. Grâce aux progrès de la réanimation, la personne revient à la vie ensuite, avec en mémoire un récit étonnant et une nouvelle manière d’être au monde.

Des études et des centaines de témoignages à travers le monde ont permis de donner les principales étapes  communes de ce récit.  Les voici :   Ce voyage commence généralement par la décorporation : la conscience de la personne se sépare de son corps, et peut ainsi observer ce qui l’entoure : son corps, les personnes, les discussions etc. Les récits mentionnent ensuite un tunnel: la conscience entre dans un tunnel3 et est irrésistiblement attirée par la fin du tunnel, baignée d’amour, de paix et de sérénité. A la sortie, elle peut être accueillie par des personnes décédées qu’elle connaissait.

Puis une lumière intense arrive et elle montre à la personne en une fraction de seconde toute sa vie sur terre qui défile, avec un point de vue omniscient : la personne est capable de se souvenir de chaque seconde, de chaque parole, tout en éprouvant ce que ses actes ont causés chez les autres et les conséquences engendrées.

Les témoignages évoquent à ce moment précis que des questions ont été posées, comme si la personne pouvait les entendre dans sa tête. D’ailleurs, toujours les mêmes questions revenaient, peu importe l’origine ethnique, la langue ou la culture de la personne interrogée : «  Comment as tu aimé ? Qu’as tu- fait de ta vie ? As-tu assez aimé ? ».

De multiples études ont été menées afin de comprendre comment et pourquoi des centaines de témoignages récoltés à travers le monde se ressemblaient autant et coïncidaient sans que ces personnes ne se connaissent, partagent la même culture ni le même territoire4. Si certains scientifiques et médecins5 ont penché pour l’existence d’un phénomène de vie après la mort, d’autres6 pensent que ces visions sont le fruit du manque d’oxygène dont souffre le cerveau au moment de l’arrêt cardiaque. Une chose est sûre cependant : aucun consensus scientifique n’existe sur ces EMI.

Et si après tout, l’élément capital à retenir de ces témoignages – peu importe le pourquoi du comment – n’était-il pas ces questions que ces personnes ont entendues lors de leur expérience ?

Ces questions qui  – de par leur pertinence et leur exigence de vérité -imposent un examen de conscience à tout un chacun. Peut-être que si nous nous les posions plus souvent, le monde serait davantage en paix avec lui-même. Ces questions, je vous invite à vous les poser aujourd’hui :

  • Comment avez-vous aimé ?
  • Qu’avez vous fait de votre vie ?
  • Avez vous assez aimé ?

1 Raymond Moody, « La vie après la vie », Robert Laffont, 1977

2 http://www.inrees.com/articles/Temoignages-de-personnes-revenues-de-la-mort/

3 Il est rapporté que rarement, des personnes ont expérimenté des EMI dites « négatives », c’est à dire effrayantes et angoissantes.

4 Par exemple le Dr Elisabeth Kübler-Ross est allée interroger un grand panel de personnes : des personnes aveugles, des personnes vivants parmi des peuples dits « primitifs », des personnes sourdes, des personnes africaines, des personnes asiatiques, des personnes eurasiennes etc. A lire dans son livre : « la mort est un nouveau soleil », 1988.

5 Dr. Jean-Jacques Charbonier, “Preuves scientifiques d’une vie après la vie”, éd. Exergue, 2008

6 http://www.atlantico.fr/decryptage/experiences-mort-imminente-plus-grosse-etude-jamais-menee-confirme-que-etat-conscience-continue-apres-arret-coeur-1796967.html

Emotion, mon amie …

Emotion, mon amie …

Longtemps considérées comme nous détournant de la raison ou devant être maîtrisées ou ignorées, les émotions ont aujourd’hui le statut de ressources, aussi naturelles et vitales que notre respiration.

Ces ressources émotionnelles sont au service de notre bien-être si nous savons les  identifier, les exprimer, les comprendre et les réguler.

Depuis plus de 20 ans de nombreuses études scientifiques s’intéressent aux émotions. Si des psychologues et neurologues ont mis en évidence que les émotions sont indispensables à notre survie et à notre adaptation,[i] d’autres chercheurs ont établi que les émotions peuvent conduire à des désordres psychologiques[ii]

Premier constat, nous sommes tous – hors pathologies spécifiques – « équipés » pour ressentir des émotions.  La peur, la joie, la tristesse, la colère, la surprise, le dégoût sont souvent considérées comme les émotions majeures.

Nos réseaux neuronaux sont « bâtis » pour nous faire éprouver ces émotions « naturelles ». Par exemple, nous n’apprenons pas à être joyeux, nous éprouvons cette émotion de joie, elle s’impose à nous ; ainsi, souvenez-vous du votre dernier fou rire ou de cette plaisante sensation de légèreté, de bien-être que vous avez éprouvés lors d’une soirée entre amis.

Deuxième constat, notre parcours de vie, notre éducation et notre contexte socio-culturel modulent ces dispositions initiales, cet « équipement de base ».

Si des émotions intenses se répètent et s’intensifient au fil des expériences de vie, des pistes neuronales se creusent et s’amplifient, ouvrant la voie à des trajets « réflexes », qui s’activent hors de notre contrôle, nous fonctionnons alors sur un mode automatique, submergés par les émotions et les subissant.

La conséquence de ces 2 faits scientifiquement prouvés est que nous pouvons moduler ces flux émotionnels par notre volonté et par un apprentissage. Nous pouvons développer nos compétences émotionnelles, afin d’être plus en harmonie avec nous-même et avec les autres.

C’est ce chemin que vous allez découvrir dès maintenant en commençant par identifier vos propres émotions.

Comment identifier vos émotions :

  • En premier lieu, ouvrez-vous aux émotions, accueillez-les, prenez le temps de les vivre dans votre corps comme dans vos pensées,
  • Puis, nommez vos émotions ; vous aurez recherché au préalable à étendre votre vocabulaire émotionnel[iii]
  • Enfin, décrivez vos émotions en repérant vos pensées, vos sensations physiologiques et vos désirs d’action.

Prenons ensemble un exemple :

Vous êtes à l’écoute d’une émission politique et vous ressentez progressivement de l’agitation intérieure, un malaise diffus, accueillez ces sensations, recevez-les avec attention.

Maintenant recherchez les mots qui correspondent le mieux à ce que vous vivez en ce moment : agacement, irritation, colère, mépris, dégoût, répugnance, stupéfaction, déception, tristesse…

Partez à la recherche de :

  • ce que vous pensez – ces politiques sont imbus d’eux-mêmes…
  • de ce que vous sentez dans votre corps – tensions musculaires dans votre dos, crispations de votre visage autour de la bouche …
  • de ce que vous avez envie de faire – prendre la parole, grommeler, vociférer, critiquer, couper le son et l’image…

Vous pouvez pendant 1 ou 2 semaines tenir ainsi un journal de bord de ces moments émotionnels importants pour vous.

Dans le prochain article, nous découvrirons comment exprimer nos émotions.

[i] Antonio Damasio, L’erreur de Descartes, Odile Jacob, Paris, 1994

[ii] Pierre Philippot, Emotion et psychothérapie, Mardaga, Belgique, 2007

[iii] Ilios Kotsou, Intelligence émotionnelle et management, De Boeck, Louvain, 2012, p 178

Comment contacter son enfant intérieur?

Comment contacter son enfant intérieur?

La notion d’enfant intérieur est apparue en psychologie dans les années 80. “Elle représente la mémoire du petit être que nous avons été avec ses joies et ses potentialités mais aussi ses blessures et ses entraves. Il est le gardien d’une vérité intérieure qui a été oubliée et qui a besoin d’être éclairée pour libérer et faire grandir des parties de soi.” Marie-France et Emmanuel Ballet de Coquereaumont (1)

Contacter l’enfant intérieur est une pratique que j’aime faire et proposer. C’est pour moi une façon très douce, d’entre autres réparer certaines blessures et éclaircir des incompréhensions de notre enfance. C’est pour moi aller contacter l’enfant que j’ai été et lui expliquer, en tant qu’adulte bienveillant, pourquoi certaines choses se sont produites de cette façon. Ce contact me permet ensuite de me sentir plus sereine, libre et valorisée.

Bénéfices de ce travail avec l’enfant intérieur:

  • Ressentir un sentiment d’unité
  • Avoir l’impression d’être libre et en sécurité
  • Avoir conscience de sa valeur
  • Aimer et se sentir aimé
  • Pardonner et accepter
  • Comprendre et libérer

Je vous propose donc de faire une méditation ensemble, pour aller le contacter.

Méditation: (piste audio)

Prenez un moment au calme. Fermez les yeux.

Inspirez, expirez… A chaque expiration, sentez votre corps se détendre un peu plus…

Focalisez votre attention sur votre coeur.

Imaginez que dans votre coeur, une porte s’ouvre et des escaliers apparaissent.

Descendez les escaliers à votre rythme….

Au bas de ces escaliers un enfant vous attend.

Observez son état, son physique, son âge,…

Entamez la conversation avec lui.

Demandez lui ce dont il a besoin, ce qui le préoccupe ou ce qu’il aimerait recevoir de vous.

Ecoutez sa réponse et acceptez ce qu’il a à dire sans jugement…

S’il a des questions, répondez-y.

S’il est craintif ou triste, rassurez-le et demandez-lui pardon pour votre absence.

S’il est joyeux, partagez sa joie…

Après cet échange, dites lui que vous l’aimez et que vous acceptez tout ce qu’il est.

Rassurez-le en disant que vous serez toujours là pour lui et qu’il peut faire appel à vous en cas de besoin.

Il est en sécurité et il est aimé….

Enfin, remerciez-le pour cet échange, et pour avoir mis en lumière ces informations dont vous n’aviez pas conscience.

Observez le. Comment est-il à présent?

Vous pouvez maintenant remonter les escaliers, à votre rythme.

Revenez petit à petit à vous, bougez vos orteils, vos pieds, vos mains…

Sentez votre conscience revenir dans chaque partie de votre corps.

Ouvrez maintenant les yeux…


J’espère que cette méditation aura pu vous aider! 🙂

Ci-dessous, des propositions d’ouvrages si vous souhaitez aller plus loin.

Livres et sources:

(1) Marie-France et Emmanuel Ballet de Coquereaumont http://www.coeurdenfant.fr/therapeutes.html

Ho’oponopono de Luc Bodin

Prendre soin de l’enfant intérieur de Thich Nhat Hanh

Renouez avec votre enfant intérieur de Margaret Paul

Guérir son enfant intérieur