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Mois : novembre 2016

Deux méditations guidées pour bien commencer et finir la journée

Deux méditations guidées pour bien commencer et finir la journée

Nous avions parlé des bénéficies de l’attention dans un précédant article. Aujourd’hui nous allons vous parler d’un sujet similaire : la méditation. De nombreuses études ont démontrés les bénéfices d’une pratique régulières : réduction du stress, gestion des émotions, etc. La pratique a aussi des effets sur le corps : il a été montré que la partie du cerveau chargé de la régulation des émotions, le cortex préfrontal, s’était développée. Elle a ussi un impact positif sur le système immunitaire. Jon Kabat Zhin est l’un des premiers scientifiques à s’être intéressé aux effets de la méditation, dite de pleine conscience. Suite à ses observations, il a conçu un programme en huit semaine de réduction de stress appelé MBSR. En France, Christophe André et Matthieu Ricard ont grandement contribué à la répandre la méditation et ont étudiés leurs effets.

La méditation est une pratique qui prend de multiples formes, que nous aurons l’occasion de développer. Les deux méditations proposées ci-dessous,  comprennent plusieurs exercices : visualisation, relaxation, concentration et gratitude. Elles proviennent de la chaîne Youtube “Courant Indigo” qui propose principalement des méditations guidées.

Méditation du matin :

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=FhSAp4iv3VQ]

Et la méditation du soir que j’apprécie tout particulièrement:

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=BWfo0mU-z9U]

Vous êtes invités à partager dans les commentaires vos ressentis suite à ces méditations et proposez celles que vous aimez bien.

Bonne séance !

Laurent

Engagez-vous à être !

Engagez-vous à être !

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Toute l’énergie que vous avez libérée grâce à l’acceptation, vous pouvez maintenant l’engager pour être et choisir vos valeurs.

Alors prenez les commandes d’emblée… Etablissez votre « to-be-list ».

Au service de nos vies chargées en activités et sollicitations multiples, les listes, sont à la fois un exercice et un outil dont vous connaissez les effets structurants, apaisants, rassurants. La liste de courses, la liste des personnes à contacter, « la liste de nos envies », la liste des choses à faire ou to-do-list … Ces listes vous sont familières.

Et si vous expérimentiez maintenant la to-be-list. La to-be-list (1) est une liste des qualités à être, une liste des adjectifs ou expressions qui vont décrire au plus près celle ou celui que vous avez décidé d’être.

Pour cette première expérience, commencez par choisir le domaine professionnel ou privé dans lequel vous souhaitez tester cette to-be-list, puis la personne ou le groupe de personnes auprès desquelles vous avez décidé d’être ainsi que votre to-be-list le décrit.

Ensuite donnez-vous le temps d’un moment d’auto-hypnose ou de pleine conscience. Ou bien visualisez-vous devant un miroir et regardez la personne que vous êtes sourire, ressentez en elle – en vous –  une force tranquille.

Et laissez venir les mots, accueillez-les en confiance. Vous pouvez établir maintenant votre to-be-list de 3 adjectifs.

Chaque jour de cette semaine, déterminez ces trois qualificatifs qui vont caractériser votre modalité d’être, amusez-vous à changer de contexte ou de « public ».

Cette pratique régulière a des effets sur notre détermination, sur notre force intérieure et sur notre bien-être car elle nous met en relation directe avec nos valeurs. Les valeurs représentent ce qui compte réellement pour nous, ce qui donne du sens à  notre existence.

 

Travailler à la définition et au repérage des valeurs, nous offre l’opportunité de la distance, d’un regard différent et d’un élargissement de conscience

Prendre le temps de réfléchir à ce qui crée une vie riche et profonde, constitue une prise de conscience différente permettant de nous éloigner de la lutte permanente contre nos émotions et pensées difficiles voire douloureuses. Il a été montré que le simple fait de réfléchir aux valeurs importantes pour soi diminue le taux de cortisol, l’hormone du stress (2).

 

Les valeurs sont des moteurs profonds, des renforçateurs positifs, le carburant pour déclencher et soutenir notre action.

Comme les points cardinaux sur la boussole structurent l’espace, les valeurs organisent et construisent notre vie (3).

Comme les points cardinaux indiquent une direction et non un lieu précis, les valeurs ne sont pas des buts à atteindre. Une valeur n’est jamais atteinte, ainsi si l’une de nos valeurs est la patience, nous trouverons toujours des actions à mener pour être encore plus patient.

Source de progrès et de satisfaction inépuisable, les valeurs entraînent un sentiment de cohérence, d’une plus grande richesse du vécu, d’une vie qui se déploie avec vitalité !

 

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Et si on se pardonnait maintenant?

Et si on se pardonnait maintenant?

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Pourquoi pardonner à ceux qui nous ont blessé? Pourquoi leur faire ce cadeau alors qu’ils sont fautifs?… Et si je vous disais qu’en réalité le pardon est un cadeau que nous nous faisons. D’abord à nous même, puis à ceux qui nous entourent!

La notion de pardon est souvent une corde sensible chez chacun de nous et peut être interprétée de nombreuses façons. Ici, je souhaite écarter toute idée de pardon lié à la religion, la culpabilité ou le déni de souffrance. Ce n’est pas oublier, nier, ou excuser la souffrance vécue, mais plutôt comprendre pourquoi et comment c’est arrivé. Le pardon tel que je souhaite l’aborder est plus une libération, un lâcher-prise, de toutes les émotions que nous avons gardées enfouies suite à une blessure passée. Pardonner, à soi ou aux autres, pour retrouver la paix intérieure. C’est faire le ménage pour se laisser la place d’accueillir le meilleur.

I/ Les étapes clés du pardon
II/ Le pardon pour une meilleure santé
III/ Ho’oponopono, un outil qui fait du bien
IV/ Exercice pratique

Les étapes clés du pardon

Chacun prendra le temps dont il a besoin lors de ce cheminement, durant lequel deux étapes sont clés:

  • L’empathie
    Notre part de responsabilité est de comprendre ce qui nous a blessé ou celui qui nous as blessé, ainsi que de reconnaître ses faiblesses et les nôtres. Halimata Fofana, auteur de “Mariama l’écorchée vive” et victime d’excision à 5 ans dit: “On ne se définit pas par sa souffrance. On est bien plus grand que ce que l’on a pu subir. Il faut aussi se mettre à la place de l’autre. Ma mère a fait avec ce qu’elle avait à ce moment là, et parfois on ne peut pas demander plus aux autres. C’est reconnaître leurs limites.”
  • L’acceptation
    En effet, “tout ce à quoi on résiste, persiste”: plus on se focalise sur notre problème, plus celui-ci prend de l’importance dans notre vie et plus nous lui donnons notre pouvoir. Ce qui nous maintient dans une position de victime (1). Être à l’écoute des différentes émotions qui nous traversent, de celles qui sont à l’origine de la souffrance, et les accepter, sans jugement, c’est s’en libérer.
“Je décide de mon chemin, en acceptant de changer de regard sur ce qui m’est arrivé à défaut de pouvoir changer l’événement en lui-même.”(1)

Le pardon pour une meilleure santé

Plusieurs études montrent que le pardon peut avoir des influences palpables sur le corps et la santé. Une d’elles a notamment montré que le pardon facilite la guérison ainsi que l’estime de soi. Au contraire, le ressentiment et la haine, augmentent l’anxiété et le désespoir (2). Selon le Dr Philippe Rodet, médecin urgentiste et coach en entreprise, le ressentiment favorise également les maux de tête, les lombalgies ou les troubles digestifs. (3)

Le pardon encourage également une meilleure santé cardiovasculaire: des volontaires ont été mis en situation à la suite d’une agression. Les premiers imaginaient leur vengeance suite aux douleurs subies, et les seconds étaient invités à pardonner en voyant l’agresseur comme un être humain avec ses difficultés. Les mesures physiologiques ont montré que les émotions négatives et le ressentiment étaient corrélés à une élévation du rythme cardiaque et de la pression artérielle, alors qu’en état d’empathie, les symptômes des mêmes personnes se sont abaissés (4).

 

Ho’oponopono, un outil qui fait du bien

Un des outils que j’utilise personnellement est Ho’oponopono. C’est une méthode inspirée des tribus hawaiennes qui l’utilisaient pour apaiser les conflits et apporter la réconciliation au sein de la communauté (5). Autour de 1976, Morrnah Nalamaku Simeona a modernisé cet outil de pardon mutuel pour l’adapter au monde moderne. Elle proposa qu’il se pratique également seul, sans la présence des différentes parties. En effet, ce travail fait pour soi permet de libérer les tensions et de percevoir l’autre différemment et donc d’agir différemment en sa présence.

Selon les principes de base de la philosophie:

  • Tout ce qui nous entoure est un reflet de ce qui se passe en nous-même
  • Notre réalité est influencée par nos pensées et notre perception
  • Une pensée juste et harmonieuse créera une réalité juste et harmonieuse
  • La paix commence avec moi

Exercice pratique

Cet exercice peut s’appliquer à tout: une personne, une situation, ou vous-même. Prenez un instant pour vous remémorer une situation blessante, visualisez le décor ou la personne et répétez:

Je suis désolée
Je te demande pardon
Je te remercie
Je t’aime

Répétez le autant de fois que nécessaire. Même si vous ne le ressentez pas vraiment au début, votre inconscient lui, entend le message. La quantité d’angles sous lesquels percevoir cet événement s’élargit, en prenant du recul, petit à petit, la sensation de légèreté s’installe en vous.
Cet exercice peut se faire au moment du coucher, en repensant à votre journée, ou au réveil pour se libérer des attentes possibles face à un événement à venir.

 

Comme abordé lors des articles précédents, nos émotions sont contagieuses et conditionnent nos actes, nos pensées et nos paroles. Cette influence est également vraie en sens inverse! Alors autant utiliser le pardon comme un outil de bien-être, mais aussi de diffusion de l’amour et la compassion autour de nous! 🙂

Sources:

L’Express: Peut-on tout pardonner? (1)

Psychologie positive (2)

Top Santé: Le pardon, ça soigne aussi (3)

Granting forgiveness or harboring grudges de C.V.O. Witvliet et al., in Psychological Science, 2001 (4)

Ho’oponopono (5)

Réussir ma vie: Peut-on tout pardonner?

Olivier Clerc: Le don du pardon

NY mag: Ce que nous savons sur le pardon

Représentations et mémorisations des nombres

Représentations et mémorisations des nombres

En se créant  des histoires à partir de suites de chiffres, il est possible de mémoriser durablement n’importe quel nombre (numéros de téléphone, digicodes, code de carte de paiement, etc.).

Suite de la série sur la représentation du savoir. Nous avons vu dans le précédent article qu’il existait plusieurs manières de se représenter le savoir et que chacune d’elle possédait ses forces et ses faiblesses. En guise d’illustration on va s’intéresser aux représentations des nombres et comment mieux les mémoriser.

Les nombres, dans l’usage courant servent à représenter la notion de quantité, d’ordre ou tout simplement d’identifiant (numéro de téléphone ou autre). Si le système indo-arabe (nombres de 0 à 9) s’est imposé par rapport à d’anciens systèmes comme les chiffres romains pour ses atouts (présence d’un zéro, système positionnel), nous devons convenir qu’il n’est pas très pratique pour la mémorisation. Alors comment faire ? Nous allons créer une représentation des nombres que notre cerveau arrive à retenir très facilement : les histoires.

Comment se créer une histoire à partir d’une suite de chiffres ? Il existe plein de méthodes différentes. L’une d’entre elles s’appelle le “Grand système” et a été inventée par Tony Buzan. Elle comporte trois étapes. Imaginons que vous vouliez retenir un digicode : 9538.

  1. Découper le nombre en groupe de deux chiffres: 95 et 38.
  2. Nous allons représenter ces deux nombres par un mot. Pour cela nous allons associer à chaque chiffre une consonne à l’aide du tableau ci-dessous et former un mot. Je vois que je peux associer le son [p] ou [b] au chiffre 9 et le son [l] ou [ye] au chiffre 5. Il faut donc trouver un mot qui comporte le son p (ou b) suivit du son l (ou ye). Pouvez vous en imaginer un ?
Chiffre 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Son z ou s d, t n m r l, y ch, j gue, ke f, v p,b

3. Imaginer une histoire reliant les mots représentant les nombres. Plus l’histoire est loufoque, étrange et fera intervenir de sens (visuel, auditif, toucher, etc.) plus elle sera mémorisable.

Ainsi, pour ce digicode, je m’imagine une poule (95) barbotant dans une mare (34) devant la porte de chez mon ami et je suis certain de me rappeler du code.

Quelques remarques :

  • Il n’est pas nécessaire d’apprendre toutes les associations de mots et d’images entre 0 et 99 à l’avance. Je me contente de chercher une association quand j’en ai besoin.
  • En revanche il est nécessaire d’apprendre le tableau ci-dessus. Quelques astuces : 0 commence par un z. Le “t” s’écrit avec 1 barre verticale. Le n possède 2 barres verticales. Cela vient avec la pratique, vous pouvez vous imprimer le tableau !
  • Si vous avez des nombres auxquels vous avez déjà associé du sens, vous pouvez les utiliser à la place du système syllabique. Par exemple, ayant effectué mes études dans l’Isère (38) j’imagine un fleuve, l’Isère plutôt qu’un nombre correspondant au système syllabique.

Exercices :

  • Retenir le numéro de téléphone de votre meilleur ami (ça sert toujours en cas de panne de téléphone).
  • Votre numéro de carte de paiement (attention aux achats compulsifs sur internet 🙂 )
  • Le digicode de l’un de vos amis.

Il existe de nombreuses autres méthodes. Le livre « Une mémoire infaillible » de Sébastien Martinez, champion de France de la mémoire détaille d’autres techniques que nous explorerons dans la suite de cette série d’articles. Par ailleurs, un groupe meetup “apprendre à apprendre” a été créé à Paris et consacré à ce genres d’approches.

Nous avons vu que représenter les nombres sous forme d’image et d’histoire permettait de les retenir bien plus facilement. On se rend évidemment  compte que d’essayer de multiplier  une “poule” par “maman” ne vous aidera pas à deviner le résultat de 33 * 95 : à chaque représentation son utilité.